12 mars 2016

Celui qui voulait travailler et celle qui avait la foi

 Attention, post long, ennuyeux de prof qui râle et qui va me valoir un point rouge sur ma fiche pédagogique .



Depuis toute petite je sais que je veux devenir enseignante. 
D'aussi loin que je me souvienne, je sais que je veux  enseigner le français. C'est  LA matière où on apprend comment est construit le langage, où on découvre que tout langage est le tissage d'une pensée, d'une idéologie, d'un univers. La maîtrise du langage écrit et oral, c'est pour moi la clé de la liberté. 
Plus tard,  j'ai cru comprendre  la belle et ambitieuse mission de l'école : former des citoyens. De vrais citoyens,  des gens cultivés,  capables de penser par eux-mêmes, libres, et en mesure de comprendre le fonctionnement de leur société, d'avoir des idées pour la faire avancer  et de voir plus loin que leur intérêt personnel, de prendre des décisions et de les assumer . 
Et je trouvais ça formidable que chaque enfant puisse recevoir ce bagage même si sa famille ne lui proposait pas, et je voulais participer à cette aventure. Ce serait ma façon à moi d'être citoyenne. 
Par ailleurs , dans ma famille j'avais appris à regarder les gens au-delà des apparences, je savais pouvoir compter sur ma capacité à toujours chercher à comprendre les chemins intérieurs de l'autre , et à valoriser chez lui  tout ce qui pouvait l'être. Je pensais que je saurais regarder mes élèves avec bienveillance, et  que je chercherais toujours à les faire progresser,  ce serait ma façon à moi d'être chrétienne dans le monde , sans brandir l'étendard de Jésus-Christ. 

Voilà , c'est , je crois ce que l'on nomme " une vocation". 

Alors,  y a 20 ans, quand j'ai commencé à travailler  j'ai sauté , avec tous mes idéaux, dans le train de la réforme du français: les séquences, les méthodes déductives, tout ça. L'idée en gros c'était de conduire les élèves sur un chemin de découverte , de donner du sens à ce que nous faisions . 
La grammaire, l'orthographe, ne sont que des outils, qui n'ont d'intérêt que si l'on s'en sert et qu'on sait à quoi ils servent. Observons les dans leur milieu naturel, les textes, utilisons-les nous comprendrons ensuite seulement comment ils fonctionnent. 
D'aucuns criaient déjà au scandale, protestant qu'on "nivelait par le bas" , qu'on "enseignait au rabais". 
Je ne me suis pas posé de questions . 
J'ai décidé de trouver ça génial . Et exigeant. 
De toutes façons à l'IUFM ( oui, en vrai,  ça fait un peu plus de 2 ans ) on ne nous a jamais dit que ça pouvait être autrement. 

Quand on a parlé d'hétérogénéité , j'ai décidé que c'était génial. 
Quand on a parlé d'aide individualisée, j'ai décidé que c'était génial. 
Quand on a  parlé de classes pupitres, j'ai décidé que c'était génial. 
Quand on a parlé d' IDD, j'ai décidé que c'était génial ... 
Je ne continue pas la liste. 
Je suis une bonne petite prof bien obéissante, qui décide de trouver génial tout ce que nous pondent les pontes - ils ont fait plus d'études que nous n'est-ce pas? Ils lisent des tas de rapports et utilisent des mots compliqués - Moi je n'ai que quelques années d'expérience, et surtout un public très particulier ( heu .... hétérogène ) . Et comme je suis plutôt positive, je lis les nouvelles directives, je trouve que sur le fonds elles ont le mérité d'être généreuses et ambitieuses, même si très idéalistes,  je me trouve une collègue ou deux  et ensemble, on fait de notre mieux pour appliquer les nouvelles directives. 
Jusqu'à maintenant. 
Parce que cette fois-ci j'ai du mal à suivre. 
Je n'arrive pas à trouver quoique ce soit d'ambitieux et de  généreux à cette nouvelle réforme. 
Peut-être en partie  parce que maintenant mes enfants sont concernés et que finalement  l'égalité que je défends pour eux n'est pas la même que celle que je défends pour mes élèves. 
Peut-être en partie aussi  parce que je vieillis et que je peine à me remettre en question. 
Tout cela est possible. 
Pourtant, je suis convaincue qu'il faut enseigner autrement, qu'il faut chercher d'autres chemins pour rejoindre les jeunes auxquels nous nous adressons quelque soit leur niveau scolaire et quelque soit le milieu d'où ils viennent parce que la majorité d'entre eux s'ennuie au collège. 
Je suis convaincue qu'il faut d'autres façons d'évaluer, parce que nous réduisons les enfants à une performance scolaire qui ne reflète pas leur personnalité et ne les prépare pas non plus à la "vraie vie d'aujourd'hui". 
Je suis convaincue que nous devrions d'avantage encourager et valoriser pour développer la créativité et la confiance en soi nécessaire à toute réussite scolaire. 

