17 décembre 2015

les années collège

"Allo maman? - C'est le Collégien du moment - Ca va?   On n'a pas cours là.  On voulait aller en ville, mais comme je sais que tu veux pas, je vais rentrer à la maison là. ( petit silence de celui qui a un truc à demander )
En fait, je suis avec Machin, Truc et Bidule, ils veulent venir avec moi.( gloussements )  On est en route là. Ca t'embête pas??? "

 Non seulement ça ne m'embête pas, mais ça m'arrange. Je préfère les avoir à portée d'yeux et d'oreille que les savoir en ville n'importe où à faire n'importe quoi. Quitte à ce qu'ils fassent du bruit et un peu de pagaille .

" Bien sûr que non - heureusement, je suis habillée  - je vous ramènerai au conservatoire pour 15H30. Je réponds.
 -  Bon, d'accord, on arrive. Il glousse encore, et sa bande en arrière plan lui fait écho. "

La troupe est arrivée en effet, gloussante et rigolante. Peinturlurée aussi . " C'était pendant le cours de maths maman. " OK, on règlera ça plus tard.
Ils ont poliment  dit bonjour avant de monter dans la turne commune du Collégien et du lycéen. Turne est un euphémisme. En vrai je n'entre même plus dans cette pièce si je n'y suis pas obligée.
Confiante j'ai laissé faire.
Puis j'ai compris que le Collégien faisait visiter TOUTE la maison à ses amis . Et là, j'ai intérieurement béni le ciel d'avoir rangé mon linge sale et fait mon lit justement ce matin ....

Puis j'ai entendu de la musique à fond, des gloussements  -  le collégien est un modèle qui glousse beaucoup,  quand il n'est pas en mode "chamallowchaipa " ( le truc avachi sur votre canapé qui n'entend pas vraiment quand vous lui parlez et qui répond par de vagues monosyllabes quand vous le questionnez sur sa journée/ses amis/ses notes/son état de santé/ses lectures/son appétit ... ) -
un brin inquiète  - l'effet de groupe toussa -  je suis montée m'assurer que tout allait bien.
Et je les ai trouvés, sur le balcon,  en chemise, en train de jouer                    
 au mille bornes !!!!


Non mais , j'adoooooooore les collégiens.
Parfois.


Nb: J'adore aussi vivre en vacances et pouvoir jouer au mille bornes sur le balcon en chemise le 17 décembre, mais ça c'est une autre histoire.


16 décembre 2015

3ème dimanche

C'est pas tout ça, mais ce Week-end, on n'a pas fait que s'occuper des procurations - qui sont arrivées à la mairie de la banquise lundi matin, ça nous fait une belle nageoire tiens ! - 
Comme il fait plutôt beau - euphémisme, je pense qu'au mois de Juillet, dans le Nord, on n'a pas eu aussi beau - on n'avait jusqu'alors pas trop la tête à Noël, et il faut bien avouer que depuis la crèche bricolée à la va vite il y a quinze jours on n'avait pas beaucoup avancé en matière de déco. 
Samedi matin, Monsieur Dernier était plutôt bien luné, et très motivé, il m' a prêté main forte, et ensemble nous sommes allés chercher le carton " Noël" Nous nous sommes émerveillés de  retrouver comme chaque année, bien rangées, les décorations de l'année passée, et de celle d'avant et d'encore avant, et nous avons fait mine de croire que chacune était nouvelle. Sauf que dans cette nouvelle maison, tout a l'air vraiment nouveau. Nous avons   arrangé la crèche, fignolé le Ficus de Noël ( on est en pleine décroissance, on n'achète pas de Sapin ) , bricolé quelques décos ici et là et dimanche soir, tout était prêt à temps pour recevoir dignement la lumière de Bethléem.
Alors on a ouvert la troisième enveloppe , il était écrit : 


PARTAGE et PAIX
Lc 3, 10-18
« Celui qui a deux vêtements,
qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;
et celui qui a de quoi manger,
qu’il fasse de même ! »

