C'est comme courir, ou nager. Chaque fois que j'y vais - une fois par an - ou deux - je me dis que ça y est, je tiens un truc. J'ai trouvé l'horaire qui va bien, et qui ira bien chaque semaine - et ça c'est bien plus compliqué que d'aligner les planètes par la simple force de la volonté croyez-moi - et que je me sens tellement bien après ( parce que pendant ... ) que ça vaut le coup de se bouger un peu .
Sauf que la semaine suivante il y a un truc, et celle d'après un autre . En vrai je crois que c'est juste parce que j'ai une flemme immense - et tout un tas d'autres envies bien plus faciles à satisfaire ( qui ne nécessitent pas de se changer/ se mouiller/ transpirer/ ressortir/ se doucher/ se rechanger ) ; et que les habitudes ne se changent pas en claquant des doigts. Surtout les mauvaises , comme par hasard, parce que bizarrement les bonnes, on les perd dès qu'on tourne le dos . Enfin moi je fais ça très bien.
Venir par ici, c'est pareil ( sauf que je n'ai pas besoin de prendre une douche après, ni de me changer). Je me dis que c'est trop bien, et que je devrais le faire plus souvent . Et puis j'oublie .
Et le temps passe, et j'y pense, et le temps passe encore.
Alors que tout de même, il y aurait de quoi dire ... et quand bien même, je sais très bien parler pour ne rien dire. La preuve.
Mais je vais exploser le score de 2017 ... un article par mois . Ca peut le faire non?
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01 mars 2018
08 mars 2017
les lasagnes qui n'en n'étaient pas
Pendant les vacances, il y a eu cet article d'Au Petit Bonheur .
Elle, c'est une fille hyper organisée qui ne perd pas une minute , elle a plein d'enfants, elle travaille et pourtant elle arrive à bloguer régulièrement. J'ai envie de dire qu'elle est un modèle, mais de ce que je sais d'elle, elle détesterait cette image. Disons plutôt qu'elle m'aide à mieux réfléchir .
Son article m'a d'abord complétement découragée parce qu'en vrai, et malgré les apparences, JE NE SUIS PAS ORGANISEE .
Définitivement.
Et Si l'idée d'être capable de tout anticiper, programmer, ordonner me séduit follement , en vrai elle me glace aussi tant ça ne me ressemble pas.
Certes, j'ai réussi, un temps à faire mille choses et le reste, quand les enfants étaient tout petits et que je n'avais pas vraiment besoin de mon cerveau pour les éduquer.
Je veux dire par là que les biberons, les jeux, les couches, la pâtisserie , les devoirs de CE2 et les cartes pokémons ça ne m'a pas demandé trop de concentration ni d'attention , seulement Cinq paires de bras certains jours et beaucoup d'énergie... En revanche, les questions d'orientation, de bac, de portable, de réseaux sociaux, d'influences et j'en passe qui se posent désormais requièrent moins de bras et plus d'attention et de réflexion - mais à l'époque je ne m'en rendais pas compte, je me prenais pour une héroïne. Que j'étais. Je ne reviendrai en arrière pour rien au monde , et je suis follement admirative des mamans de grande famille d'enfants en bas âge. -
Bref, il me semble que plus les enfants grandissent et plus j'ai de mal à m'organisertout maîtriser et j'ai toujours l'impression de courir après je ne sais quoi ma toute puissance. Ce dont j'ai besoin aujourd'hui, plus que de temps ou de bras supplémentaires c'est du cerveau disponible et en état de marche. Croyez-moi, les ados ça consomme de la cervelle de parents.
Cet article donc, me donnait à la fois des clés et des sueurs froides .
J' ai naturellement commencé par chounier sur mon sort, l'âge, le manque de temps , les gènes que je n'ai pas. Mais ça ne m' a menée à rien d' autre qu'au regret. Je me suis, finalement, botté le derrière et les neurones et j'ai décidé de centrer mes efforts de carême sur cette question d'organisation, de zéro minutes perdues et de temps de cerveau retrouvé pour débroussailler le chemin de ce blog qui compte tant pour moi et qui me manque tant.
Le résultat c'est que dans les cinq minutes du jour, j'ai décidé de poster cette recette de lasagnes qui n'en sont pas - sauf que là, il ne me reste déjà plus que quatre minutes - je suis laaaaarge !
Or donc, dans ma nouvelle , je devrais dire re-nouvelle organisation, j'ai re-décidé de re-faire mes menus et mes courses à l'avance.
Hier nous devions donc manger des lasagnes, sauf que je n'avais ni la viande, ni la sauce tomate, ni les oignons , ni le gruyère ( puisque je vous dis que je ne suis pas génétiquement programmée pour une organisation en béton ) .
Mais j'avais les pâtes .
Et aussi du lait de coco, et de la julienne de légumes, des noix de cajou et un oeuf.
J'ai donc bricolé une béchamel avec le lait de coco et l'oeuf , pendant que mes deux kilos de julienne de légume décongelaient dans une poêle avec de l'huile d'olive de l'ail et du gingembre.
J'ai réparti le tout dans mon plat : une couche de pâtes, une couche de légumes, une poignée de noix de cajou, de la béchamel , une couche de pâtes, une couche de légumes ... je continue ou bien vous avez compris?
J'ai enfourné le tout le temps de réviser un contrôle d'histoire, et tout le monde s'est régalé non sans s'être au préalable étonné : " Ben , elles sont drôles tes lasagnes maman !"
Voilà une recette improvisée et rapide de fonds de placard que je vous partage et que je referai.

Elle, c'est une fille hyper organisée qui ne perd pas une minute , elle a plein d'enfants, elle travaille et pourtant elle arrive à bloguer régulièrement. J'ai envie de dire qu'elle est un modèle, mais de ce que je sais d'elle, elle détesterait cette image. Disons plutôt qu'elle m'aide à mieux réfléchir .
Son article m'a d'abord complétement découragée parce qu'en vrai, et malgré les apparences, JE NE SUIS PAS ORGANISEE .
Définitivement.
Et Si l'idée d'être capable de tout anticiper, programmer, ordonner me séduit follement , en vrai elle me glace aussi tant ça ne me ressemble pas.
Certes, j'ai réussi, un temps à faire mille choses et le reste, quand les enfants étaient tout petits et que je n'avais pas vraiment besoin de mon cerveau pour les éduquer.
Je veux dire par là que les biberons, les jeux, les couches, la pâtisserie , les devoirs de CE2 et les cartes pokémons ça ne m'a pas demandé trop de concentration ni d'attention , seulement Cinq paires de bras certains jours et beaucoup d'énergie... En revanche, les questions d'orientation, de bac, de portable, de réseaux sociaux, d'influences et j'en passe qui se posent désormais requièrent moins de bras et plus d'attention et de réflexion - mais à l'époque je ne m'en rendais pas compte, je me prenais pour une héroïne. Que j'étais. Je ne reviendrai en arrière pour rien au monde , et je suis follement admirative des mamans de grande famille d'enfants en bas âge. -
Bref, il me semble que plus les enfants grandissent et plus j'ai de mal à m'organiser
Cet article donc, me donnait à la fois des clés et des sueurs froides .
J' ai naturellement commencé par chounier sur mon sort, l'âge, le manque de temps , les gènes que je n'ai pas. Mais ça ne m' a menée à rien d' autre qu'au regret. Je me suis, finalement, botté le derrière et les neurones et j'ai décidé de centrer mes efforts de carême sur cette question d'organisation, de zéro minutes perdues et de temps de cerveau retrouvé pour débroussailler le chemin de ce blog qui compte tant pour moi et qui me manque tant.
Le résultat c'est que dans les cinq minutes du jour, j'ai décidé de poster cette recette de lasagnes qui n'en sont pas - sauf que là, il ne me reste déjà plus que quatre minutes - je suis laaaaarge !
Or donc, dans ma nouvelle , je devrais dire re-nouvelle organisation, j'ai re-décidé de re-faire mes menus et mes courses à l'avance.
Hier nous devions donc manger des lasagnes, sauf que je n'avais ni la viande, ni la sauce tomate, ni les oignons , ni le gruyère ( puisque je vous dis que je ne suis pas génétiquement programmée pour une organisation en béton ) .
Mais j'avais les pâtes .
Et aussi du lait de coco, et de la julienne de légumes, des noix de cajou et un oeuf.
J'ai donc bricolé une béchamel avec le lait de coco et l'oeuf , pendant que mes deux kilos de julienne de légume décongelaient dans une poêle avec de l'huile d'olive de l'ail et du gingembre.
J'ai réparti le tout dans mon plat : une couche de pâtes, une couche de légumes, une poignée de noix de cajou, de la béchamel , une couche de pâtes, une couche de légumes ... je continue ou bien vous avez compris?
J'ai enfourné le tout le temps de réviser un contrôle d'histoire, et tout le monde s'est régalé non sans s'être au préalable étonné : " Ben , elles sont drôles tes lasagnes maman !"
Voilà une recette improvisée et rapide de fonds de placard que je vous partage et que je referai.

Oui, bon, je n'ai jamais dit que c'était appétissant .
Édit: Et à l'heure qu'il est je corrige cet article assise sur la marché de la maison en attendant que mes fils rentrent car je suis sortie faire les courses de la semaine sans mes clés .
Tout est sous contrôle .
Édit: Et à l'heure qu'il est je corrige cet article assise sur la marché de la maison en attendant que mes fils rentrent car je suis sortie faire les courses de la semaine sans mes clés .
Tout est sous contrôle .
12 mars 2016
Celui qui voulait travailler et celle qui avait la foi
Attention, post long, ennuyeux de prof qui râle et qui va me valoir un point rouge sur ma fiche pédagogique .
Depuis toute petite je sais que je veux devenir enseignante.