Mais je suis convaincue aussi que le chemin qu'on nous propose n'est pas le bon. 
Pour que tout le monde ait accès à tout sans élitisme ni distinction , puisque c'est de ça dont il est question, il faut réduire ce tout à sa portion congrue de sorte à ce que nul ne soit frustré, ou bien proposer TOUTES les langues et TOUTES les options  dans TOUS les collèges. Il  me semble que notre ministre ait opté pour la première option. 
Certes en baissant la hauteur de la barre à franchir, on permet à un plus grand nombre de sauter l'obstacle,  mais on ne sait pas alors quel est le nombre de ceux qui avec plus d'entraînement auraient pu aller encore plus haut. C'est pourquoi je préfèrerais qu'on ne change pas l'objectif de la hauteur à atteindre, mais qu'on change de méthode pour aider  chacun à s'en approcher le plus possible. Même si c'est plus long. Et plus coûteux . Mais non, la réforme du collège n'est pas une réforme économique. 


Dans l'établissement de notre Collégien du moment,  l'année prochaine, en 4ème, on doit commencer une LV2 , - espagnol ou espagnol - ,  et  on PEUT  choisir UN SEUL enseignement complémentaire. C'est écrit en gros. 
On doit donc cocher celui qu'on fait déjà en cinquième si on en fait déjà un : latin OU Cham OU espagnol OU SS Rugdby OU SSBasket. 
Il sera reconduit automatiquement.
On remarque au passage que la section européenne sera supprimée automatiquement. 
Dans la liste suivante, il y a SSRugby ( sélection) OU SSbasket(sélection)  OU latin ... mais si on a déjà coché en 1, on ne peut plus cocher en 2 . 

Finalement, 
TOUS les élèves de cet établissement peuvent  apprendre l'espagnol.
TOUS les élèves de cet établissement peuvent  apprendre le latin 2h par semaine en 4ème  - sauf  ceux qui font déjà de la musique ou du sport. 
QUELQUES élèves de cet établissement ( ceux qui seront sélectionnés, 60 maxi ) pourront bénéficier d'un enseignement intensif de basket ou de rugby, mais pas de musique ni de latin. 
QUELQUES élèves de cet établissement ( ceux qui sont venus pour cela) pourront bénéficier d'un aménagement d'emploi du temps pour pratiquer la musique au conservatoire , mais pas de sport ni de latin. 
AUCUN élève de cet établissement ne peut apprendre l'Allemand. 
AUCUN élève de cet établissement ne peut bénéficier d'un enseignement renforcé en langue. 

Donc, dans cet établissement, on offre à chacun le choix d'UNE option. 
"Un chacun", c'est ce que je dis à mes enfants quand il faut partager un paquet de gâteaux ou une tablette de chocolat . 
"Un chacun", c'est ce dont il ne faut pas abuser parce que c'est un peu exceptionnel ou parce qu'il n'y en n'a pas assez pour tout le monde .
Il faut partager, on est bien d'accord, c'est une valeur importante à enseigner à nos enfants. 