Nous avions prévu de porter la lumière de Bethléem à nos voisins, avec peut être quelques sablés que nous aurions faits tous ensemble ... mais nous sommes déjà mercredi , le temps a passé trop vite. Il faudra nous dépêcher si nous voulons honorer notre promesse et tenir notre calendrier de l'Avent. 
Nous aurions pu également trier les jouets et donner ceux dont on ne se sert plus beaucoup, mais les enfants m'ont fait remarquer qu'en Juillet nous  avions  déjà donné de nombreux jeux et qu'ils aimeraient bien en garder quelques uns si ça ne me dérangeait pas trop, puisqu'ils ne prévoient pas d'en recevoir de nouveaux à Noel. 
Nous avons imprimé les cartes de Voeux, et avons commencé à les envoyer, mais Eloi se demande si c'est vraiment du partage d'écrire à ceux qu'on aime. On partage quoi avec eux, a-t-il demandé. 

15 décembre 2015

Dire merci #1



Constater qu'en 2015, il y a eu, en gros,  les attentats, le déménagement, puis, les attentats. 
Ne pas en rester là,  ne garder que le meilleur et rendre grâce. 
En février, ce passage place de la République avec les enfants, - mais qu'avons-nous fait de Charlie ?-
Au mois  d'Avril ou de mai, cette messe en plein air serrés sous nos parapluies - que c'était bon cette chaleur et cette amitié autour de nous. - 
En Mai, Foie gras et Jurançon, le début de la migration, et les montagnes russes, entre "c'est super", et "Oh Mon Dieu , va-t-on y arriver" ? On y est arrivés.  
En Août, le jour où nous nous sommes retrouvés tous les 7 devant notre nouveau chez nous pour attendre le camion qui apportait nos affaires. 
 Et puis quelques jours après ce drôle d'anniversaire, dans le noir à cause de l'orage. 
Et en septembre, le bouquet final de la salsa du carton. 

Voilà, on a vaincu le déménagement, on a réussi la migration et on a perdu seulement le carton avec les  affaires de camping. 
Faut croire qu'on a décidé de s'installer durablement ! 


13 décembre 2015

Du droit de vote ( ou l'abstention en vrai tout le monde s'en fout )


En septembre, on était comme qui dirait un peu débordés, et j'ai laissé passer la date butoir pour les inscriptions sur les listes de notre nouvelle ville.
Qui a déjà déménagé nous pardonnera. Ou pas.
Jusque là ce n'était pas trop grave, on avait le temps de faire les procurations ... Surtout que vu ce qui se profilait dans notre ancienne région, utiliser notre doit de vote était capital.
Sauf que voilà, le grand accélérateur de temps a frappé. Et vendredi dernier on s'est retrouvé à la veille des élections sans avoir fait le nécessaire. Honte sur nous.
Au vu des résultats, autant vous dire que dès lundi matin, nous cherchions des solutions - et des personnes de confiance - pour ne pas nous abstenir une seconde fois.
Ce fut chose faite, et mercredi à 9h20 - soit quatre levées postales AVANT le vote -  ma procuration était enregistrée.
Je ne vous précise  pas comment on a fait pour celle du papa des Pingouins, ce serait trop long.  Chose à savoir toutefois, si vous ne connaissez personne à qui donner votre procuration, appelez la permanence du parti pour lequel vous souhaitez voter -  ou une super copine qui connait les ficelles du truc - merci Valé -  ils trouvent toujours une solution. Donc , à  16h32,  mercredi, sa procuration était enregistrée.
Le commissaire avait été formel, ça partait au courrier du jour.
Soulagés nous étions, et confiants. Et naïfs.