D'aussi loin que je me souvienne, je sais que je veux enseigner le français. C'est LA matière où on apprend comment est construit le langage, où on découvre que tout langage est le tissage d'une pensée, d'une idéologie, d'un univers. La maîtrise du langage écrit et oral, c'est pour moi la clé de la liberté.
Plus tard, j'ai cru comprendre la belle et ambitieuse mission de l'école : former des citoyens. De vrais citoyens, des gens cultivés, capables de penser par eux-mêmes, libres, et en mesure de comprendre le fonctionnement de leur société, d'avoir des idées pour la faire avancer et de voir plus loin que leur intérêt personnel, de prendre des décisions et de les assumer .
Et je trouvais ça formidable que chaque enfant puisse recevoir ce bagage même si sa famille ne lui proposait pas, et je voulais participer à cette aventure. Ce serait ma façon à moi d'être citoyenne.
Par ailleurs , dans ma famille j'avais appris à regarder les gens au-delà des apparences, je savais pouvoir compter sur ma capacité à toujours chercher à comprendre les chemins intérieurs de l'autre , et à valoriser chez lui tout ce qui pouvait l'être. Je pensais que je saurais regarder mes élèves avec bienveillance, et que je chercherais toujours à les faire progresser, ce serait ma façon à moi d'être chrétienne dans le monde , sans brandir l'étendard de Jésus-Christ.
Voilà , c'est , je crois ce que l'on nomme " une vocation".
Alors, y a 20 ans, quand j'ai commencé à travailler j'ai sauté , avec tous mes idéaux, dans le train de la réforme du français: les séquences, les méthodes déductives, tout ça. L'idée en gros c'était de conduire les élèves sur un chemin de découverte , de donner du sens à ce que nous faisions .
La grammaire, l'orthographe, ne sont que des outils, qui n'ont d'intérêt que si l'on s'en sert et qu'on sait à quoi ils servent. Observons les dans leur milieu naturel, les textes, utilisons-les nous comprendrons ensuite seulement comment ils fonctionnent.
D'aucuns criaient déjà au scandale, protestant qu'on "nivelait par le bas" , qu'on "enseignait au rabais".
Je ne me suis pas posé de questions .
J'ai décidé de trouver ça génial . Et exigeant.
De toutes façons à l'IUFM ( oui, en vrai, ça fait un peu plus de 2 ans ) on ne nous a jamais dit que ça pouvait être autrement.
Quand on a parlé d'hétérogénéité , j'ai décidé que c'était génial.
Quand on a parlé d'aide individualisée, j'ai décidé que c'était génial.
Quand on a parlé de classes pupitres, j'ai décidé que c'était génial.
Quand on a parlé d' IDD, j'ai décidé que c'était génial ...
Je ne continue pas la liste.
Je suis une bonne petite prof bien obéissante, qui décide de trouver génial tout ce que nous pondent les pontes - ils ont fait plus d'études que nous n'est-ce pas? Ils lisent des tas de rapports et utilisent des mots compliqués - Moi je n'ai que quelques années d'expérience, et surtout un public très particulier ( heu .... hétérogène ) . Et comme je suis plutôt positive, je lis les nouvelles directives, je trouve que sur le fonds elles ont le mérité d'être généreuses et ambitieuses, même si très idéalistes, je me trouve une collègue ou deux et ensemble, on fait de notre mieux pour appliquer les nouvelles directives.
Jusqu'à maintenant.
Parce que cette fois-ci j'ai du mal à suivre.
Je n'arrive pas à trouver quoique ce soit d'ambitieux et de généreux à cette nouvelle réforme.
Peut-être en partie parce que maintenant mes enfants sont concernés et que finalement l'égalité que je défends pour eux n'est pas la même que celle que je défends pour mes élèves.
Peut-être en partie aussi parce que je vieillis et que je peine à me remettre en question.
Tout cela est possible.
Pourtant, je suis convaincue qu'il faut enseigner autrement, qu'il faut chercher d'autres chemins pour rejoindre les jeunes auxquels nous nous adressons quelque soit leur niveau scolaire et quelque soit le milieu d'où ils viennent parce que la majorité d'entre eux s'ennuie au collège.
Je suis convaincue qu'il faut d'autres façons d'évaluer, parce que nous réduisons les enfants à une performance scolaire qui ne reflète pas leur personnalité et ne les prépare pas non plus à la "vraie vie d'aujourd'hui".
Je suis convaincue que nous devrions d'avantage encourager et valoriser pour développer la créativité et la confiance en soi nécessaire à toute réussite scolaire.
Mais je suis convaincue aussi que le chemin qu'on nous propose n'est pas le bon.
Pour que tout le monde ait accès à tout sans élitisme ni distinction , puisque c'est de ça dont il est question, il faut réduire ce tout à sa portion congrue de sorte à ce que nul ne soit frustré, ou bien proposer TOUTES les langues et TOUTES les options dans TOUS les collèges. Il me semble que notre ministre ait opté pour la première option.
Certes en baissant la hauteur de la barre à franchir, on permet à un plus grand nombre de sauter l'obstacle, mais on ne sait pas alors quel est le nombre de ceux qui avec plus d'entraînement auraient pu aller encore plus haut. C'est pourquoi je préfèrerais qu'on ne change pas l'objectif de la hauteur à atteindre, mais qu'on change de méthode pour aider chacun à s'en approcher le plus possible. Même si c'est plus long. Et plus coûteux . Mais non, la réforme du collège n'est pas une réforme économique.
Dans l'établissement de notre Collégien du moment, l'année prochaine, en 4ème, on doit commencer une LV2 , - espagnol ou espagnol - , et on PEUT choisir UN SEUL enseignement complémentaire. C'est écrit en gros.
On doit donc cocher celui qu'on fait déjà en cinquième si on en fait déjà un : latin OU Cham OU espagnol OU SS Rugdby OU SSBasket.
Il sera reconduit automatiquement.
On remarque au passage que la section européenne sera supprimée automatiquement.
Dans la liste suivante, il y a SSRugby ( sélection) OU SSbasket(sélection) OU latin ... mais si on a déjà coché en 1, on ne peut plus cocher en 2 .
Finalement,
TOUS les élèves de cet établissement peuvent apprendre l'espagnol.
TOUS les élèves de cet établissement peuvent apprendre le latin 2h par semaine en 4ème - sauf ceux qui font déjà de la musique ou du sport.
QUELQUES élèves de cet établissement ( ceux qui seront sélectionnés, 60 maxi ) pourront bénéficier d'un enseignement intensif de basket ou de rugby, mais pas de musique ni de latin.
QUELQUES élèves de cet établissement ( ceux qui sont venus pour cela) pourront bénéficier d'un aménagement d'emploi du temps pour pratiquer la musique au conservatoire , mais pas de sport ni de latin.
AUCUN élève de cet établissement ne peut apprendre l'Allemand.
AUCUN élève de cet établissement ne peut bénéficier d'un enseignement renforcé en langue.
Donc, dans cet établissement, on offre à chacun le choix d'UNE option.
"Un chacun", c'est ce que je dis à mes enfants quand il faut partager un paquet de gâteaux ou une tablette de chocolat .
"Un chacun", c'est ce dont il ne faut pas abuser parce que c'est un peu exceptionnel ou parce qu'il n'y en n'a pas assez pour tout le monde .
Il faut partager, on est bien d'accord, c'est une valeur importante à enseigner à nos enfants.
Mais a-t-on le droit de partager l'accès au savoir?
La connaissance diminue-t-elle si on la partage?
Si un enfant choisit de faire de la musique ET du sport ET du latin ET de l'anglais, je conçois que ça puisse avoir du mal à tenir dans son emploi du temps, et qu'il faille modérer son appétit , mais je ne vois pas en quoi son choix peut léser ses camarades. On est bien d'accord, madame la ministre, la réforme du collège n'est pas une réforme économique. Si de nombreux élèves veulent faire la même option, hé bien soit ils se tiennent tranquilles afin qu'on puisse travailler dans de bonnes conditions à nombreux, soit on trouve des heures supplémentaires. C'est simple . Et cher.
Cette réforme me met en colère, et plus encore elle me rend triste, parce qu'elle fait croire que les sections prétendument "élitistes" étaient réservées aux meilleurs élèves, choisis par les profs parmi les plus gentils et les plus performants. Mais c'est faux. Dans chaque collège où étaient proposées une section bilangue, européenne, musicale, sportive, scientifique, du latin, de l'allemand en première langue et que sais-je, chacun pouvait y prétendre. Et parfois, les demandes dépassaient les capacités d'accueil. Alors si on ne pouvait pas choisir d'augmenter les effectifs, il fallait choisir les élèves. Ca ça pouvait conduire à l'élitisme.
En obligeant chaque collège à faire des choix dans les enseignements proposés, on les oblige aussi à renoncer à la mixité qui découlait naturellement de la diversité des enseignements proposés, parce que ceux qui le pourront iront chercher leur bonheur ailleurs.
Ainsi , dans l'établissement du PingouinCollégien certains enfants sont scolarisés en France pour la première fois , d'autres sont en ULIS , d'autres encore pratiquent la musique depuis l'âge de 7 ans, il y en a aussi qui sont de grands sportifs , et beaucoup sont "juste normaux ". C'est notre collège de secteur, et la diversité des élèves qui le fréquentent fait justement à nos yeux sa force. Notre pingouinCollégien a la chance d'y retrouver des enfants qui sont très différents de lui, selon les enfants qu'il rencontre, il se sent chanceux ou malheureux, et il apprécie cette diversité. Il nous semble que là est vraiment l'école de la vie.