Mais a-t-on le droit de  partager l'accès au savoir? 
La connaissance diminue-t-elle  si on la partage? 
Si un enfant choisit de faire de la musique ET du sport ET du latin ET de l'anglais, je conçois que ça puisse avoir du mal à tenir dans son emploi du temps, et qu'il faille modérer son appétit , mais je ne vois pas en quoi son choix peut léser ses camarades. On est bien d'accord, madame la ministre, la réforme du collège n'est pas une réforme économique. Si de nombreux élèves veulent faire la même option, hé bien soit ils se tiennent tranquilles afin qu'on puisse travailler dans de bonnes conditions à nombreux, soit on trouve des heures supplémentaires. C'est simple . Et cher. 

Cette réforme me met en colère, et plus encore elle me rend triste, parce qu'elle fait croire que les sections prétendument "élitistes" étaient réservées aux meilleurs élèves, choisis par les profs parmi les plus gentils et les plus performants.  Mais c'est faux. Dans chaque collège où étaient proposées une section bilangue, européenne, musicale, sportive, scientifique, du latin, de l'allemand en première langue  et que sais-je, chacun pouvait y prétendre. Et parfois, les demandes dépassaient les capacités d'accueil. Alors si on ne pouvait pas choisir d'augmenter les effectifs, il fallait choisir les élèves. Ca ça pouvait conduire à l'élitisme. 
En obligeant chaque collège à faire des choix dans les enseignements proposés, on les oblige aussi à renoncer à la mixité qui découlait naturellement de la diversité des enseignements proposés, parce que ceux qui le pourront iront chercher leur bonheur ailleurs. 
Ainsi , dans l'établissement du PingouinCollégien certains enfants sont scolarisés en France pour la première fois , d'autres sont en ULIS , d'autres encore pratiquent la musique depuis l'âge de 7 ans, il y en a aussi qui sont de grands  sportifs , et beaucoup sont "juste normaux ". C'est notre collège de secteur, et la diversité des élèves qui le fréquentent fait justement à nos yeux sa force. Notre pingouinCollégien a la chance d'y retrouver des enfants qui sont très différents de lui,  selon les enfants qu'il rencontre, il se sent chanceux ou malheureux, et il apprécie cette diversité. Il nous semble que là est vraiment l'école de la vie. 
Oui mais, notre PingouinCollégien est aussi celui qui veut tout savoir, tout apprendre, tout découvrir . et il est prêt à pratiquer la musique en plus de ses heures d'école pour pouvoir découvrir des choses que nous ne lui apprendrons pas à la maison. Il rêve d'apprendre le latin et désire consacrer  plus temps  à  apprendre l'anglais. Il aime apprendre et travailler, alors ce matin il est allé visiter un collège privé où on lui propose de l'anglais "plus", de l'espagnol , du latin et des EPI qui sont baptisés " challenges". 
Il se déclare prêt à changer de nouveau d'établissement pour contenter sa soif de connaissances, au détriment de la diversité des rencontres qu'il fera, et nous accompagnerons ce désir s'il doit devenir son choix au détriment de nos convictions premières. 
Voilà, moi qui suis une fervente disciple de l'école publique parce qu'elle garantit l'égalité des chances, et favorise la mixité sociale, moi qui ris quand on me déclare le niveau " meilleur " dans le privé que dans le public en faisant fi du sacro-saint "Niveau",  je m'apprête une fois encore à changer mon fusil d'épaule pour l'un de mes Pingouins. Au motif cette fois, qu'il a le droit comme tout enfant de satisfaire à l'école sa curiosité intellectuelle. J'ai la chance de pouvoir le lui offrir. Ce n'est pas juste pour tous ceux qui n'auront pas cette échappatoire. 
Je n'en suis pas fière. 