12h30 aujourd'hui, téléphone, c'est notre voisine et amie " Allo? Madame Pingouin?  Je sors du bureau de vote, et il n'y a aucune trace de votre procuration . A la mairie non plus, je les ai appelés. Il fautait appeler le commissariat de Votreville" .
12h45 : Allo, commissariat de Maville; j'appelle pour les procurations, il y a un souci. Vous êtes au courant. Bien. Et la  personne qui s'en occupe ne revient qu'à 14H30. très bien,  je vais attendre.
12h48 : Allo mairie de Labanquise? Oui, j'ai fait des procurations. oui, mercredi. Si.  Elles sont parties au courrier de mercredi. Bon d'accord, je rappelle le commissariat de Maville pour vérifier et je vous rappelle. Mais pas avant 14h30. La dame qui gère cela n'est pas encore de retour.
13h20 : Allo, madame Lavoisine; oui, c'est encours. il faut attendre que la personne du commissariat revienne; à 14h30. Je vous tiens au courant.  Oui, on garde chacune notre téléphone à portée d'oreille et de main.
14H31 : Bonjour, c'est de nouveau madame Pingouin, oui, c'est pour les procuatations. Un numéro de fax? D'accord.
14h35; Bonjour mairie de Labanquise, c'est encore Madame Pingouin, le commissariat  me demande un numéro de fax pour vous envoyer les procurations.
14h37 : Bonjour commissariat de Maville, C'est Madame Pingouin, je rappelle, pour vous donner le numéro de fax pour les procurations.
14h40 : Allez, on croise les doigts, ça va marcher. Il n'y  a aucune de raison que ça ne marche pas : j'ai fait les démarches en temps et en heure,elles ont été postées dans la foulée,  la mairie en a reçu la preuve. Tout est ok.
14h50 : Bon il faut bien dix minutes pour envoyer un fax. ça ne veut rien dire. Aussi bien elle ne me rappelle pas parce que c'est ok.
15H03 : Quand même ... Espérons que ça marche.
15h12 : Allo, Madame Pingouin. Nous avons bien reçu le fax du commissariat de Votreville, mais ce ne sont pas les procurations. Ce n'est qu'une preuve que vous avez fait les démarches. Pour que vos mandataires votent , il nous faut les procurations. Vous pouvez nous les apporter d'ici la fermeture des bureaux de vote ?


Comment dire?
On n'a pas voté.
C'est pas faute d'avoir essayé pourtant.
 Et le pire, c'est que je crois bien que nous ne sommes pas les seuls dans notre cas.
les procurations n'ont pas été acheminées en temps et en heure ...


08 décembre 2015

Faites des lumières

Enchaîner l'école, les conduites au conservatoire, la réunion parents-profs et puis ressortir, à vélo sous la pluie, parce qu'on sait que le stationnement sera impossible dans ce quartier là  et que ce sera encore pire s'il y a du monde. 
Echanger quelques joyeux bonjour avec ceux que nous commençons à mieux connaître, et puis s'asseoir.
Offrir deux heures de sa semaine. 
Et repartir presqu'aussi vite qu'on est arrivés, parce que la vie à la maison continue et qu'il y a quelques bouches à nourrir, des devoirs à vérifier sans doute et surtout des enfants à coucher . 
Rentrer pleine de  joie, et sur le   chemin du retour, se sentir vraiment vivante, heureuse d'être là, à cet instant là.

C'était une belle fête de l'Immaculée Conception. 

N'est ce pas une merveilleuse date de naissance?  
Bon anniversaire Pia, et bon anniversaire Tantine. 

07 décembre 2015

Du temps pour s'aimer

C'était émouvant de les voir chaque soir, avec application, écrire un compliment à l'élu du jour.
un mot d'abord. Difficile. 
Et puis une phrase. 
Et puis une page. 
Dire du bien, c'est contagieux ! 

06 décembre 2015

2ème dimanche



Ce week-end, il n'était pas question de laisser l'imprévu s'inviter . 
Cette retraite en famille était réservée de longue date. 
Nous savions qu'elle nous aiderait à entrer dans l'Avent, 
que ce serait une occasion de nous retrouver tous les Sept pour rendre grâce. 
 Tel était le thème  ... la grâce, la miséricorde, la joie. 
Alors Saint Nicolas est venu nous visiter dès samedi matin, 
mais comme il fait très beau, son lutin avait mis son costume Hawaïen. 
En rentrant, ce soir, le coeur tout plein de la Joie de ce Week-end  nous avons ouvert une nouvelle enveloppe. 
Il était écrit : 


"Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !"

Cette semaine, nous allons nous souvenir des bons moments passés en famille en 2015. 
Nous les raconterons sur des cadeaux que nous ajouterons dans notre boîte qui se remplit doucement. Nous les relirons l'année prochaine, à la prière du soir.
 Ainsi , nous n'oublierons pas les bienfaits dont le Seigneur nous comble, 
et nous rendrons grâce. 