Oui mais, notre PingouinCollégien est aussi celui qui veut tout savoir, tout apprendre, tout découvrir . et il est prêt à pratiquer la musique en plus de ses heures d'école pour pouvoir découvrir des choses que nous ne lui apprendrons pas à la maison. Il rêve d'apprendre le latin et désire consacrer plus temps à apprendre l'anglais. Il aime apprendre et travailler, alors ce matin il est allé visiter un collège privé où on lui propose de l'anglais "plus", de l'espagnol , du latin et des EPI qui sont baptisés " challenges".
Il se déclare prêt à changer de nouveau d'établissement pour contenter sa soif de connaissances, au détriment de la diversité des rencontres qu'il fera, et nous accompagnerons ce désir s'il doit devenir son choix au détriment de nos convictions premières.
Voilà, moi qui suis une fervente disciple de l'école publique parce qu'elle garantit l'égalité des chances, et favorise la mixité sociale, moi qui ris quand on me déclare le niveau " meilleur " dans le privé que dans le public en faisant fi du sacro-saint "Niveau", je m'apprête une fois encore à changer mon fusil d'épaule pour l'un de mes Pingouins. Au motif cette fois, qu'il a le droit comme tout enfant de satisfaire à l'école sa curiosité intellectuelle. J'ai la chance de pouvoir le lui offrir. Ce n'est pas juste pour tous ceux qui n'auront pas cette échappatoire.
Je n'en suis pas fière.
Mesdames et messieurs les Grands Décideurs de l'école, je ne comprends pas votre réforme, et je la crains.
Où voulez-vous nous emmener?
Est-il question de proposer à tous seulement ce dont tous sont capables pour que personne ne sente lésé? C'est généreux de votre part, mais avez-vous pensé à la frustration de ceux dont l'appétit de connaissance était plus grand et que leurs familles ne pourront rassasier?
Voulez-vous simplement réduire les dépenses liées à l'éducation de nos enfants en réduisant les heures d'enseignement dispensé ? Je veux bien le comprendre, mais croyez-vous vraiment qu'on puisse apprendre et progresser sans y passer de temps, et que sans culture et sans savoir on puisse devenir un citoyen avisé et responsable ? A moins que vous n'ayez renoncé aux belles et grandes ambitions de l'école pour tous? Celles-là mêmes sur lesquelles vous m'avez interrogée avant de m'accorder le droit d'enseigner ... Ce n'est plus aussi important soudain?
S'agit-il de remédier à l'ennui des élèves pour les remotiver? Je suis partante, mais alors pourquoi leur proposer des cours de rien? Pourquoi ne pas simplement nous offrir des formations qui nous permettraient de changer notre pédagogie et notre approche des élèves? Je ne sais pas moi, donnez-nous la chance, à tous, d'apprendre comment fonctionne le cerveau d'un enfant, parlez-nous des intelligences multiples et de la manière de les mettre en valeur, donnez-nous des cours d'éducation positive. Enseignez-nous la coopération et je suis sûre que sans changer les dispositifs en place, nous saurons en tirer le parti nécessaire pour tirer chacun vers le haut. Ca ne vous coûtera pas plus cher que les (dé)formations inutiles auxquelles vous nous contraignez cette année.
Mesdames et Messieurs les Grands décideurs de l'école, quand je regarde la réforme que vous nous imposez, cette fois-ci, permettez moi de douter de vos intentions, avant de douter de ma vocation.
Votre infidèle et néanmoins dévouée serviteuse.
07 janvier 2015
Et maintenant ?
Ce jour-là, je me suis levée avec en tête, la promesse de l' article original, intelligent, drôle et bien écrit pour le soir. - Mes articles sont toujours drôles intelligents et bien écrits, tant qu'ils sont dans ma tête. - Peut être pour vous souhaiter une bonne année, ou pour parler de toutes les non résolutions que je ne manquerais de ne pas prendre en 2015.
Et puis j'avais commencé la journée en écoutant France Inter.
Depuis la veille, j'étais agacée par la polémique suscitée par la sortie du roman de Houellebec, Soumissions. J'aurais voulu qu'on parle moins de politique et plus de littérature, qu'on se rappelle Huysmans et qu'on oublie un peu Marine ...
Et puis mercrethon oblige, j'ai coupé la radio.
Si seulement j'avais su .
Ce n'est qu'en fin d'après midi que j'ai compris que l'impensable était arrivé.
Pas d'article ce soir là ni ceux qui suivirent.
Impossible.
Le lendemain j'aurais voulu raconter les collègues endeuillés, le silence en salle des profs, le discours bref mais percutant de notre chef qui nous encourageait à parler avec nos élèves et à les faire parler, les badges " je suis Charlie" au revers des vestes comme des sweats à capuche. J'aurais voulu raconter le silence dans l'escalier, le calme de mes élèves si turbulents habituellement, l'attention qu'ils ont portée à chacun de mes mots, leurs remarques sur ma tenue noire, l'engagement de F, musulmane qui a affirmé haut et clair que son Dieu a elle n'a jamais demandé de tuer, qui nous a demandé de le dire avec elle à la face du monde entier, l'émotion de A, athée qui a rappelé que quelque soit notre Dieu, nos origines, notre nationalité, nous sommes avant tout tous de la famille des Hommes, et que la tolérance et le respect devraient déterminer chacun de nos gestes.Volontairement j'aurais omis la voix discordante de B, et me serais concentrée sur le sourire de M, sur leur silence à tous, recueilli, pendant cette minute qu'ils ont jugée trop courte.
J'aurais voulu, mais jamais les mots que j'aurais pu écrire n'auraient su traduire ce que j'ai ressenti à ce moment là, ni la force de l'émotion qui m'a étreinte, ni la tristesse partagée et encore moins la fierté aussi de les savoir si curieux de comprendre et de les entendre si raisonnables, eux dont on dit trop souvent qu'ils sont à la marge.
Jamais mes mots n'auraient été à la hauteur, alors je me suis tue.
Je me suis tue et j'ai écouté sans fin les infos pour essayer de comprendre l'incompréhensible. J'ai lu aussi, tout ce que j'ai pu trouver pour essayer d'éclairer mon esprit obscurci par l'émotion. Et nous avons parlé, parlé sans fin, pour trier, pour comprendre, pour expliquer, pour refaire le monde aussi , un peu. Peut-être ai-je cru, aussi un peu, que tout cela allait finir par disparaître à force d'user le sujet.
Et il y a eu dimanche. Comme une parenthèse qui a fait taire les doutes.
Et il y a eu l'après dimanche, et le concert des voix discordantes qui rappellent à la réalité.
Et il y a eu dimanche. Comme une parenthèse qui a fait taire les doutes.
Et il y a eu l'après dimanche, et le concert des voix discordantes qui rappellent à la réalité.
Aujourd'hui, je ne sais plus si j'ai peur ou si j'espère. Je n'ai pas les mots pour dire à la fois mon inquiétude et mon espérance : ma crainte de trop bien comprendre à quel point nous enseignants avons un rôle à jouer dans "l'après", et puis mon enthousiasme et mon découragement face à l'ampleur de la tâche à accomplir. Heureusement, d'autres, plus intelligents, plus raisonnables et plus savants l'ont fait bien mieux que moi.
J'ai décidé de ne pas céder au découragement, ni à l'enthousiasme qui s'essouffle.
Je veux juste ne pas oublier.
Et transmettre ce qui ne peut s'enseigner, une certaine idée de la "ré-publique" et du " vivre ensemble". Promouvoir, par sa façon de vivre, la tolérance, la paix et le service des autres, cela doit bien être possible non?
Je veux juste ne pas oublier.
Et transmettre ce qui ne peut s'enseigner, une certaine idée de la "ré-publique" et du " vivre ensemble". Promouvoir, par sa façon de vivre, la tolérance, la paix et le service des autres, cela doit bien être possible non?
C'est pourquoi j'ai décidé de ne plus négliger cette chance incroyable que j'ai de pouvoir m'informer librement, pour comprendre le monde qui m'entoure, exercer mon esprit critique et ma bienveillance. Je ne lirai plus la presse en diagonale, mais je prendrai le temps, celui de lire, et celui de réfléchir, pour pouvoir parler avec ceux qui me sont confiés et que ma parole soit juste.
Je chercherai plus encore, chaque fois que cela sera nécessaire, les gestes et les mots qui iront dans le sens de la paix plutôt que du conflit pour leur montrer combien il est plus doux de vivre en paix .
Et maintenant?
Eduquer pour apprendre à penser.
PS : Vous comprenez rien à mon charabia? Moi non plus Allez lire chez Marie, elle est dans ma tête je pense. En tous cas, dans la sienne, les choses sont bien mieux rangées, et bien plus claires sur sa page.
PPS: Marie, c'est ma soeur.
Je chercherai plus encore, chaque fois que cela sera nécessaire, les gestes et les mots qui iront dans le sens de la paix plutôt que du conflit pour leur montrer combien il est plus doux de vivre en paix .
Et maintenant?
Eduquer pour apprendre à penser.
Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom
Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom
Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom
Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom
Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom
Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom
Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom
Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.
Paul Eluard, Au rendez-vous allemand, 1945, Les Editions de Minuit
PS : Vous comprenez rien à mon charabia?
PPS: Marie, c'est ma soeur.
15 avril 2013
Le jeu du printemps
Qui me connaît ne sera pas étonné de voir que j'ai volé l'idée et puis n'en n'ai fait qu'à ma tête et à ma sauce - Moi ? La Vraie Mère du collégien ? -
Voici donc le printemps sauce pingouin
Ca c'était il y a un mois ...
En même temps en fouillant dans mes archives, j'ai trouvé un truc intéressant daté de mars 2006
Comme qui dirait que ce n'était pas la première fois.
En même temps c'est pas comme si on n'habitait pas sur la banquise ...