Mesdames et messieurs les Grands Décideurs de l'école, je ne comprends pas votre réforme, et je la crains. 
Où voulez-vous nous emmener? 
Est-il question de  proposer à tous seulement  ce dont tous sont capables pour que personne ne sente lésé? C'est généreux de votre part, mais avez-vous pensé à la frustration de ceux dont l'appétit de connaissance était plus grand et que leurs familles ne pourront rassasier? 
Voulez-vous simplement  réduire les dépenses liées à l'éducation de nos enfants en réduisant les heures d'enseignement dispensé ? Je veux bien le comprendre,  mais  croyez-vous vraiment qu'on puisse apprendre et progresser sans y passer de temps, et que sans culture et sans savoir on puisse devenir un citoyen avisé et responsable ? A moins que vous n'ayez renoncé aux belles et grandes ambitions de l'école pour tous? Celles-là mêmes sur lesquelles vous m'avez interrogée avant de m'accorder le droit d'enseigner ... Ce n'est plus aussi important soudain? 
S'agit-il de remédier à l'ennui des élèves pour les remotiver? Je suis partante, mais alors pourquoi leur proposer des cours de rien? Pourquoi ne pas simplement nous offrir  des formations qui nous permettraient de changer notre pédagogie et notre approche des élèves? Je ne sais pas moi, donnez-nous la chance, à tous, d'apprendre comment fonctionne le cerveau d'un enfant, parlez-nous des intelligences multiples et de la manière de les mettre en valeur, donnez-nous des cours d'éducation positive. Enseignez-nous la coopération et je suis sûre que sans changer les dispositifs en place, nous saurons en tirer le parti nécessaire pour tirer chacun vers le haut. Ca ne vous coûtera pas plus cher que les (dé)formations inutiles auxquelles vous nous contraignez cette année.   
Mesdames et Messieurs les Grands décideurs de l'école, quand je regarde la réforme que vous nous imposez, cette fois-ci,  permettez moi de douter de vos intentions, avant de douter de ma vocation.  

Votre infidèle et néanmoins dévouée serviteuse. 








4 commentaires:

Alphonsine a dit…

Maintenant je suis contente du système scolaire... mais je ne suis plus en France !
Comme je te comprends ! Allez, courage, il en faut !

ACT a dit…

Chère servante de l'enseignement national,
Ouf, ma dernière va passer le bac cette année, une reforme de moins à subir. La dernière n'était déjà pas là pour remonter le niveau, en particulier en histoire-géographie.
Elle a fini son primaire avec un très bon niveau en français et écrivait presque sans faute. Le collège et son non enseignement de la grammaire et de la conjugaison ont fait qu'il n'y a plus beaucoup de ses phrases sans fautes.
Allez comprendre.
Nous avons fait le choix du privé pour le collège et en effet elle a bénéficié de l'enseignement de 2 langues dès la 6°, du latin dès la 5° et du grec à partir de la 4°. Là, il lui a été dit qu'une 3° langue vivante n'était pas possible. Réponse qu'elle n'a pas comprise.
Il y avait d'ailleurs une heure par semaine dite de découverte ce qui lui a permis de découvrir le bridge en 5° et de le poursuivre en atelier les années suivantes.
Bien que dans le privé, la classe était hétérogène d'un point de vue social et de nationalités variées.
Alors je vous rejoins, ce n'est pas en laminant les attentes que l'on peut aider les enfants.
en fait c'est l'inverse qui fonctionne à condition de rester bienveillant.
Bon courage pour appliquer cette réforme malgré votre droit à vos choix pédagogiques.

Vididi a dit…

Chère Serviteuse,

je suis arrivée par ici par hasard, en cliquant sur un prénom que je croyais être celui d'une amie, sur le site d'une ronde qui n'en est pas une non plus.

Je suis moi-même une serviteuse emballée par l'AP, les IDD, le travail en ilots, les tâches complexes. Je fais des groupes de besoin avec la serviteuse qui bosse à côté de moi depuis 2 ans, on s'échange nos élèves pendant l'année, on a même aligné nos cours de 3ème pour ça...