29 novembre 2015

Premier Dimanche

Comme souvent depuis que nous habitons en vacances, nous n'avions rien de vraiment prévu ce week-end. Un Ds de physique à réviser , un projet d'arts plastiques  et puis un exposé . On s'était dit qu'on irait à la messe et qu'on allait peut-être nettoyer le portail qui verdit pour y mettre les lumières de l'Avent, ou bien installer la crèche, finir de préparer le calendrier de l'Avent,  et puis qui sait, faire le sapin et préparer quelques cadeaux de Noël ... 
Et puis il a fait beau. 
La montagne était belle. 
Les cousins ont proposé d'aller y voir de plus près. 
On n'avait plus de petit bois, et quelques trucs à rapporter  ... 
Alors on a joyeusement laissé tomber le programme.  
Certains sont allés voir la montagne de plus près. 
Et puis, on s'est retrouvés en bonne compagnie autour d'un poulet rôti et de vraies bonnes frites. 
On a coupé du bois, joué au trampoline, fait du vélo. 
 Et en rentrant, on a improvisé rapidement la crèche, trouvé 4 bougies pour la couronne et ouvert notre première enveloppe de l'Avent . 
Il était écrit  

1th12, 4-2
«  Frères, que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous un amour de plus en plus intense et débordant »


Cette semaine, nous allons prendre le temps de mieux nous aimer . Chaque jour, nous découvrirons la photo de l'un d'entre nous, et nous lui écrirons une carte de compliments que nous mettrons dans la boîte à cadeaux. Ainsi à Noël,  chacun recevra une brassée de compliments. de quoi mieux aimer et se sentir mieux aimé. 

C'était un très  bon dimanche. 

Bel Avent à Tous. 

23 novembre 2015

Ensemble ; c'est tout .

Quand les mots ne peuvent plus panser les maux, 
Quand le présent est trop violent, trop dur, trop incompréhensible, trop tout, se replonger dans les souvenirs, chercher des images qui réconfortent et rassurent et se dire qu'être ensemble c'est tout. 
Et trouver dans cette certitude la force enfin de regarder les choses en face, d'affronter l'impensable, et continuer à vivre malgré tout. 
Se rappeler qu'on avait dit avant que s'informer c'est capital, et éduquer encore plus, en parler avec les enfants de la maison, comprendre qu'ils ont non seulement compris bien des choses, mais encore qu'ils sont capables de formuler des pensées drôlement claires et abouties. 
Se souvenir également que la paix commence à la maison, lutter pieds à pieds avec les enfants contre les gestes de mauvaise humeur, les gros mots, les jalousies, et revenir, encore plus fort et encore plus fidèlement à la prière en famille. 
Et puis, se renseigner pour les mutations parcequ'il est urgent de retourner au collège,  contribuer à éduquer, à faire grandir, à faire réfléchir. Mais  autrement peut-être. 


09 novembre 2015

Couleurs d'automne

L'automne était beau dans le Nord aussi ce jour là, et plus douce encore que le temps était la compagnie en laquelle nous étions. 


Pendant les vacances nous sommes "remontés" pour célébrer la première communion de Luc et Camille,  fêter les 40 ans + 1 de marraine Hélène, serrer dans nos bras ceux qui nous manquent tant depuis qu'on est partis et vérifier que la distance ne change rien à l'attachement que nous avons les uns pour les autres. 
En partant, nous redoutions un peu les assauts de la nostalgie alors  nous avions ferré nos coeurs   en prévision du déchirement des nouveaux adieux, et nous avions rechargé nos appareils photos pour capturer et emporter avec nous  chacun  des instants des retrouvailles.  
Nous étions parés. 
On a bien eu un petit pincement au coeur en découvrant comme on les avait laissés le clocher tout neuf de notre chère église qui pointait tout fier entre les arbres à la sortie d'Haveluy, et plus loin sur la droite le chevalement de la mine d'Arenberg. Alors nous avons fait le détour par Denain pour voir notre ancienne maison, et les garçons se sont écriés tout émus : " mais là, maman, c'est la route du conservatoire" ... Nous étions contents de retrouver ces lieux; en quelque sorte on rentrait chez nous, et pourtant nous étions en vacances, et c'était drôle d'aller en vacances là où nous avions l'habitude d'habiter. Comme dirait Jeanne, au bout du compte, on ne savait plus où on habitait. 

