19 février 2011

La vérité sur les étagères

Or donc, les étagères si bien rangées à deux jours des vacances, alors même que l'emploi du temps est plus que chargé, on est bien d'accord, c'est suspect. Très suspect même.
Et pour cause.La photo a été prise mercredi 19heures ...
Si j'avais posté la même photo - ce que je n'ai pas fait pour des raisons éducatives, on me comprendra - trois heures avant, vous auriez pu croire que je faisais , une fois de plus, valser les meubles de la maison , et que la fantaisie m'avait prise de réaménager la salle de jeux, de déplacer les étagères. Vous auriez alors aisément conçu que le préalable à cela eût été un vidage en règle desdites étagères.
Sauf que moi, j'aurais posé les boîtes fermées, bien en ordre sur le canapé, ou au sol, ou sur une table. N'importe où .
Mais pas par terre.
Encore moins ouvertes.
Encore moins renversées.

J'en aurai profité pour en vérifier rapidement le contenu et remettre les quelques pièces retrouvées ici ou là au gré de mes rangements et placées dans la boîte à bazar en attendant la séance de tri.
Jamais, je n'aurais joué à la fête foraine avec le contenu des boîtes.
Jamais. Parce que j'aurais SU qu'il me faudrait ensuite tout ranger, et que ça me prendrait des heures.



Nota Bene : à l'attention de Fantin ;-)
Bien sûr que je les ai punis . Mais voilà, à trois et cinq ans, on ne peut pas tout seul remettre plus de cinq cent pièces de puzzles dans les bonnes boîtes, trier trois cent cartes, refaire dix puzzles en bois et retrouver tous les billets de Monopoly ... Il faut de l'aide.
Or, l'aide en question ne pouvant pas être au four et au moulin, ben le dîner a été vite fait on va dire.
Si vous appelez les AS, n'omettez pas de dire que J'ai passé trois heures à quatre pattes dans la salle de jeux ...


Ce serait si facile pourtant de la faire tenir tranquilles ....










Ce sont des étagères


à jeux de société.
Rangées.
Trop bien rangées.
Pour une veille de vacances ... n'est-il pas ?

Mais pourquoi donc?

16 février 2011

le jour d'après




Comme ses frères avant lui, il déteste cordialement l'école. Chaque matin, il s'enquiert inquiet du programme de la journée selon un rituel très précis. Il se réveille en demandant :" Maman y a école ou y a pas école ?" La question revient au petit déjeuner, juste avant d'avaler son lait chaud, qu'il boit dans un bol bleu foncé, avec une paille jaune. Et puis encore une fois au moment de mettre son manteau , rouge, pour aller à l'école.C'est aussi à ce moment précis qu'il demande invariablement " Et c'est qui qui nous emmène,c 'est papa ou c'est toi? " Est-il besoin de préciser à qui va sa préférence? Sachant que dans la voiture de papa, il y a la DS ? La dernière fois qu'il pose la question , c'est à la sortie de la classe. "Maman, demain y a école ou y a pas école? "

Depuis quelques temps, il guette particulièrement le jour où y a pas école , parce qu'il sait que celui d'après il y aura école, et que celui d'encore après tout le monde ira à l'école sauf lui et Luc. Ils ont de la chance eux il vont à Groux avec Grand-Papa et Grand-Maman.

Alors ce matin devant son bol de lait, chaud, dans un bol bleu foncé, avec une paille jaune, il a demandé " Maman aujourd'hui y a pas école ? Et demain y a école? Et troimain , on part à Groux? "



Mais alors, pourquoi aux évaluations, il a eu 3 à " connaît la comptine numérique" ?
Cela aurait-il un rapport quelconque avec le 4 inscrit dans la case "sait s'exprimer oralement? " ou avec le nota bene ajouté " a refusé de parler " ?