Les autres années, si je regarde aux environs du 20 mars, je trouve d'autres choses intéressantes, par exemple, ça :
Ah , tiens ... A l'époque on l'appelait le Grand, mais c'était déjà une ébauche de Collégien ... Ben j'aurais pas cru que ça durait depuis si longtemps !
Et aussi, presque chaque année, quelques jours plus tôt , il est question de lambris, de peinture, de plombier et compagnie : les chambres, la lingerie, la chambre du grenier, la salle de bains, re-la lingerie,la cuisine ...
Cycliques les pingouins ????
le blog finalement a ceci de bon qu'il permet, pour peu qu'on se replonge dans les archives, de constater que tout n'est finalement qu'un éternel recommencement ...
De mon temps, Avant ...
Ben c'était pareil ma Bonne Dame !
Mais revenons à notre printemps :
Hier sur la banquise comme partout, on a profité du soleil, il faisait 26 au jardin, et tu sais quoi Alphonsine, je n'ai pas eu trop chaud ;-)
Au programme, gratouillage de plates-bandes, histoire de débarbouiller un peu le jardin et de lui donner un air un peu plus pimpant. Ballade à vélo, et apéro au jardin.
Et pas d'école lundi matin pour gâcher la fête.
Le Bonheur !
Bon l'année dernière le 12 avril, le Jardin, c'était ça :
Ok, on était un peu plus avancés ...
Ah, l'honnêteté m'oblige à préciser que j'ai retrouvé ces photos prisonnières de mon APN hier ..
Oui, j'avais perdu le cordon de la bête ...
Etonnant non?
C'est un autre thème récurrent sur la banquise, les problèmes d'APN .
06 février 2013
Quand la courgette a des cheveux blancs !
Hier soir j'avais décidé décrire un article.
Toute la journée j'avais pensé que j'allais écrire un truc génial, un article qui allait déchirer sa mémé et me rendre célèbre dans toute la terre entière. J'ai même failli être fière de moi par anticipation. Au cas où. D'ailleurs, j'avais au moins dix sujets différents chacun s'écrivant dans ma tête au fur et à mesure de la journée. Et puis, quand j'ai enfin eu la possibilité de poser mon auguste séant derrière mon ordi pour concrétiser ma future carrière de grand écrivain. Pfft, tout s'était envolé! Je ne savais même plus quel jour on était.
Ca m'arrive tout le temps ce genre de truc.
Toute la journée, mon cerveau tordu écrit des articles intelligents, drôles et bien tournés, coud de nouveaux vêtements, invente des séquences pédagogiques géniales, repasse, range, s'organise ... Et puis, quand je lui demande un coup de main pour passer au concret. Pfft, plus personne. La Courgette s'amène avec sa goule enfarinée : " Ben je sais plus quel jour on est*, c'est de quel côté l'envers du tissu? Luc, on l'habille en deux ans ou en trois? Je commence par la lettre ou le roman? On devait parler de quoi déjà ? "
Velléitaire ?
Débordée?
Peu importe, mon arrogance tient chacun de ces termes en égale mésestime.
Du coup, comme j'avais un peu de temps - la flemme de bosser surtout - j'ai glandouillé, je suis retournée sur mes pas, en quête d'un improbable accès de génie recyclable. J'ai farfouillé dans les archives du blog, et j''ai passé ma soirée à relire de vieux trucs et à me morfondre sur ma gloire passée de quand je n'avais pas encore de cheveux blancs (7 ans de blog quand même!) En fait de génie recyclable, je n'ai trouvé que des motifs d'autoflagellation. C'est malin ! Le coup de la date, ça m'avait fichu un coup; mais là j'étais carrément au bord du gouffre !
C'est dingue, AVANT - avant quoi d'abord? - j'arrivais à écrire presque tous les trois jours, des trucs que finalement avec le recul je ne trouve pas si mal que ça - t'as vu Véro les progrès que je fais ? Je vieillis? tu crois? C'est un coup des cheveux blancs - et je m'occupais des enfants, c'est dingue tous les trucs qu'on faisait quand même . J'arrivais à vivre et à me raconter vivre. un truc de Ouf . Et pourtant je ne faisais rien qu'à me plaindre parce que j'étais nulle , molle du bulbe et des genoux.
Ah, si j'avais su! J'aurais un peu moins chouiné par respect pour l'épave que j'allais devenir à 40 ans- avec mes cheveux blancs-.
D'accord, d'accord, je reconnais qu'il n'y avait pas autant de conduites - Heu, Maman Pingouin, le Papa des pingouins en fait plus de la moitié, tu en as bien conscience? - pas autant de devoirs - Heu, Maman Pingouin, tu as décidé que tes enfants devaient être autonomes dans ce domaine , tu te rappelles pas? - pas autant de repas à préparer, ni de lessives à trier/laver/étendre/repasser/plier/ranger - Tais-toi Jiminy Cricket, là c'est vraiment moi qui me tape tout le boulot ! Oui, il y a les paniers à trier , c'est vrai. Mais j'ai pas de sèche linge je te signale, (mauvaise foi) et puis les babygros et les petits chaussons, ça prenait moins de place - et ça sentait moins fort - que le 38 et le 43 !
Mais d'un autre côté, quand ils étaient petits, il fallait faire tout un tas de trucs dont je n'entends plus parler aujourd'hui : les réveils nocturnes ( enfin, si, ça, ça continue, mais plus besoin de se lever, faut juste arrêter le tracassin et se rendormir ), les bains, les couches (11 ans de couches tout de même) , les biberons, les siestes, les horaires stricts ( maintenant les horaires sont serrés, nuance ! ), les colères (oui, bon ils ne se roulent plus par terre ), les caprices pour ceci ou cela ( maintenant ils se servent tout seuls ) . Tout ça ne me manque pas du tout . Et devrait me faire gagner du temps de cerveau disponible. En principe. Mais on le sait, les principes ne sont que des principes justement ...
Alors, oui, en principe je devrais avoir plus de temps pour venir causer ici, mais en vrai, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Je traînasse, je flemme, je procrastine et je range mon manque de courage dans un coin de mon cerveau en l'appelant fatigue ou manque d'inspiration parce que ça fait plus joli.
Puis je relis mes anciens textes pour me donner des idées. Et alors, la seule qui me vienne à l'esprit, c'est ce constat amer qu'on oublie vite. Si vite. Alors que c'est vraiment sympa ce mélange de textes et de photos de notre vie d'avant. Il y a aussi que la relecture donne des clefs parfois pour comprendre ou relativiser aujourd'hui.
Et ça, c'est hyper important la relecture. Pour ne pas oublier. Et pour comprendre. Et pour relativiser. Parce qu'avec les zados, relativiser, c'est une condition de survie. Je veux dire.
Alors je décide que je vais être plus assidue, parce que la mémoire du foyer c'est en grande partie ici qu'elle s'écrit. Pourtant, il n'est plus question d'étaler la vie des Zados, ça leur appartient. Finis leurs bons mots, finies les anecdotes les concernant, finie la poésie des mots d'enfants. Il faudra trouver d'autres détours pour consigner et se souvenir, d'autres mots pour les regarder grandir.
*Depuis mardi dernier j'ai TROIS cheveux blancs, Alzheimer? Vous croyez?
*Depuis mardi dernier j'ai TROIS cheveux blancs, Alzheimer? Vous croyez?
26 janvier 2013
Alors c'est ça? Faire son samedi**.
Mon Dieu, où cours-je et dans quel état j'erre?
Me suis-je philosophiquement interrogée ce samedi matin.
( En vrai j'ai plutôt dit : mekeskejfoula *%#~*# !!!!! )
Là , c'est à dire sur le parking de lecl**, à 8h par moins cinq degrés.
Le parking est désert et il fait encore noir.
Fugacement, j'imagine une petite grand mère toute courbée, elle reçoit ses enfant dans quinze jours, alors ce matin elle vient au magasin. AVANT l'ouverture, pour être sûre qu'il lui en restera encore.
Ca me déprime.
De toutes façons, si ça continue, dans cinq minutes je serai congelée et on me retrouvera au siècle prochain. Intacte peut-être. Qui sait?
Du moins aurais-je évité la case grand-mère-qui -fait -l'ouverture- du- magasin.
N'empêche, c'est incroyable, à 8h15, on est déjà trois autos sur le parking !!!
Et d'autres arrivent. Au total, une dizaine de moteurs tournent, la radio à fond et cigarette au bec.
La vache. Comme pause solitaire du samedi matin, on a déjà vu mieux !
La semaine prochaine, je ne procrastine pas et je fais mes courses vendredi aprés mes cours.
Comme ça samedi matin je rentre direct me coucher aprés avoir déposé le Collégien à huit heures.
Oui mais le vendredi à 15h30, faut se grouiller pour boucler avant 16h30, y a plein de monde et les rayons ne sont pas encore tous bien achalandés.
Quand même, ma vie est une jungle parfois!
Non?
8h29... Les moteurs se coupent. Ils sortent tous de leur auto pour attendre devant la porte. Qui sera le premier?
FInalement c est une expérience anthropologiquement intéressante ...
Vraiment, faut pas mourir sans avoir vécu ça au moins une fois!
Me suis-je philosophiquement interrogée ce samedi matin.
( En vrai j'ai plutôt dit : mekeskejfoula *%#~*# !!!!! )
Là , c'est à dire sur le parking de lecl**, à 8h par moins cinq degrés.
Le parking est désert et il fait encore noir.
Fugacement, j'imagine une petite grand mère toute courbée, elle reçoit ses enfant dans quinze jours, alors ce matin elle vient au magasin. AVANT l'ouverture, pour être sûre qu'il lui en restera encore.
Ca me déprime.
De toutes façons, si ça continue, dans cinq minutes je serai congelée et on me retrouvera au siècle prochain. Intacte peut-être. Qui sait?