Il était si doux de retrouver les visages aimés, de reprendre les conversations là où nous les avions laissées, de reprendre place dans l'orchestre, de retrouver intacte la chaleur de notre Eglise et sous sa voûte étoilée  le sourire des amis, de refaire le monde en rigolant jusqu'à teteheure* avec ceux qui au fil du temps sont devenus des frères et des soeurs, comme si rien n'avait changé. Alors nous avons programmé les prochaines retrouvailles et nous sommes rentrés chez nous,  retrouver le soleil, les palmiers, les montagnes le coeur léger d'avoir la certitude que les kilomètres ne peuvent rien contre les liens tissés au long de ces années , et d'avoir fait le bon choix. 


* On le dit mais l'écrit-on? Hélène, qu'en penses-tu?  

13 octobre 2015

Faire le point

Quand on  part ,  on se dit qu'on va garder le fil, se donner des nouvelles, s'appeler, se raconter tout  par le menu, comme pour ne rien changer à nos habitudes, comme une promesse qu'on ne sera pas si loin, que rien ne va changer, que ce n'est pas si grave, qu'on s'aimera toujours.
Je me suis dit tout ça .
Et puis, on est partis pour de vrai ...
Et notre  nouvelle vie a démarré.
Tout de suite. Vite. Fort.
Alors je me suis  fait une raison et j'ai plongé, la tête la première dans cette vie qui est la nôtre désormais.  Qu'il faut faire nôtre. j'ai suivi  le mouvement, et je me suis amusée à recenser tout ce qui avait changé. En bien. Pour ne pas laisser la place à la mélancolie.
Et puis, ce soir, je me retourne, et je constate que le temps a filé, bien plus vite que je ne m'y attendais.

Nous sommes  installés désormais, les habitudes sont prises, et je me dis qu'il est grand temps de donner de nouvelles à ceux que nous n'avons pas cessé d'aimer  pour autant.

Alors voilà.
Depuis tout ce temps, il y a eu la première fois que nous sommes entrés chez nous. Tous ensemble.


Certains font un beau voyage pour leur anniversaire de mariage... nous on s'est offert un déménagement et une maison ! 


Il y a eu tous ces cartons que nous avions faits et qui à présent étaient défaits.
les enfants se sont  un peu vengés d'eux.  


Il y avait ceux qui nous attendaient depuis si longtemps, et qui sont vite venus emplir la maison de rires, de musique et de fête pour que nous ne nous sentions pas trop seuls. 



Il y a eu la découverte de la ville, les jolies Allées qu'on a plaisir à prendre en vélo , le boulevard qui nous rappelle que la montagne nous tend les bras, la végétation. Partout. 
Il y a eu tous ces tours et ces détours, parce que décidément je n'ai aucun sens de l'orientation. Je crois d'ailleurs  que dans dix ans, je commencerai toujours par prendre les Allées dans la mauvaise direction ...



Il y a eu les habitudes qui sont revenues très vite. C'est drôle comme quel que soit le lieu, le bazar trouve toujours une place !!! 


Il y a eu cette drôle de soirée du 31 Aout, où nous avons  fêté Côme à la lueur des bougies, parce que l'orage avait soufflé la lampe. Et puis la visite inattendue et adorable de nos nouveaux voisins qui sont venus lui porter des cadeaux après nous avoir entendus chanter !!! 

Et puis  l'école a repris, et avec elle le cortège des activités,  des devoirs et des réunions.  Le rythme qui s'installe peu à peu. La vie qui continue . 


Il y a eu la rentrée attendue et redoutée des scouts. " Et si les scouts d'ici étaient nuls? Méchants? pas comme ceux d'avant? Mais l'Esprit Scout,  c'est universel, hein maman ? Un peu comme les équipes Notre-Dame? 


Il y a eu aussi ces "à demain" qui ont pris la forme de ballades en montagnes ou de rendez-vous à la mer, ces lieux qui ont longtemps été le théâtre exclusif de nos vacances et qui deviennent notre quotidien, les cousinades qui ne sont plus réservées à l'été, la joie des repas en famille le dimanche qui nous donnent le sentiment d'habiter en vacances




Y sont beaux hein nos terrils? Par ici , on les appelle les Pyrénées.  