12 février 2011

Ca me dit bien


Ce qui est nul quand on travaille le samedi matin et le lundi matin , c'est que le week-end est sacrément raccourci. J'ai souvent l'impression de commencer ma semaine quand tout le monde la termine, le vendredi soir. Si, et ça arrive, le samedi après-midi se passe en conduites et autres courses, j'ai carrément l'impression de ne pas m'arrêter du tout. Et je déteste le samedi après-midi.
Alors quand il y a un rayon de soleil, même un tout petit, que les enfants n'ont ni réunion scoute, ni anniversaire, ni concert , quand on peut laisser l'auto au garage tout l'après-midi, traîner au café, avancer un peu un projet qui traîne depuis trop longtemps , et terminer la journée par un plateau télé devant le rugby c'est juste le bonheur.

Je sens que le concept du plateau télé devant le rugby vous laisse rêveurs ... c'est pas du bonheur le plateau télé devant le rugby? Vous sentez comme une embrouille là ?
Tout dépend du point de vue qu'on adopte :
Du Côté du Père et des enfants , c'est hyper trop cool, môman sert le dîner au salon, on n'a même pas à se bouger les fesses pour mettre la table et débarrasser.
Du côté de la Mère , c'est hyper top cool aussi . Avantage n°1, pas besoin de se battre pour obtenir un service. Avantage n°2, pas de dîner digne de ce nom à préparer puisque tout doit pouvoir se boire ou se manger avec les doigts. Soupe, Pizza en dés et mini gâteaux au chocolat sur un plateau et basta ! Avantage n°3 : promotion immédiate au rang de meilleure et plus gentille maman du monde, bobonne aussi . Avantage n°4 pendant qu'on sert on n'est pas obligée de voir ni d'entendre les 22 dingos de la télé se battre pour un ballon qu'est même pas vraiment rond. Et, avantage n°5 , mon préféré, qui m'empêche d'aller boire ma soupe à ma machine à coudre ? Moi, Le rugdby à la télé, j'adore. C'est 80 minutes de tranquillité. Haha !

Non vraiment ce samedi c'était bien.

ps: Emilie, tu as bien lu, je les sers. Et juste après je repasse les chemises du Pingouin. Mais je sors pas les poubelles, faut pas exagérer tout de même.

ps2 : Bien sûr venir à Paris chaque week-end est une autre solution pour être Vraiment tranquille. J'y ai un peu pensé d'ailleurs, mais je suis faible et je crains qu'on ne m'accuse d'indignité matrimoniale et maternelle ...



L'enfant de Coeur


Depuis plusieurs années déjà, je n'ai plus le droit de m'approcher de lui une paire de ciseaux à la main. Seule Nathalie , la maman de son copain, coiffeuse de son état, est autorisée à tailler dans sa tignasse. Et encore , ces derniers temps , il n'était même plus question de prendre rendez-vous. Je pense qu'il avait l'intention de se faire un manteau de ses cheveux.
Il y a trop de sujets de dispute entre nous pour que je cherche à lui imposer mon opinion capillaire; j'ai lâchement laissé tomber, espérant que la crise soit passagère.
Et puis ce matin, il a déclaré qu'il avait bien besoin d'aller chez Nathalie.
Alors en déposant les petits à l'école, j'ai foncé au salon prendre rendez-vous.
Battons l'ado tant qu'il est chaud.
J'étais, bien entendu, certaine qu'il allait se rebiffer quand je lui annoncerai le programme de l'après-midi . Ma surprise fut égale à son enthousiasme. J'ai failli m'étrangler en l'entendant demander une coupe " bien courte, parceque là vraiment ... ".
"On te fait une tête d'enfant sage ? qu'elle a demandé Nathalie en rigolant. Il faut dire qu'elle connaît le bonhomme depuis la maternelle.
- Oui, ça serait bien a répondu l'ado plein d'humour."

Ensuite, à l'harmonie, son voisin de trompette lui a dit qu'il avait une tête de curé coiffé comme ça.