Du moins aurais-je évité la case grand-mère-qui -fait -l'ouverture- du- magasin.
N'empêche, c'est incroyable, à 8h15, on est déjà trois autos sur le parking !!!
Et d'autres arrivent. Au total, une dizaine de moteurs tournent, la radio à fond et cigarette au bec.
La vache. Comme pause solitaire du samedi matin, on a déjà vu mieux !
La semaine prochaine, je ne procrastine pas et je fais mes courses vendredi aprés mes cours.
Comme ça samedi matin je rentre direct me coucher aprés avoir déposé le Collégien à huit heures.
Oui mais le vendredi à 15h30, faut se grouiller pour boucler avant 16h30, y a plein de monde et les rayons ne sont pas encore tous bien achalandés.
Quand même, ma vie est une jungle parfois!
Non?
8h29... Les moteurs se coupent. Ils sortent tous de leur auto pour attendre devant la porte. Qui sera le premier?
FInalement c est une expérience anthropologiquement intéressante ...
Vraiment, faut pas mourir sans avoir vécu ça au moins une fois!
Edit de 22h30: après relecture et correction des coquilles ... faut pas écrire avec les doigts gelés.
Finalement, j'envisage de recommencer l'expérience. D'abord parce qu'en fait, sortir à 9H30 et trouver le parking plein, les casiers à chariots vides et la neige partout, voir les gens arriver et poireauter dix minutes pour avoir la place la plus près possible de l'entrée, leur souhaiter bien le bonjour en insistant sur le fait que " ah, ben, bon courage, parce qu'il y a du monde ce matin, moi j'ai fini, je rentre ! " eh bien c'est juste le bonheur - et c'est pas charitable, je sais, mais qui a dit que j'étais charitable ? -
Je recommencerai l'expérience aussi parce que c'est important, tout de même de savoir comment vit le français du samedi matin, celui qui fait l'ouverture du magasin en famille et que vous retrouvez à chaque rayon en train de potasser les pubs* pour n'acheter que les bonnes affaires, quitte à remplir le chariot de bouteilles de jus d'orange et de céréales pour enfants. Essentiel aussi de faire la connaissance de Madame la Comtesse O'bléro, flanquée de ses fils Jean-Dylan et Bob-Mathieu tandis que Marie-Kimberley la petite dernière se pend à la main de son cher et tendre, le Pauvre Sergio. A chaque détour de rayon, elle houspille ses enfants,son mari, son chien, récrimine sur les prix, la qualité, la neige, les gens, le service et conclut en disant que là c'est tout elle en a trop sa claque, faut plus lui parler de rien pour le Week-end, de toutes façons elle rentre et elle ressortira plus.
Remarque, elle a raison, faut se lever tôt pour profiter plus longtemps de n'avoir rien à faire.
* En vrai, ce détail est rigolo. La première fois. Parcequ' au dixième couple qui fait ça, on commence à se dire que la crise tout de même, ça touche du monde. Et on a froid dans le dos.
** expression bien d'chez nous qui veut dire en vrai " faire son ménache", laver ch'baraque quoi .
07 avril 2011
Une seule solution ...
Ou pas de solution du tout ...
Affaire à suivre.
Pour faire court , et peu banal finalement .
L'inspection académique a annoncé en début de semaine la fermeture d'une classe de notre petite école de village.
Comme les "deuzan" inscrits ne comptent pas dans les statistiques , il manque une dizaine d'élèves ... Ce qui fait la force de cette école, en autres, ce sont ces deux classes à petits effectifs, le CP et le CE1, qui font que quelque soit leur niveau, tous les enfants de cette école savent lire à la fin du CE1.
Par ailleurs, on supprime une classe en septembre , cela veut dire qu'à plus ou moins court terme, il ne sera plus possible d'accueillir de nouveaux enfants venant des communes avoisinantes. Plus possible non plus d'accueillir les enfants différents, comme J. ou M. qui viennent avec leur AVS, et qui trouvent leur place parce que les maîtresses savent leur donner le temps dont ils ont besoin. Alors dans un an ou deux c'est une autre classe que l'on fermera, et puis une autre ... Si on ferme l'école de Bellaing, on tue le village.
Et pourtant, les enfants sont plus de trente par classe en maternelle .
Alors pourquoi?
Physiquement, il y a bien deux écoles distantes de près d'un kilomètre, mais voilà, administrativement, c'est une seule école, les enfants sont donc comptés globalement. Et ils ne sont pas assez . A une dizaine près.
On ne peut pas tout comprendre, certes, la logique comptable nous échappe aussi un peu sans doute. La messe est dite aussi et notre indignation ne changera pas grand chose, ça se peut. N'empêche, derrière les chiffres et les statistiques, il y a ces six femmes qui donnent le meilleur d'elles-mêmes pour nos enfants, qui leur offrent une instruction de qualité et qui peuvent faire progresser chacun à son rythme. Comment feront-elles avec cinq ou six élèves de plus dans chaque classe? Laquelle, va devoir partir?
Protester contre cette fermeture, c'est aussi parler de tout ce que les chiffres ne montrent pas.
C'est pour cela que ce matin, les parents grands-parents, nounous, taties et autres villageois étaient venus bloquer l'école et chanter avec les enfants " touche pas mon école, touche pas mon CP, touche pas ma maîtresse".
10 décembre 2010
Les cadeaux, Père-Noel et Moi
Qui s'est déjà un peu baladé par ici, n'est pas sans savoir que le père-Noel, et moi, on ne fait pas exactement bon ménage, c'est le moins qu'on puisse dire.
Il va sans dire que par les temps qui courent, ma position n'est pas socialement correcte, ni très confortable. J'ai toujours peur de faire des gaffes et de vendre la mèche aux autres mamans. Parce que si d'aventure ça m'arrive, après j'ai leurs enfants sur le dos.
"M'enfin, qu'est-ce qui t'a pris de dire à Môman que le Père-Noel yexiste pô? Elle va me faire une dépression maintenant, et pis elle me fait plus confiance, elle fait rien qu'à dire que si je lui ai menti sur ça alors je peux bien y mentir sur tout ! Et qu'est-ce que je vais devenir moi si ma mère elle me croit plus? toussa, toussa."
On l'aura compris, c'est quand même un peu la mégacrotte de pas croire au Père-Noêl .
Même parfois c'est risqué. Une fois, il y a une maman qui m'a dit que si un jour quelqu'un dit à son fils que le Père-Noel n'existe pas, elle serait cap de lui crever les yeux. Didonc. Ca m'a flanqué la frousse, rapport que si moi je n'y crois pas , ben mes enfants non plus.
Et si moi je peux pas tenir ma langue, ben mes enfants non plus.
- Faut dire que là, entre les cadeaux à emballer à l'école et les préparatifs du marché de Noel, les occasions se multiplient, et moi faut pas tro me tenter de parler. Hein. Pas trop trop. Pas du tout même.
Au bout de deux jour de Père-Noel par ci, Père-Noel par là, voilà -t-i pas que ça a commencé à me démanger. Fallait que je le dise. J'ai essayé de me retenir pour pas leur faire de peine, mais j'ai pas pu. Il a fallut que j'ouvre mon grand bec et que le leur dise la vérité.
Chez Pingouin, y pas de Père Noel. J'ai raconté les cadeaux faits maison, le piano qui se pare jour après jours des paquets emballés, les enfants qui n'y touchent pas, le tirage au sort. Tout quoi.
Faut bien dire que j'ai pas exactement fait l'unanimité. Mais au moins, personne m'a jeté de pierres.-) Je crois que certaines pensent que je suis une sorte d'extra terrestre. Et toutes sont convaincues que je suis une mère parfaitement indigne de priver mes enfants de cette magie .
Or donc, si moi je peux pas fermer mon grand bec, comment mes pingouins y arriveraient-ils? Ils vont tous finir les yeux crevés, c'est certain. Vaudrait peut-être mieux pour eux que je les retire de l'école quelque temps, c'est plus sûr Non?
Ou pas.
Par exemple, hier, les enfants de la classe du Moyen ( CE1) ont présenté dans une jolie expo, les résultats de leur enquête auprès de leurs grands parents : " C'était comment Noël quand tu étais petit? ". Beaucoup de grands-parents s'étaient donné la peine de répondre par courrier, ou par mail ;-) à leurs petiots et, bizarrement, ils sont assez nombreux à faire mention des cadeaux achetés et cachés par les parents, ou de simples coquilles, si les revenus ne permettaient pas de faire mieux. Il était précisé que les lettres avaient été lues en classe. Et là, moi je dis que la maîtresse, elle n'a pas froid aux yeux. ( Mouarf)
Ou pas.
Parce que qu'est-ce qu'ils en pensent les pingouins? Ben , que c'est normal que le Père-Noel il allait pas chez grand-papa, il existait pas encore à ce temps là ;-)))
Ou que" Tiens le Père-Noël il a déjà apporté ses cadeaux? " - Jolie sortie de Monsieur Dernier en découvrant ce soir les paquets posés sur le piano .
Moi je dis que
1. Ils peuvent aller à l'école tranquilles encore quelque temps.
2. Pas besoin de leur raconter n'importe quoi , les enfants le savent bien qu'en vrai le Père-Noel existe ;-)
Libellés :
bavardages de pingouineaux,
pensées de pingouinelle
14 octobre 2010
Ne pas oublier de dire merci , la suite ...
Nan, mais des fois je me filerais des baffes, je vous jure ... dimanche quand j'ai fait ma liste des mercis , ben j'avais pensé un truc hyper subtil genre super bobonne qui se la pète un peu mais pas trop avec ses choupis pingouins, de celles qui sont fières juste comme il faut et qui savent où placer leur fierté , et rendre à César ce qui est à César et à Dieu ... .