C'est notre nouvelle vie et je m'y fais peu à peu. Je suis toujours un peu déroutée de me sentir à la fois de retour à la maison et en même temps parfaitement étrangère. Je m'agace de me perdre et je souris de retrouver les chocolatines de mon enfance. Je savoure le soleil et m'étonne que la pluie béarnaise soit plus mouillée que la drache du Nord. Je trouve les gens vraiment charmants, mais j'avais oublié combien il est difficile de se déplacer sereinement en auto de ce côté ci-de la Garonne. 
J'apprivoise un nouveau rythme aussi: Je ne cours plus,  sauf quand j'accompagne Marie sur les Allées - Ca me fait tout drôle, mais je pense que les enfants apprécient que je sois plus disponible. 
Chacun trouve son rythme  et je pense que tous sont heureux de notre nouvelle vie . 
Le Pingouin en chef a beaucoup de travail , mais nous profitons de la proximité de la fac pour nous retrouver chaque jour à midi  -  si ça se trouve on va devenir pros en DSA - 

Habiter en vacances, cette expression inventée par Maman il y a longtemps pour qualifier notre vie Charentaise résume bien notre vie ici. 

23 septembre 2015

Habiter en vacances #7

C'est constater que même si la rentrée est là et l'emploi du temps bien rodé - et bien rempli- il reste encore du temps pour jouer. 
Le secret? 
Chacun grandit et peut désormais se garder seul le temps d'une conduite . 
Toutes les activités sont dans un rayon de 3 kms maximum. 
On y va en vélo le plus souvent possible. 
L'école finit à 16h, 15h30 le vendredi. 
On n'a plus deux heures de FM en deux  fois chacun son tour mais une heure et demie , le plus souvent en même temps. 

Ce qui fait que le mercredi avec
Escalade de 13h à14h30, orchestre de 13h30 à 15h30, trompette de 16h30 à 17h, orchestre de 17h30 à 19h, FM de 18h à 19h30, j'ai le temps de bloguer, faire faire les devoirs et tenir les horaires du coucher pour les plus jeunes. 

Vraiment, quand les enfants grandissent , la vie en centre ville c'est parfait! 

22 septembre 2015

Habiter en vacances #6

Ca ne veut pas forcément dire qu'on ne travaille pas. 


Séance de musique à 20h30, parce qu'avant il y a eu les devoirs, et encore avant le conservatoire - mais maman, on n'a JAMAIS le temps de jouer ! - pas de doute, on habite en vacances, mais l'année a bel et bien démarré. 

19 septembre 2015

Habiter en vacances #5

C'est recevoir un texto de ta soeurette  " Je sais que t'habites en vacances quand je peux inviter tes grands à déjeuner avec nous dès que t'as le dos tourné!"

18 septembre 2015

Habiter en vacances #4


C'est prendre le vélo pour aller chercher les enfants à l'école, et se demander si on habite vraiment en ville . Ou bien? 





13 septembre 2015

Habiter en vacances#3

C'est improviser une répète du chabalo au débotté un dimanche après-midi!

12 septembre 2015

Habiter en vacances #2

C'est quand tu vois les Pyrenées depuis la salle de classe de ton fils. Fatalement, ça te déconcentre un peu, et à la fin tu ne sais plus trop de quoi ont parlé les profs. Pas grave, tu gardes juste une très bonne impression -à cause des Pyrénées sans doute - Je n'ai pas osé faire une photo; comme je bavais un peu en regardant la fenêtre,au lieu d'écouter,  je n'ai pas voulu achever la réputation du pingouin collégien en sortant mon téléphone!

11 septembre 2015

Habiter en vacances#1

Faire ses devoirs dès le Vendredi soir parce que Dimanche s'il fait beau, c'est
rando. 

Elle est pas belle la vie? 

30 août 2015

Et pendant ce temps là

Presque un mois de silence  !
Ce n'est pourtant pas faute d'avoir des choses à dire  - il paraît que  quand je n'aurai plus rien à dire, c'est que je serai morte - C'est que les mots me sont très difficiles à trouver pour dire les choses avec justesse, et j'ai cruellement  manqué de temps pour trier mes photos et pour réfléchir.

Un mois de silence donc, retentissant  pourtant du bruit des cartons qu'on déplace, du rire des déménageurs et du cri de l'aspirateur.
Un silence plein des bruits d'une maison qu'on ferme .
Le silence assourdissant  des retrouvailles avec les cousins, du claquement des vagues sur la plage et des apéros le soir .
Le silence pour ne pas entendre les sanglots des derniers adieux.

