27 août 2010

Compte à rebours




C'est la rentrée. Enfin presque. Plus que 6 dodos pour les uns, 7 pour le collégien, et 5 pour moi.
J'avais presqu'oublié ce léger vertige qui s'empare des jours qui précèdent le Grand jour. L'odeur des cahiers neufs, les stylos affûtés, la trousse complète pas encore tachée d 'encre et le cahier de notes qui attend sagement le nom des élèves qu'il me faudra mémoriser en quelques heures.
Parce que depuis trois années, ils rentrent sans moi.
Cette année, j'avais choisi de laisser la nostalgie de septembre au mois d'Août et de faire ma rentrée en même temps que le bébé bonbon. Et puis on m'a laissée sans nouvelles nouvelles " à la disposition du recteur".
J'ai cru qu'on m'avait oubliée ...
Consciencieuse, ou peut-être à cause de ces crampes d'estomacs qui me taquinent depuis quelques jours, j'ai pris mon courage à deux mains et le téléphone, pour aller au devant des nouvelles qui ne venaient pas à moi.En quelques mots échangés avec la dame du secrétariat tout m'est revenu, l'impatience de la première rencontre, les idées et avec elles leur cortège de doutes, l'inquiètude surtout de ne plus savoir ...
Jeudi je fais ma rentrée au Lycée.
Pour 7 mois.

26 août 2010

Quatorze ans





Le vrai jour c'était mardi. Mais chez les pingouins, on est fâchés avec les dates - c'est pas nos filleuls qui nous contrediront: parfois on oublie même que Noel c'est le 24 décembre pour tout le monde ;-), alors la fête on l'a faite aujourd'hui.
Au programme, cadeaux et apéro.
"Ben maman, c'est la meilleure, c'est VOTRE anniversaire, et c'est TOI qui nous fait des cadeaux."
"Ben, mes chéris, si vous n'étiez pas nés, nous ne fêterions probablement pas nos 14 ans de mariage - quoique ... En fait c'est l'anniversaire de toute la famille. c'est pour ça qu'on fait une fête tous ensemble - et pas juste papa et moi ."
" Si on fait la fête, on va remettre les costumes et y aura les pétards qui font peur ?"
" Non mon bébé bonbon, pas de costumes , ni de pétards, on est ensemble et c'est tout . C'est bien non? "
"Alors c'est comment la fête? "

Ben comme ça :
Grattage de pieds , et chipotages de frères en règle à la prière.
Renversage de verres dans le salon.
Empiffrage de melon mais pas jambon parce que tiensmamanjel'aimepaslejambon.
Déchirage et pulvérisage de papier cadeau
Cris de joie " ah, maman c'est toi qui l'a fait, t'es trop géniale comme maman, je l'adore déja ! Ah , maman , pourquoi c'est pas demain l'école, je l'adore trop de trop ce cahier de textes ! - on se calme, ce sont des pyjamas, des cahiers et des stylos. Je sais nos enfants sont faciles à combler. En même temps vu la vitesse à
laquelle ils détruisent, vaut mieux pas qu'ils aient des gouts de luxe hein !
Pas de souci on a eu notre part aussi, c'est pas que je m'en doutais un peu mais bon " maman , faut du scotch! maman, t'as de la peinture? Et les feuilles, c'est où que je peux en trouver? le papier cadeau, je peux le prendre? Nonnnnn, tu viens pas dans notre chambre !" Quelques affiches et dessins, juste de quoi retapisser la cage d'escalier.
N'empêche c'était adorable .
Et bien sûr, Bombardage de cousins et chambardement du salon!
Il y a des jours comme ça où on sait exactement pourquoi on a fabriqué cinq crapules.
Et je laisse le mot de la fin au papa des pingouins : " moi, j'aime pas les gosses, mais ceux là quand même ... "

23 août 2010

LA saga des pingouins # 2


Après, il y a eu cette drôle de semaine. Ce rendez-vous tant attendu. En forme de retour aux
sources. Juste nous avec nos enfants et les fidèles de chez fidèles, qui nous ont accompagnés il y a quatorze ans - aujourd'hui même, héhé !- et ne cessent, depuis, de cheminer avec nous. Que ce soit vers les hauts sommets, ou comme cette fois-ci lors de la redescente dans la plaine. Merci à vous Véro, Laurent et François.