J'aurais dit : "Mais le plus grand merci qu'on puisse dire, c'est à Dieu qu'on l'adresse pour les plus belles fleurs de notre jardin." Et je vous aurais mis cette magnifique photo, pas du tout surexposée, juste histoire de souligner trèèèèès discrètement mon propos.
C'est pas gniangnian pour deux sous, hein et ça fait avancer à mort le schmilbilk ?
D'ailleurs c'est bien le but d'un blog non de faire avancer le schmilblick?
11 octobre 2010
Penser à dire Merci
J'ai toujours aimé les listes, autant que je les maltraite. Je passe ma vie à faire des listes de choses à faire, à changer, à acheter, à offrir, à ne pas oublier. Je fais régulièrement la Liste de choses que j'aimerais faire si , celle des gens que je dois appeler et celle de ceux que je n'ai pas appelés. Je liste sur le premier papier qui me tombe sous la main et que je jette ensuite, importunée par cette boule de chiffon griffonné qui encombre ma poche , je liste sur des carnets que j'égare aussi vite que je les remplis de rêves et de projets qui ne verront jamais le jour, je liste sur des post-it que j'oublie au bord de mon caddie, je liste sur un coin de cahier de textes et puis je tourne la page.
Et quand par hasard je relis une vieille liste, je redécouvre avec horreur tout ce que j'ai oublié de faire, une foule de détails qui disent que le temps passe et ne se rattrape pas, que ce qui n'a pas été fait à temps ne le sera jamais.
Il en est une toutefois qu'il faudrait ne jamais perdre pour pouvoir se retourner un jour sur sa vie et se dire que finalement ce n'était pas si mal, une qui ferait chaud au coeur si on la regardait au creux de l'hiver, une , un peu magique, qui détiendrait le secret du bonheur. Celle qui dirait les mercis de chaque jour.
C'est sur celle-ci que je veux écrire le beau soleil de ces jours-ci , pour me souvenir quand je pesterai contre la pluie et le froid , et que je râlerai contre cet hiver qui n'en finit pas et ce temps de ch'ti, parce que ma mauvaise foi m'aura fait oublier que le 10 octobre, on a joué au jardin en chemise, que le chauffage ne s'est pas mis en route, et que cet après-midi, j'ai planté les cent bulbes qui fleuriront notre jardin à Paques ( ou pas parce que je n'ai pas arrosée, certaine que je suis que la pluie n'est pas loin ;-)
06 septembre 2010
Sans doute

Il y avait le soleil, pour la dernière fois sans doute,
Il y avait ce pique-nique un eu improvisé avec les cousins,
Il y avait Marie qui avait pensé à l'anniversaire de Monsieur Dernier,
Il y avait la Princesse aux champignons qui en oublié de manger,
il y avait tous ces cailloux à jeter à la mère à Goriaux (mais c'est qui Goriaux? )
Il y avait Samulem qui s'étonnait que le terril ne le rappelle pas, et Côme qui a vu la mer ( on dit DE goriaux)
Il y avait cette surprise toujours de découvrir que finalement le Nord parfois c'est beau aussi.
Et tout à la fin du week-end, une fois les cartables prêts à reprendre du service, il y a eu la certitude que demain sera le premier d'une longue série de jours "plus à la maison", la certitude encore que ces trois ans n'ont pas été perdus mais offerts et savourés , la certitude qu'ils ont été trop courts et celle encore plus poignante que dix de plus ne m'auraient pas suffi pour aller au bout de mes rêves et de mes envies, pas plus qu'ils n'auraient suffi à faire de moi la maman que j'aurais rêvé d'être si ...
Alors soudain , et pour la première fois depuis que ma décision a été prise, j'ai vu les copies à corriger le dimanche, les cours à terminer dans l'urgence, le linge accumulé dans le panier, les kilomètres à parcourir , les devoirs à terminer et la musique à travailler . Et j'ai douté .
Et puis ce matin j'ai trouvé mes élèves pourtant tout neufs comme si je les avais quittés hier, les mots me sont venus et avec eux le sentiment d'être à ma place.
25 juin 2010
J'ai le neurone qui se révolte
Bon , on est le 24 ... je m'aprétais à vous conter mes périgrinations procratinesques du jour afin que vous esbaudissiez sur l'immense imagination dont je suis capable de faire preuve quand il s'agit de remettre à plus tard la confrontation avec la réalité. A savoir la rentrée prochaine...
Mais voilà qu'ayant épuisé tout mon stock de ménage, linge balayage de la cour, emballage et étiquetage de lots de tombola, confitures et autres courses , je me donne du courage en faisant un tour chez Caro , et je découvre , au détour des coms une information qui me glace. ( clic, clic pour savoir)
Nan là je procrastine plus, je suis juste atterrée. Ma mutation et mes états d'âme du jour peuvent attendre, ça non !
J'ai découvert Zoe Shepard par son blog , le seul que nous lisions à deux avec le pingouin en chef : Un portrait caustique ses dysfonctionnements de la collectivité dans laquelle elle bosse. Certaines figures universitelles nous faisaient bien marrer ( ben ouais, face à la bêtise parfois vaut mieux se marrer que pleurer son impuissance, en tout cas, c'est le parti pris de Zoe Shepard, et c'est ce qui nous a plu ). De son blog elle a tiré un livre. Dont on parle ici, et là.
Il me semblait pourtant que la liberté d'expression faisait partie des droits de l'homme... On nous aurait menti ?????
Je suis pas assez calée pour m'aventurer dans un débat sur le sujet, juste je suis atterrée par ce nouveau coup de canif dans le contrat . Et par l'indifférence dans laquelle l'affaire va se jouer si on ne fait pas un minimum de bruit autour. Combien de temps cette nouvelle va-t-elle rester "brute" , à savoir non vérifiée, alors que la demoiselle elle-même vient de m'en donner confirmation ?
Bref, lisez, faites lire et indignez-vous à voix haute.
Et moi alors dans tout ça?
Pas si mauvaise nouvelle : Je suis à "disposition du recteur" , mwarfffff ! pour faire des remplacements pas loin de chez moi et rattachée à mon ancien collège. Je ne pouvais franchement pas prétendre à mieux ...
03 mars 2010
la bobloose pas si loose que ça
Moins on cause, et moins on cause .
Des choses à vous dire mais pas de temps pour le faire,
Du temps , mais plus de gôut,
trop de choses ou pas assez ...
et puis à la fin on ne sait même plus de quoi on a envie de parler .
Alors on se tait .
Et on ne sait plus parler.
Ni écrire .
On accuse le congé parental qui rend bête,
Les couches et les casseroles qui maintiennent l'activité intellectuelle au ras des Pâquerettes,
On incrimine la flemme ou la fatigue,
On refuse de penser
On préfère faire l'autruche ,
Râler contre le plant de courgette vivace - qui a définitvement pris possession de l'unique neurone qui subsite encore dans la boîte qui nous tient lieu de cervelle,
Râler contre le plant de courgette vivace - qui a définitvement pris possession de l'unique neurone qui subsite encore dans la boîte qui nous tient lieu de cervelle,
sauter de blog en blog et se dire que TOUTES les autres sont tellement plus intelligentes, et ordonnées, et douées ...
Et pour finir, on accepte de looser sa race à la bob ac, parce que c'est foutu, on n'en finira jamais de glisser sur les petites autos qui trainent, d'enfiler le manteau du Mini au Dernier et Lycée de Versailles, d'appeler Plume le Collégien et Eloi la princesse. Parce que jamais, non jamais on n'arrivera à faire les lits plus de deux jours de suite, ni à garder une chambre en ordre plus de 4 secondes, ni à répondre dans les temps aux faire-parts-coups-de-fils-gentilles-lettres et mails.
Parce que quand même les fritespâtespizza, au moins ça fait l'unanimité autour de la table.
Parce que quand même les fritespâtespizza, au moins ça fait l'unanimité autour de la table.
Parce que réussir chaque semaine, sans un seul raté, les conduites/rendez-vous/cantinepascantine, n'oublier personne et n'être ne retard nulle part, c'est juste pas possible.
Parce que la perfect mother, la pure bobstar , ne laisserait JAMAIS les enfants dessiner sur le tableau de la cuisine sans en avoir au préalable fait une copie exhaustive.
C'est ça qui est bien quand on est une pôv'bobasse hors course, on a du temps pour glander devant une oeuvre d'art à l'heure du dîner.
Et, modestement appécier son portait en pied dans la cuisine
Si ca c'est pas du luxe !
01 mars 2009
de l'influence des flux (ou du Poil) sur certaines pièces
Y a des gens, très sérieux, qui vous expliquent des tas de trucs très compliqués sur les flux , propres à chaque pièce de la maison. Les couleurs à éviter ou à favoriser en fonction de l'ambiance que l'on veut créer . Par exemple, si tu mets ton lit tête au sud avec vue sur les Pyrénnées , la porte à gauche de les murs ivoire réhaussés d'un filet de chocolat sur frise de marron glacé, en principe tu dors comme un bébé. - à moins que ces couleurs aux goûts évocateurs ne te portent sur l'estomac. Aux toilettes, pas de caca d'oie, ce serait de mauvais gôut. Quant à la framboise écrasée dans ta cuisine même pas tu en rêves, parce que tes enfants eux la symbolique ils s'en foutent, en revanche,le côté concret de cette couleur - que j'adore soit dit en passant- ne leur échappera pas.
Mais ça, c'est dans les livres, parce que 'en vérité chez moi les règles sont bien plus simples simples : Il y a les pièces avec, et la pièce sans.
Aimant à pingouins, j'entends.