Enfant sage ou curé , peu importe le regard des autres, on sait bien que la coupe ne fait pas le moine, hein, mon coeur.

11 février 2011

Belle comme un camion





Vendredi soir.
Fin de journée.
Fin de semaine.
Fin de marathon périscolaire - j'ai déjà dit? Clarinette, flûte, piano, ET judo ... Aller retour. Plus harmonie, mais là c'est le chef qui gère .
Et accessoirement veille de samedi , deuxième jour de la semaine où je me lève le plus tôt pour aller au lycée.
J'aime le vendredi soir. Les enfants sont sympas, disponibles, obéissants, prêts à rendre service. Parfaits quoi!
J'adore le vendredi soir.

Vendredi soir, donc , de guerre - de pommes de terre - lasse, je repousse mes cheveux en arrière, et les natte avec mes doigts. Comme si ne plus les avoir sur les épaules et dans les yeux allait me soulager du poids de l'indiscipline des Pingouins. Alors qu'il me faudrait plutôt me cacher derrière pour ne pas voir la purée sous les chaises, et le fromage fondu étalé sur la table. Je natte mes cheveux, comme on remonte ses manches avant d'entamer un combat perdu d'avance. Sans penser qu'un geste si anodin puisse avoir de telles conséquences.

"Ah ! maman! T'es trop belle! Mini n'est jamais avare de compliments, mais ce soir rien n'est assez fort pour exprimer son admiration, il choisit l'hyperbole ( à peine exagérée. On s'en doute, le vendredi soir maman est toujours belle ). T'es belle comme un ange, ou comme une princesse". Il n'ajoute pas " et tu sens bon". Il n'a pas le temps, le bébé bonbon qui ne veut jamais être en reste renchérit : " Ou plutôt belle comme une fille!"

La flatterie, c'est dans les gènes, on l'a ou on l'a pas.

Bébé bonbon , c'est qui ton Grand-Papa déjà ???






08 février 2011

La gène et la logique


Ce soir, comme souvent , il m'a demandé qui est le plus grand : Papa, Grand-papa, Grand-maman ou moi.
Comme souvent j'ai répondu que Grand-Papa est né en premier, puis Grand-Maman, puis Papa, puis moi. Mais que si on fait la taille, c'est Papa le plus grand, Puis Grand-Maman, puis Grand-Papa, puis Moi ...
Comme souvent, il a rappelé que si on fait la taille, Martin me dépasse. Et que pourtant je suis la Maman.
Mais cette fois, il a ajouté en levant bien haut son petit index, avec son petit ton sérieux , et le seveu qui me fait fondre : "Mais attention, c'est pas toi la VRAIE Maman, c'est Grand-Maman. Enfin dans notre maison, si Grand-Maman est pas là , c'est toi la Maman. Mais on est une grande famille , puisque Grand-Maman est ta maman et Grand-Papa le papa de Papa. "

J'ai bien tenté de lui expliquer que non, en fait le papa de papa ... " Je sais, c'est grand-père, mais il est mort, alors maintenant, le papa de Papa, c'est Grand-Papa."

Ben oui, pauvre papa, il ne peut pas rester sans papa.

07 février 2011

Le papier ne fait pas le bonbon







Monsieur Dernier est si mignon, mignon, mignon, mais ... ( rhaaaaaaaaaa ! pas ça ... Et encore, je vous fais grâce de la vraie chanson). Cet enfant disais-je est si mignon, qu'on le bisouillerait bien toute la journée si de temps en temps on avait pas d'autre chose à faire.
Bébé Bonbon, ou Bonbon tout court .
Ca lui va bien.

Enfin presque.