Cette semaine ou en quelques minutes, le papa des pingouins a changé de bareau dans l'échelle des générations. Surprise, tristesse et soulagement tout à la fois,une épreuve .
La semaine a été écourtée, les pingouins sont revenus dans la plaine, au pays des vignes qui a vu grandir le papa des pingouins et le papa du papa des pingouins. Ce qui devait être fait a été fait. Les larmes ont coulé. Et puis la vie reprenant toujours le dessus, les cousins se sont retrouvés profitant de cette étrange parenthèse pour tisser plus étroitement encore les liens qui les unissent. Dans le jardin de toujours, les jeux ont retenti, les rires ont fusé et les vêtements ont été dûment salis, comme après une bonne journée d'enfance.

la saga des pingouins # 1

Ensuite il y a eu la transhumance vers les montagnes, mais comme la route est longue, les pingouins font escale au pays des vignes et du pineau. Le temps pour la maman des pingouins de se faire dorloter un peu par la sienne de maman, pendant que le papa des pingouins rend visite à ses parents et que la troupe vérifie le niveau de la Charente, supervise la récolte de prunes avec Grand-papa, s'assure que la famille Bonobos va bien, révise les règles de Uno et de Poung avec Grand-Maman, constate que Babar est intact aussi bien dans les livres de GM que dans les quarante-cinq tours de son enfance, et surtout, appelle mille fois par jour " grand-maman ?" , "grand-papa?", juste pour les entendre répéter mille fois avec la même patience " oui ?".
Mais, voilà, le goût des souvenirs d'enfance, ça ne se prend pas en photo. Pas d'image donc pour se rappeler de ces moments que la tradition rend un peu magiques, juste des émotions imprimées au fond de leurs coeurs.

Et puis la grande descente a continué, vers les montagnes, celles qu'on appelle, par chez eux, Pyrennées. La famille Pingouin s'est posée - a carrément squatté - une semaine chez l'aînée de ses soeurettes. Il y a eu des rigolades, des chamailleries, du vélo, des rigolades, des bains, des glissades, du vélo, des chamailleries, du vélo, des rigolades, des jeux, du Russe, du rhum, des rigolades, des siestes imprévues - ah le columpio !































Et comme, pour une fois, le temps était au rendez-vous, nous avons pu faire ce fameux bivouac, promis par les papas depuis trois ans, et redouté par les mamans , on se demande bien pourquoi ! -

22 août 2010

Ah ! enfin !


La saison de migration touchant à sa fin, une partie du moins des pingouins est de retour au bercail. C'est que Pingouin en chef reprend le travail demain matin ... avec des palmes de plomb, il faut bien le dire.
Quant aux deux pingouins qui ont eu droit à la sauce rallonge , en vrai, ils sont à Lourdes et ont pour mission de prier pour la famille, et la paroisse - Lourdes tâche ! mwarfff !-

Mais qu'ont fait les pingouins pendant tout ce temps là?

Ben, comme tout le monde, du moins, c'est ce qu'il nous a semblé à en juger par le nombre de véhicules qui nous ont accompagnés au long des quelques trois mille kms parcourus cet été. Hé oui, quand le pingouin migre, il ne fait pas les choses à moitié ! Il faut dire que la banquise, c'est loooooooooooooooin des vignes, de la montagne et de la mer . Toutes choses essentielles à son équilibre mental.
Ce qui explique que chaque été le pingouin ferme boutique
pendant un bon mois - et assume parfaitement son statut de fonctionnaire de l'éducation nationale - charge femme, enfants et vélos dans la cathomobile, et troque bière et frites contre pineau, moscatel chorizo et magret de canard. Non, la pingouinelle ne grossit pas,pendant la migration, c'est juste sa soeur qui a lave ses jeans un peu trop chaud . hum.

Cette année au programme, il y a d'abord eu une petite pause sur la banquise, histoire de se faire des forces en attendant le grand départ. Avec toutes ces choses qu'on ne fait pas quand il y a école-dessin-judo-caté-scout-musique. lire tout nu en pyjama, dans sa taie d'oreiller, jusqu'à midi, des livres interdits, téléphoner à ceux qui ont toujours tort- de ne pas être là pour en profiter - fêter un anniversaire, faire des tas de cousins sous la pluie et dans le toboggan, jouer à - éparpiller les cartes de junglespeed - des jeux de grands - sans que maman se fâche trop fort ...
Et accessoirement remplir un constat pour les plus grands.
Qu'on se rassure, les deux véhicules étaient au bout du compte suffisamment en forme pour assumer la transhumance pingouibonobesque !