Les pièces avec aimant à pingouins sont celles dans lesquelles je ne peux me trouver seule plus de cinq minutes sans entendre résonner à mon oreille une douce voix pingouinesque plus ou moins haut perchée dans les aigus, mais avec la même intonation urgente quelque soit son propriétaire . Laquelle voix précède généralement de quelques secondes le proprétaire en question. Qui traîne à sa suite un voire deux ou même quatre pingouins porteurs de la même revendication urgentisssime : " Mamannnnnnnnnnnnnnn / y m'embête /Tu fais quoi /Je peux t'aider/ tu me lis un livre/ tu viens jouer avec moi /t'as pas signé mon carnet/ a y est j'ai fini . *"
LA pièce sans aimant à pingouins, c'est celle où, à une certaine heure de la journée, bizarrement, je peux rester une heure que personne ne vienne me déranger. Dans cette pièce, il m'arrive parfois de me sentir si seule que c'est moi - malheureuse - qui me mets à appeler, immitant en tout point l'urgence pingouinesque précitée, à quelques décibels près et oubliant que quelques minutes plus tôt j'aspirais justement à cette tranquillité: " les pingouiiiiiiiiiiiiiiiiins ! qui vient m'aider à mettre la table/vider le lave vaisselle/débarasser*" . Il se trouve que par un étrange concours de circonstances, cette pièce est tellement bien insonorisée que ma voix ne semble pas en franchir les murs - ce qui explique aussi sans doute que les pingouins ne viennent jamais m'y rejoindre spontanément, à moins d'un très pressant appel du ventre : ils ne sentent pas ma présence dans cette pièce trop bien isolée du monde - Il a donc fallu l'équiper d'une cloche à battre le rappel ...
Parfois je me surpends à me demander si on n'aurait pas dû installer le bureau, le chantier, les toilettes et la salle de bains dans la cuisine ... ça nous aurait fait gagner une certaine place et m'aurait permis de travailler/faire pipi/ prendre ma douche /bloguer/bricoler* sereinement.
En vrai, j'ai comme un sacré doute . Parce que je suis une mécréante des flux, je crois plutôt au Poil .
* : Ne barrer aucune mention, toutes sont utiles.
10 décembre 2008
A vous
qui vivez une drôle de journée, entre deuil et fête ,
A vous qui touchez du doigt les mystères qu'on dit impénétrables,
A vous à qui nous pensons fort aujourd'hui ,
Et plus encore à l'écoute de ce texte ...
" Venez à moi vous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous procurerai le repos."
A vous qui touchez du doigt les mystères qu'on dit impénétrables,
A vous à qui nous pensons fort aujourd'hui ,
Et plus encore à l'écoute de ce texte ...
" Venez à moi vous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous procurerai le repos."
Matthieu 11 28
31 janvier 2008
Bilans
Le 31 janvier me semble un bon jour pour faire le bilan des résolutions non tenues pour 2008 - parce que vous arrivez à tenir plus longtemps qu'un mois vous? j'y crois pas ... les bonnes résolutions c'est fait pour être abandonné aussitôt prises, ça sert juste à se dire qu'on pourrait être quelqu'n de bien si on voulait ... yaka !
Or justement je n'ai pris aucune résolution cette année . Point de bilan donc .
Le 31 Janvier c'est juste 5 mois après le 31 Aout, ceux qui suivent voient déjà où je veux en venir, les autres me prennent pour une débile, mais j'arrive au fait, un peu de patience que diable , je blablate si je veux. Mon 31 Aout que je n'ai toujours pas raconté ici, d'ailleurs, mais à l'époque Marie s'en était chargée à la perfection ... Bref, Monsieur Dernier a cinq mois aujourd'hui, pratiquement heure pour heure .
Et alors la vie à 7 ça donne quoi?
Du linge . Beaucoup.
De la pagaille . Encore plus.
Les courses et la cuisine, même pas je pense à quand ils seront ados rapport que déjà mon caddie c'est à peine si je suis assez forte pour le pousser toute seule.
Des chaussures. Dans toutes les pièces, à tous les étages , sauf à leurs pieds et de préférence jamais là où on en a besoin au moment où on en a beoin ... idem pour tout ce qui est utile dans la maison d'ailleurs .
La maison est pleine d'un sacré brin , dallage, foutoir, bordel ... de vie . Je ne m'ennuie jamais, c'est le moins qu'on puisse dire, et s'il le fallait je trouverais à occuper mes nuits - maintenant que Monsieur Dernier dort 11heures d'affilée (voui, voui depuis cette nuit ) il va bien falloir que je rentabilise le temps retrouvé ...
Puisqu'on parle de s'occuper, mon congé maternité se termine hier matin , à l'heure où je vous parle je suis donc officiellement une MAF de FN . Top comme sigle n'est-ce pas?
A peu près aussi top que la réalité qu'il recouvre si on en s'en tient au bilan précédent .
Parce que 7 à la maison, c'est aussi, des fous-rires, des jeux, plus de temps en famille - disons que c'est un peu plus compliqué de débarquer chez les autres - plus d'amis à la maison - ben c'est eux qui viennent du coup - des grands qui grandissent et se posent plein de questions qui nous font avancer nous aussi, des petits qui apprennent à parler - entre mille autres choses - en imitant les grands. Souvent c'est assez cocasse , ainsi Mini maîtrise-t-il aussi bien le vocabulaire courant , qu'une certaine frange linguistique disons plus colorée, l'un comme l'autre toujours à bon escient ... Selon les circonstances, il dira donc " waf, waf, ta peur mia "en se serrant contre vous, ou "Pitin, ca veut pas ca !" et vous voyez passer devant vos yeux étonnés l'objet manifestement récalcitrant à sa volonté qu'il tenait à la main la seconde d'avant . Dois-je préciser que l'un comme l'autre nous font mourir de rire. Et que donc l'affreux est fort dégourdi mais épouvantablement mal élévé. Parce que bon, il faut bien avouer qu'avec cinq enfants, nous avons dû renoncer à certains principes. Et qu'est-ce qu'on a gagné en souplesse et en bonne humeur !
Alors finalement, je suis une MAF de FN sans doute pas que pour six mois !!!!
Or justement je n'ai pris aucune résolution cette année . Point de bilan donc .
Le 31 Janvier c'est juste 5 mois après le 31 Aout, ceux qui suivent voient déjà où je veux en venir, les autres me prennent pour une débile, mais j'arrive au fait, un peu de patience que diable , je blablate si je veux. Mon 31 Aout que je n'ai toujours pas raconté ici, d'ailleurs, mais à l'époque Marie s'en était chargée à la perfection ... Bref, Monsieur Dernier a cinq mois aujourd'hui, pratiquement heure pour heure .
Et alors la vie à 7 ça donne quoi?
Du linge . Beaucoup.
De la pagaille . Encore plus.
Les courses et la cuisine, même pas je pense à quand ils seront ados rapport que déjà mon caddie c'est à peine si je suis assez forte pour le pousser toute seule.
Des chaussures. Dans toutes les pièces, à tous les étages , sauf à leurs pieds et de préférence jamais là où on en a besoin au moment où on en a beoin ... idem pour tout ce qui est utile dans la maison d'ailleurs .
La maison est pleine d'un sacré brin , dallage, foutoir, bordel ... de vie . Je ne m'ennuie jamais, c'est le moins qu'on puisse dire, et s'il le fallait je trouverais à occuper mes nuits - maintenant que Monsieur Dernier dort 11heures d'affilée (voui, voui depuis cette nuit ) il va bien falloir que je rentabilise le temps retrouvé ...
Puisqu'on parle de s'occuper, mon congé maternité se termine hier matin , à l'heure où je vous parle je suis donc officiellement une MAF de FN . Top comme sigle n'est-ce pas?
A peu près aussi top que la réalité qu'il recouvre si on en s'en tient au bilan précédent .
Parce que 7 à la maison, c'est aussi, des fous-rires, des jeux, plus de temps en famille - disons que c'est un peu plus compliqué de débarquer chez les autres - plus d'amis à la maison - ben c'est eux qui viennent du coup - des grands qui grandissent et se posent plein de questions qui nous font avancer nous aussi, des petits qui apprennent à parler - entre mille autres choses - en imitant les grands. Souvent c'est assez cocasse , ainsi Mini maîtrise-t-il aussi bien le vocabulaire courant , qu'une certaine frange linguistique disons plus colorée, l'un comme l'autre toujours à bon escient ... Selon les circonstances, il dira donc " waf, waf, ta peur mia "en se serrant contre vous, ou "Pitin, ca veut pas ca !" et vous voyez passer devant vos yeux étonnés l'objet manifestement récalcitrant à sa volonté qu'il tenait à la main la seconde d'avant . Dois-je préciser que l'un comme l'autre nous font mourir de rire. Et que donc l'affreux est fort dégourdi mais épouvantablement mal élévé. Parce que bon, il faut bien avouer qu'avec cinq enfants, nous avons dû renoncer à certains principes. Et qu'est-ce qu'on a gagné en souplesse et en bonne humeur !
Alors finalement, je suis une MAF de FN sans doute pas que pour six mois !!!!
17 janvier 2008
Marthe ou Marie ?
Ou comment en fait la pingouinette se trompe, j'étais plus intelligente AVANT ! Ou pas .
Ce matin j'ai fait un truc absolument nul, un truc qu'il ne faut jamais faire quand on est hyper fatiguée ou qu'on n' a pas le moral ou qu'on a un milliard de choses hyper importantes à faire ... voire les trois en même temps .
