19 septembre 2014

Un truc pas drôle mais si un peu quand même ...

C'est l'histoire d'une fille un peu grognon, un peu ronchon qui aime pas qu'on la réveille la nuit.
Quand elle avait des tout petits, elle faisait un effort, mais mon Dieu qu'elle détestait ça.
Ce qu'elle n'aime pas non plus c'est être réveillée quand tout le monde dort. Quand elle était petite, et même plus si petite que ça, c'est simple, elle dmmm... son monde jusqu'à ce que son papa lui flanque une trempe.
Maintenant qu'elle n'est plus vraiment petite , et que ses bébés ont grandi, elle entend dormir sur ses deux oreilles la nuit durant. Et gare à qui l'ennuie.
Alors si son cher Aimé la réveille en pleine nuit, ben elle ronchonne . Et si en plus elle ne parvient pas à se rendormir elle grogne.
Et si l'insomnie dure trop longtemps, ben elle se lève . En râlant sur son chéri qui a eu l'audace de s'endormir . et de ronfler.
Voilà .
On va dire que La mégère ronchon, c'est moi.
Et le Chéri Aimé, le Papa des Pingouins.

Alors Le papa des pingouins se couche. tard. Il me réveille.
Je grogne.
Il s'endort comme une masse, je grogne. Il ronfle respire fort, je peste. Il persiste, je boude. Il s'en fout, il dort.
Et puis voilà que les portes claquent un étage en dessous. Je peste de plus belle, contre les enfants qui ne les ferment pas correctement les jours de vent.
Le papa des Pingouins s'en fout, il dort. Et il a mis ses bouchons, pour pas m'entendre. Il me connaît bien.
Et voilà que dans la rue ils s'y mettent, et que je te claque des portières, et que je démarre, et que ça recommence.
Ca m'agace. Non mais . Je me lève avec mon bouquin histoire de passer le temps au salon sans réveiller le Papa des Pingouins, Je n'ai plus cinq ans , je sais que c'est peine perdue.

Et là j'entre dans la quatrième dimension.
Je pense que la nuit mon cerveau ne fonctionne pas exactement comme il devrait. Dans le noir, certaines connexions sont court-circuitées.
Parce que les gens normaux quand ils entendent du bruit chez eux, et qu'ils trouvent la porte  du jardin grande ouverte, ils paniquent non? Et ils vérifient si RIEN ne manque ... Juste avant de faire le 17 . Ou alors, ils font le 17 d'abord ...
Ben moi je peste sur les gens qui savent pas fermer les portes dans "cette baraque". Je vérifie que mon portable est encore en place. Je jette un oeil à mon ordi,  je referme la porte en me disant qu'il n'y a pas tant de vent que ça, en fait. Et je remonte me coucher.

Le lendemain j'accuse le papa des pingouins de ne pas avoir fermé la porte et de m'avoir empêchée de dormir je raconte mon épopée nocturne au Papa des Pingouins qui s'étonne parce que toutes les portes étaient fermées. A clef.
Mais comme il ne manque rien, on s'affole pas. C'est le chat on dit.
C'est le chat aussi qui a traversé le jardin avec le sac de gamelle et qui l'a abandonné au pied du mur.
Et puis, à moment donné, on cherche nos clés de voiture pour partir travailler.
A minute moins cinq .
C'est marrant, les clés sont introuvables, et le sac à main aussi.
Je culpabilise déjà, certaine de l'avoir oublié dans le tram/au collège/dans la rue/au conservatoire/au magasin/dans la voiture ...
Le Papa des Pingouin se met alors à prononcer des incantations bizarres, dans lesquelles je ne reconnais aucune prière connue à Saint Antoine.
Homjakingregradsilesvoitursonla

Comme les incantations d'habitude c'est plutôt mon truc, je comprends qu'il y a un truc grave ...bizarrement c'est aussi le moment où mon cerveau semble se remettre en mode jour, et soudain tout s'éclaire.

Mon Dieu les autos !!!
en vrai j'ai été beaucoup plus vulgaire que ça. 
LES VOITURES.
LES DEUX VOITURES .

Home jacking on appelle ça ... j'ai toujours su que le Papa des Pingouins ne faisait pas d'incantations à Saint Antoine .




12 septembre 2014

Jean git , et pose !

Parfois, je prête mon téléphone à l'une ou l'autre de les enfants... Plutôt à l'une qu'aux autres d'ailleurs. Quand je le récupère, le plus souvent je râle.  
Je veux aller vérifier mes mails , je tombe sur sa boîte, je compte trouver mes favoris dans mon navigateur et je tombe sur les derniers sites qu'elle a visités .  
Je ne suis plus chez moi! 
Outre le fait que je n'aime pas tomber  ainsi au cœur de sa vie privée - il paraît qu'elle n'a rien à me cacher  mais quand même . Je n'aime pas - . Il y a surtout que je suis vieille et maniaque et que je déteste qu'on change mes petites habitudes, alors si on modifie ne serait ce que d'un iota le contenu de mon téléphone, je crise ! 
Sauf certaines fois. 
La demoiselle use et abuse de l'appli photo, et je dois dire que si ses dix mille versions de son sourire aux yeux de biche ( on dit selfie je crois) m'agacent  un peu, il me faut parfois reconnaître qu'elle a l'œil, et le goût sûrs. 
Ainsi cette série de Monsieur Dernier trouvée au détour d'un album, et qui me permet de rendre hommage au merveilleux patron de la non moins merveilleuse Sophie, la tunique Gengi. 
Monsieur Dernier a porté la sienne tout l'été . 
Ha, ces petites gambettes bronzées salées  qui dépassent de l'arrondi du dos au retour de la plage ... Mille fois j'ai souhaité immortaliser l'instant, mille fois j'ai oublié mon appareil photo. 
Mais il y aura d'autres occasions , tant cette tunique magique convient en toutes  circonstances. 
Ici elle est portée sur un jean marine parcequ'au monastère il faisait bien frais. Mais le plus souvent elle a été portée à même la peau , au sortir du bain de mer pour se réchauffer. 