Si j'avais eu le temps,  je vous aurais raconté jour après jour ces dernières semaines.
Cette drôle de journée où toute notre vie a disparu dans un semi remorque. Bien sûr le camion était vraiment très gros, et c'était très impressionnant, mais on a quand même pensé que ranger 18 années  dans 100 mètres cubes, c'était dérisoire. Et c'est vrai,  si notre vie tout entière n'était que nos cartons ça aurait été dérisoire, mais aucun lien d'amitié ne se peut enfermer,  ni se compter en mètres cubes, et les frontières de nos coeurs dépassent de loin celles d'un dérisoire camion de déménagement.


J'aurais raconté ce geste que j'ai fait pour la dernière fois,  la gorge si serrée que je n'ai pas pu retenir mes larmes , et juste après, cette route que nous avons faite en pensant que c'était sans doute la dernière fois qu'on la faisait "comme ça".  Parce que la prochaine fois, on " redescendra " à la maison.


J'aurais trouvé les mots pour décrire cette étrange sensation d'incertain  quand nos cartons étaient dans le Nord et nous dans le Sud, et que la maison de Denain n'était plus vraiment à nous et celle de Pau pas encore à nous.

En même temps que nous, vous auriez connu ces  quelques jours où nous devions attendre le camion, puis ceux où nous devions attendre la maison. Ces vacances forcées - quel dommage- , les retrouvailles avec la famille au bord de la mer - dur, dur - , la découverte de la maison et le choix épineux de la répartition des chambres. Avec nous vous auriez  été surpris et ravis de ce drôle de voyage de retour à la maison qui ne nous a pas paru en être vraiment un, puisque en moins de deux heures la migration était terminée.
J'aurais raconté les messages dans la boîte aux lettres, ces témoignages d'amitié bien réels qui nous ont donné le courage de défaire un à un tous les cartons. ( On y est presque, il reste la table à repasser et les cadres à accrocher). Merci !!!!
J'aurais parlé de toutes ces visites, de tous  ces  "super" et "ces  elle est chouette votre maison ", qui nous encouragent  à finir au mieux et au plus vite l'installation.

Maintenant, il  y a ces "à plus" qui désormais n'attendent pas plus loin que le lendemain.
Il y a nos charmants voisins ( ils roulent en Evalia, c'est un signe non? ) qui ont répondu présents à l'invitation et qui ont trouvé géniale l'idée de faire connaissance autour d'un café dans le jardin .
Il y a cette drôle d'impression qu'on va bientôt rentrer à la maison; mais en fait non. Maintenant on habite en vacances.
Il y a au creux de nous mêlées, l'impatience de faire connaissance de notre nouvelle vie, et la terreur de ne pas y arriver.
Les derniers cartons se défont, il manque une tringle ou deux dans les penderies, le fer à repasser est encore en vacances  et je ne me suis pas encore résolue à racheter une cuisinière ;-); mais cela se termine et chacun semble prêt à commencer sa nouvelle vie.
Cette semaine nous sommes allés chercher les manuels aux lycées, et visiter le collège.
Nous avons découvert notre nouvelle paroisse ce matin; les plus jeunes ont fait la connaissance des copains d'école chez leurs cousins cet après midi;  demain, c'est la rentrée de l'Université;  mardi matin, on découvre l'école ; mardi après-midi ce sera au tour d' Eloi et Jeanne ; Martin quant à lui attendra jeudi.


Mais je n'ai pas réussi à venir ici tant que tout n'était pas terminé, sans doute me fallait-il cela, partir sans me retourner pour trouver la force d'aller jusqu'au bout.


12 août 2015

Et voila

Tout est - presque prêt- . 
Yapluka charger le camion, finir les derniers cartons - Grrrrr, ça fait dix jours qu'on finit les derniers cartons-, décharger le camion, défaire les cartons... 
Ça finit par faire tellement longtemps que ça se termine, qu'on ne sait plus trop si on est très heureux, très tristes ou justes très impatients que la transition soit faite. 
Alors, juste on savoure le moment présent : Presque dernier petit déjeuner dans notre maison du nord en attendant le camion. Instant de calme avant la tempête.