Vous voyez le genre , le cerveau qui se met en mode veille juste quand on a besoin de lui pour tenir à distance les fantômes de la mèreindigne, mauvaiseépouse, nouvellebob'loose et amieinfidèle afin d'organiser les priorités de la journée : faire les comptes, répondre aux mails, s'occuper des plannings des vacances, faire refaire les cartes de famille nombreuse, préparer le dîner, ranger les barricades du mercredi, écrire les dernières cartes de voeux, aller à la banque, à la poste, Chez toutpourbébé , sans oublier quelques têtées de temps en temps ... ( bien sûr que si c'est possible. En une seule journée . Si quand on est super bobonne . Mais je suis PAS super bobonne . C'est justment mon drame - ).
Déjà, même quand il est sur "on" , j'ai du mal à obtenir de mon cerveau qu'il élabore un programme rationnel pour la journée et le soir arrive sans que j'aie fait le quart de ce qu'il aurait fallu , ou alors pas dans l'ordre , ou alors carrément autre chose. Je reste pas les bras croisés non plus hein, faut pas croire.
Enfin, en principe j'arrive quand même à faire quelque chose de mes journées, même si c'est pas toujours ce que je voudrais. Je dis en principe, parce que ce matin, mon cerveau s'est défintivement arrêté de fonctionner . Ce qui fait que j'ai fait ce truc absolument nul . Qu'il ne faut JAMAIS faire quand on est faitguée ET qu'on n'a pas le moral ET qu'on a une tonne de trucs à faire, sous peine de se condammner soir même à la nullitude la plus absolue .
Je l'ai fait et me voilà plongée dans les affres du regret. Le constat épouvantable que ma fille était bien en dessous de la réalité en me soupçonnant d'avoir cru en intelligence avec les années . La vérité c'est que plus le temps passe plus je deviens quiche ou courgette ou les deux.
Je savais bien que je n'aurais pas dû allumer l'ordi AVANT d'avoir fini TOUT ce que je voulais faire aujourd'hui - dans ce cas là, et si j'avais été efficace, je l'aurais peut-être allumé avant 2058 - Je savais bien que ce n'était pas le jour de relire TOUT le blog - mais depuis le temps que je veux y mettre de l'ordre, et puis faut bien que je m'assure de la sauvegarde, c'est notre mémoire familiale après tout ...
Si je n'avais pas fait ça, je vivrais encore dans la douce illusion de ma presque perfection ! Au lieu de ça voilà qu'il me faut assumer maintenant ma disqualifiaction définitive pour la bob'ac, je ne cire plus les chaussures, je ne fais plus les lits des enfants, je ne vide plus les placards pour les remettre en ordre, je n'ai toujours pas fait les coussins du salon, ni fini les travaux de la salle de bains du deuxième, sans compter tous les amis que je n'appelle pas, les articles que je n'écris pas - et les rares que j'écris sont tellement plus nuls que ceux d'avant bien sûr , tant qu'on y est -, les vêtements que je ne couds pas -
Mais alors, à quoi ca sert le congé maternité je vous demande un peu !
Ben oui tiens à quoi ca sert?
A câliner Monsieur Dernier un tout petit peu plus que de raison, parceque justement c'est le dernier?
A consacrer un petit peu plus de temps aux devoirs des grands?
A répondre aux questions philosophicométaphysiques des pingouineaux?
A jouer ?
A initier les pingouifils à la cuisine - Ne me demandez pas pourquoi pas la pingouinette ... son papa a une théorie là-dessus, mais je lui en laisse la propriété intellectuelle ?
A lire plus d'histoires ?
A rigoler des blagues de miniping ?
A collectionner les perles ?
A prendre le temps de savourer à deux les petites minutes d'intimité que nous laisse notre ribambelle?
A préparer dans la journée le retour des petits écoliers ?
A s'émerveiller de voir grandir tout ce petit monde ?
A prendre le temps de vivre tous ces instants qui passent si vite?
A tout ça sans doute.
Et à apprendre à y prendre gôut .
Mais voilà, ça ne se voit pas, ça ne se calcule pas, ça ne se compte pas ... Et la tentation est grande de se dire je n'ai rien fait de ma journée ! Quelle honte dans cette vie ou la culture du rendement et de la productivité sont parfois pensée unique - culture à laquelle soit dit en passant je n'échappe pas - C'est vrai je n'ai rien fait, j'ai juste profité.
Une seule résolution pour 2008 - oui , on est le 17 janvier, et alors, on n'a pas jusqu'au 31 pour résolutionner?
Profiter . Et ne rien regretter .
Bon, bon cela dit , si quelqu'un a un cerveau en bon état de marche, ou quelques heures de sommeil , ou mieux des journées de 35 heures je suis preneuse hein !
Parce que bon, profiter ET faire mes trucs tout en restant une mère, une épouse et une amie disponible et parfaite là ce serait vraiment top !
06 décembre 2007
les cadeaux , la suite
ou l'incontournable Père Noél .
Oui, quand par hasard l'unique neurone de mon mon cerveau de courgette se met à cogiter, ca peut prendre du temps avant d'aboutir . Faut pas m'en vouloir, j'ai toujours cru que mes parents m'avaient trouvée dans une poubelle et depuis que je l'ai rencontré, je SAIS que c'est vrai . Sûr que Jean Pierre, c'est mon frère de neurone !
Bon ça fait donc une semaine que dans mon cerveau de courgette mon neurone unique s'agite et panique ... c'est que le pauvre, je lui ai demandé une truc 'achement difficile : Me fournir le texte d'un post pour expliquer que non décidément le repésentant de Cocac*la sur la terre , c'est pas mon pote tout en restant politiquement correcte, rapport qu'il y a des vrais bons parents, âmes sensibles - qui me lisent et qui l'invitent chaque année dans leur cheminée.
Je crois pas au Père Noel ! Voilà je l'avais déjà dit et j'avais même promis d'expliquer - Encore une fois où j'aurais mieux fait de me taire -
D'abord, je me suis toujours demandé comment il faisait pour être le même jour dans toutes les maisons avec juste que deux pauvres rennes alors que déja avec le faucon millénuim même pas il en ferait la moitié . Ou alors, il ne sert pas tout le monde - ouais j'ai beau être un peu courgette sur les bords, je vois bien qu'i ly a un hic quelque part, on me la fait pas à moi !. Et là ça coince, il est pas censé être gentil avec tout le monde le Père Noel?
Ensuite, j'ai décidé d'être une mère parfaite , et les mère parfaites , ça ne raconte pas des carabistouilles à ses enfants, enfin c'est ce que préconisent Françoise et son pote Marcel - oui, c'est le scoop du jour, Françoise et Marcel sont mes amis ... Pour les besoins de la cause, une vraie bonne mère doit savoir être de mauvaise foi, c'est une question de survie - Donc je ne raconte pas de carbistouilles à mes enfants, d'ailleurs, je ne leur raconte rien du tout tiens !
Et enfin j'ai un problème avec LA liste , je trouve pas ça top magique en fait LA liste - sauf pour moi bien sûr ;-))) parce que soit ils mettent trop de turcs et t'es bien obligée de tout acheter, si t'es intègre comme mère, tu respectes le concept et tu joues le jeu jusqu'au bout , mais voilà, ton mari, c'est pas forcément Bill Gates, soit tu leur expliques que le Père Noël n'est pas assez riche pour tout acheter et tu les obliges à limiter leur choix en fonction du nombre et du prix des jouets convoités que tu leur intimes de mettre en rapport avac la somme globale dont dispose le Barbu , et la quantité d'enfants à pourvoir - là ça va si t'es prof de maths ou que tes gamins sont en maths sup - Soit tu te f*** de la liste et tu choisis intelligement des jeux adaptés à leur âges et à leurs centres d'intérêts qui leur permettront de jouer LONGTEMPS tous ENSEMBLE sans se disputer - Et tu finis par leur offrir des ficelles et des boites vides - et dans ce cas il y a fort à parier que tu vas devoir inventer une fumeuse histoire de lunettes perdues, de fautes d'orthographe ou d'oubli de timbre pour justifier que le Père Noel n'a pas lu la liste. Si t'es forte en carabistouille, ca ira, sinon, tu cours à la catastrophe , parce que bien sûr ils trouveront toujours des questions embarassantes à te poser et toi tu vas t'enfoncer dans le mensonge en te disant que tu ne devrais pas ... et ça c'est mauvais pour ta culpabilité .
Toutes les raisons invoquées ci-dessus, sans parler de l'obligation d'être sage, m'ont donc logiquement conduite à l'inévitable conclusion, et en bonne mère que je suis, j'ai souhaité épargner cette tortueuse réfléxion à mes enfants en ne leur parlant pas du Père Noël . Ce qui fait qu'au début de l'avent, on fait nos listes de ce qu'on va offrir et à qui . Mes bricoleurs en herbe regorgeant d'idée, cela peut prendre un certain temps. Puis on s'attaque à la réalisation . Et Enfin, on peut poser sur la cheminée le paquet dûment emballé et étiqueté en disant " c'est moi qui l'ai fait ". Tout cela se fait biensûr avec force mystère et dans le plus grand secret , parcequ'il est convenu que dans le cadeau le mieux c'est la surprise. On regarde ensemble la pile des cadeaux augmenter avec le temps, on se demande qui aura quoi et le soir dans les chambres, les suppositions et confidences vont bon train . Et je ne vous parle même pas de la joie qu'ils ont à placer eux-mêmes les cadeaux dans les souliers des récipiendaires, et à guetter la réaction de l'heureux élu le matin du jour N !
Par ailleurs, cela ne les empêche pas du tout de croire au Père Noël . Je dirais même que les efforts qu'ils font pour se convaincre de son existence sont touchants - et en plus ça fait travailler leur imagination ... tout est parfait !- Et comme on n'est pas à une contradiction près, ils adorent le moment où, juste avant l'arrivée des cousins, on va cacher les cadeaux, et où on invente l'histoire qu'on va leur raconter si des fois on en avait oublié un pour pas casser leur rêve .
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