Tunique Gengi de Valantoine, en coton cousue en un Tour de Main pendant  la finale de la coupe du monde. Encore un atout de ce merveilleux parton, il est simple et rapide à coudre.  


Crédit Photo , Mademoiselle Pingouin, on est d'accord, c'est un peu flou, mais j'ai trop aimé les poses qu'elle a fait prendre au mannequin. 

09 septembre 2014

Fin de la pause, retour à la vraie vie ...

Ce qui est bien avec les vacances de prof, c'est que ça dure longtemps ( ah, on avait remarqué? ) 
Mais j'ai travaillé un peu je vous ferai dire. Puisque très exceptionnellement, cette année, je connaissais par avance les niveaux de classe qui allaient m'être attribués. 
Certes, je n'étais pas nommée au Lycée des Bisounours, mais non loin de là , disons même encore plus près, ce qui m'avait permis au cours du marathon de juin, d'aller faire la connaissance de mes nouveaux collègues. Il ne m'avait pas fallu deux heures pour comprendre que je n'étais pas loin d'avoir  de nouveau eu une sacré chance ... ce n'était pas le lycée des bisounours, mais son petit frère le collège.  - Une équipe de français qui prépare, en juin et en rigolant, ses progressions de l'année à venir, qui fixe les dates de devoirs communs et détermine globalement les sujets. Moi je dis chapeau. D'autant plus que les filles ne sont pas forcément toutes copines, mais chacune sait mettre son égo de côté le temps d'une réunion, ce qui permet de  bosser efficacement . 
C'est génial. 
C'est du moins ce que je me suis dit  juste avant de réfléchir au concept REP + , et à l'expression " se serrer les coudes" . On s'en fout j'ai dit avec le menton qui tremble, on verra bien à la rentrée. Je suis pas stressée , alors, pas la peine de s'en faire au risque de stresser encore plus. 
Toujours est-il que je suis partie en vacances avec mes projets de progression sous le bras, et mes futurs élèves en tête. 
J'ai travaillé donc - un peu - j'ai lu aussi - beaucoup- et j'ai glandé - à mort ! pendant trois mois ou presque. La vache, ça fait un bien fou !

Je ne vais pas vous raconter en détail le menu des mois de Juillet et Aout, disons pour faire bref que nous avons eu la chance de nous trouver presque toujours à l'endroit où le soleil se cachait, les jeans ne sont donc pas vraiment sortis des valises, et pour une fois, je n'ai pas oublié les 7 Kw*y à chacun des portemanteaux où je les avais accrochés. On a fait des balades, des châteaux, des routes, des fouilles curieuses, on a pris des bains, des apéros, des autoroutes, on a dit salut aux cousins, aux futures cousines, aux  frangines, aux  beauf's, aux  parents, aux tontons, aux  tantines, aux amis, à la mer , à la campagne, à la montagne et même à Fred,  on a fêté un brevet, un anniversaire, un CDI, une maison, des futures Bébées, des fêtes, des anniversaires et aussi des nonanniversaires, on a lu, on a joué de la musique, on a fait réparer la voiture, on a dit beaucoup de bêtises, et on a beaucoup ri. 
Bref, on a passé de bonnes vacances. 

Alors voilà , la pause est finie. 
J'aimerais bien vous dire que ça y est cette année, je vais réussir à m'organiser comme une chef, que je vais venir causer un peu plus souvent par ici - j'ai au moins dix articles en cours, griffonnés sur des feuilles volantes, enfouis dans un coin de ma tête, barbouillés sur l'un de  mes innombrables carnets , enregistrés dans la mémoire de mon ordinateur -  ; mais je suis lucide,  si le repos a consolidé mon envie et nourri mon inspiration, il n' a pas eu raison des mes différents engagements, ni de la sombre culpabilité qui s'empare de moi chaque fois que je m'assieds à mon clavier pour autre chose qu'une préparation de cours ... 
J'aimerais dire que j'ai enfin pris la résolution de ne pas laisser passer une semaine sans prendre le temps de publier au moins un article et réaliser au moins une bricole avec Estelle et Suzon . J'ai décidé de ne pas laisser passer une semaine sans prendre le temps de publier et de coudre. Et annoncer fièrement à la terre entière que j'ai bien l'intention de la tenir. J'ai bien l'intention de la tenir.  Mais, si je disais vraiment ces des choses étranges,  ce serait comme si je promettais  de ne plus jamais rire en disant  caca boudin  , de ne plus jamais crier "dépêchez-vous on va être en retard à cause de vous", de ne plus jamais m'énerver  sur mes chers Amours d'enfants, de boycotter le caté/l'amicale/les scouts/la musique , de ne pas jurer en auto, de ne pas  me coucher trop tard et de n'oublier AUCUNE réunion importante cette année.