Dans le collège de secteur (où je bosse aussi), mon ex collégien n°1 a fait une section euro espagnol, mon 4ème-collégien actuel (qui est en fait n°2) a commencé la bilangue allemand en 6ème, comme son copain kosovar, qui avait passé 5 ans en Allemagne avant d'atterrir en France et qui du coup parlait vachement mieux allemand que français. N°1 avait été super déçu d'être obligé d'abandonner le latin pour pouvoir faire l'euro, parce que les 2 ça tenait pas dans les cases, mais pour n°2, ça colle et il adore ça.

Et puis, et puis, n°3 va entrer en 6ème l'an prochain. Elle n'aura rien de ce qu'ont eu ses frères. Elle aura peut-être de l'AP de maths faite par le prof de techno ou celui d'EPS sur les heures de maths, puisque l'inspecteur de Maths a dit que c'était pas un pb, de l' AP d'Anglais avec la prof d'Allemand, parce que le chef a décidé que la prof d'allemand parlait bien anglais (elle refuse, faut quand même le préciser). Et moi et mes copines serviteuses, on se fait traiter de profs passéistes, rétrogrades parce qu'on dit que les heures de maths devraient être assurées par des profs de maths, et qu'on doit apprendre à travailler en interdisciplinarité et gnagnagna... Oh, sans déc', JE SUIS l'interdisciplinarité, je fais de l'histoire, de la géo, de l'EMC, moi!
Bref, ma gamine fera pas bilangue dans son collègue de ploucs parce que ça c'est hyper-élitiste, mais à 40 bornes d'ici, les gamins du conservatoire pourront continuer à faire CHAM dans la grande ville parce que ça c'est pas élitiste du tout...
Comment dire que j'ai un peu l'impression d'être prise pour un jambon?

Bref, ton billet, ça me parle vraiment et je vais de ce pas aller voir, ce qui arrive d'autre à la famille pingouin.

so a dit…

@Alphonsine : ce qui est dommage, c'est que le système français en théorie est généreux et ambitieux, mais dans la mise en oeuvre, il me semble qu'on a des progrès a faire.

@act: bienvenue ici, et merci pour votre commentaire. Voilà, tirer tout le monde vers le haut tout en restant bienveillant de façon à ne pas décourager ceux pour qui le chemin est plus long et compliqué . Ce qui compte à mon avis n'est pas forcément que tout le monde ait le même "niveau" ( je déteste ce mot , et cette idée) - qui ne peut qu'être décidé arbitrairement - mais que chacun puisse bénéficier de la chance d'avancer aussi loin que possible sur le chemin qui conduit à ce " niveau". Et cela nécessite en effet de réfléchir et d'enseigner autrement .

@vididi : bienvenue sur ma banquise qui n'est n'est plus une - décidément toutes ces apparences trompeuses - les tâches complexes, le travail en ilôt, la modularité des heures, les échanges d'élèves, le travail avec la copine qui n'est pas dans la même matière ... toussa, toussa, j'adore ! Préparer des parcours qui permettent de croiser les matières, c'est la vie. On est bien d 'accord. Moi aussi , je suis dubitative sur le fait de demander aux collègues d'assurer un soutien dans une matière qui n'est pas la leur ( passéiste je suis) ... Aider à mémoriser une leçon de maths, d'histoire, enseigner à conduire une recherche de la quête d'info à la mise en forme , quelque soit le thème, je peux. Mais vérifier la justesse des infos récupérées, réexpliquer un contenu, ou aider à comprendre une leçon, si ce n'est pas en lettres, je suis certaine que je ferai plus de dégâts qu'autre chose.
Mais non voyons, la CHAM ce n'est pas élitiste, surtout pas depuis que la plupart des conservatoires ont doublé leurs frais d'inscription faute de subventions ;-(