Parce que dernièrement, j'ai eu Côme un choc en découvrant le vrai visage de mon Bonbon ...
C'était à table. Je vous ai déjà dit que .
Le Moyen et la Princesse avaient fait état de leurs derniers bons-points, et les autres Ccomptaient les fois où ils n'avaient pas été punis cette semaine. Que le Collégien et le mini aient fini au moins une fois au coin ou en colle pour agitation en classe ne m'a pas surprise outre mesure. Mais quand la voix du Bonbon s'est élevée au dessus du brouhaha ambiant et que j'ai entendu ce qui suit , j'ai comme qui dirait pris un sacré coup de vieux ( et renoncé définitivement à concourir pour la Bob'ac).

Bébé Bonbon : Moi, si che tape encore Créstan, che vais aller au coin.
Maman Pingouin, un peu surprise tout de même : Ah? TU as tapé Tristan ?
Bébé Bonbon: Oui, créstan, il veut touchours me prentre mon doudou. Alors che le tape.
Maman Pingouin doctement, index levé : Et tu crois vraiment que c'est la meilleure solution de taper quand on n'est pas content? Tu ne crois pas qu'on pourrait s'y prendre autrement ? Plus délicatement?
Bébé bonbon pas contrariant : Si , che sais. On tape pas , on parle. On n'est pas des animaux.
Maman, pleine d'espoir et une pointe d'orgueil maternel dans la voix, qui tremble presque d'émotion et de fierté : Et que peut-on dire par exemple?
Bébé bonbon sans détour : On dit merde !
Maman, un peu déçue quand même : Ah? tu es sûr ?
Bébé bonbon, catégorique: Ui, Popo, y dit merde quand il est pas content.

C'est officiel, avec des enfants pareils, La bob' cup, c'est pas pour moi. Deséspoir.

Bonne journée les gens, et parlez pas comme des Pingouins, par pitié .

06 février 2011

pif paf pouf


La scène se passe à table. Pour une fois . Maman Pingouin revient d'un week-end de filles à Paris. Les enfants pingouins étant ce qu'ils sont,n'est-ce pas , adorables, gentils, serviables et souriants, la maman pingouin a besoin de prendre des vacances de temps en temps et de laisser la main au papa Pingouin, histoire de pas attrapper la grosse tête ...
De retour donc après 24 longues heures d'absence -comment ? personne n'a semblé enthousiasmé par son retour???? - la maman pingouin est à table avec sa tribu, et se réjouit de constater qu'en son absence tout est resté en ordre. Ses enfants fidèles à eux mêmes se tiennent à merveille. Les trois premières minutes du repas. Comme d'habitude, le Papa et la Maman Pingouin , étourdis par le ballet qui se joue autour de la table renoncent à finir leur assiette au milieu d'un tel brouhaha. Le Papa Pingouin annonce qu'il va distribuer des gifles à ceux qui se tiennent mal. La maman Pingouin qui est en pleine forme, ajoute qu'elle a deux mains aussi , et qu'en comptant bien jusqu'à trois le Papa et elle peuvent gifler quatre enfants d'un coup. Tant pis pour le dernier et le moins sage : quatre mains d'un coup mettront fin à son impertinence.

Maman Pingouin ( menaçant de joindre le geste à la parole pour mettre en garde son inattentif auditoire) : Ca fera comme ça : Un, deux, trois ! pif , paf !

POUF !
C'est le mini qui a parlé.

Silence interloqué autour de la table. Les visages se tournent, sourire en coin, vers la voix coupable, puis, inquiets vers le Papa Pingouin étrangement silencieux.

Qui pleure de rire.
Papa Pingouin entre deux hoquets : Non mais quelle insolence ce mini. Tu te rends compte à cinq ans!
Maman Pingouin résignée : Je crois que oui, je me rends assez bien compte ... puis, riant à son tour Allez, on ne vas pas en pleurer tout de même !
Monsieur dernier, visiblement soulagé : pif ! paf ! pouf ! Un petit poing lancé en l'air accompagne chaque mot poussé sur le mode du cri qui tue.

C'est pas demain qu'on se tiendra bien sur la banquise. Et l'expression " te tiens pas comme un pingouin" a encore de beaux jours devant elle.