Pendant les vacances, il y a eu cet article d
'Au Petit Bonheur .
Elle, c'est une fille hyper organisée qui ne perd pas une minute , elle a plein d'enfants, elle travaille et pourtant elle arrive à bloguer régulièrement. J'ai envie de dire qu'elle est un modèle, mais de ce que je sais d'elle, elle détesterait cette image. Disons plutôt qu'elle m'aide à mieux réfléchir .
Son article m'a d'abord complétement découragée parce qu'en vrai, et malgré les apparences, JE NE SUIS PAS ORGANISEE .
Définitivement.
Et Si l'idée d'être capable de tout anticiper, programmer, ordonner me séduit follement , en vrai elle me glace aussi tant ça ne me ressemble pas.
Certes, j'ai réussi, un temps à faire mille choses et le reste, quand les enfants étaient tout petits et que je n'avais pas vraiment besoin de mon cerveau pour les éduquer.
Je veux dire par là que les biberons, les jeux, les couches, la pâtisserie , les devoirs de CE2 et les cartes pokémons ça ne m'a pas demandé trop de concentration ni d'attention , seulement Cinq paires de bras certains jours et beaucoup d'énergie... En revanche, les questions d'orientation, de bac, de portable, de réseaux sociaux, d'influences et j'en passe qui se posent désormais requièrent moins de bras et plus d'attention et de réflexion - mais à l'époque je ne m'en rendais pas compte, je me prenais pour une héroïne. Que j'étais. Je ne reviendrai en arrière pour rien au monde , et je suis follement admirative des mamans de grande famille d'enfants en bas âge. -
Bref, il me semble que plus les enfants grandissent et plus j'ai de mal à m'organiser
tout maîtriser et j'ai toujours l'impression de courir après je ne sais quoi
ma toute puissance. Ce dont j'ai besoin aujourd'hui, plus que de temps ou de bras supplémentaires c'est du cerveau disponible et en état de marche. Croyez-moi, les ados ça consomme de la cervelle de parents.
Cet article donc, me donnait à la fois des clés et des sueurs froides .
J' ai naturellement commencé par chounier sur mon sort, l'âge, le manque de temps , les gènes que je n'ai pas. Mais ça ne m' a menée à rien d' autre qu'au regret. Je me suis, finalement, botté le derrière et les neurones et j'ai décidé de centrer mes efforts de carême sur cette question d'organisation, de zéro minutes perdues et de temps de cerveau retrouvé pour débroussailler le chemin de ce blog qui compte tant pour moi et qui me manque tant.
Le résultat c'est que dans les cinq minutes du jour, j'ai décidé de poster cette recette de lasagnes qui n'en sont pas - sauf que là, il ne me reste déjà plus que quatre minutes - je suis laaaaarge !
Or donc, dans ma nouvelle , je devrais dire re-nouvelle organisation, j'ai re-décidé de re-faire mes menus et mes courses à l'avance.
Hier nous devions donc manger des lasagnes, sauf que je n'avais ni la viande, ni la sauce tomate, ni les oignons , ni le gruyère ( puisque je vous dis que je ne suis pas génétiquement programmée pour une organisation en béton ) .
Mais j'avais les pâtes .
Et aussi du lait de coco, et de la julienne de légumes, des noix de cajou et un oeuf.
J'ai donc bricolé une béchamel avec le lait de coco et l'oeuf , pendant que mes deux kilos de julienne de légume décongelaient dans une poêle avec de l'huile d'olive de l'ail et du gingembre.
J'ai réparti le tout dans mon plat : une couche de pâtes, une couche de légumes, une poignée de noix de cajou, de la béchamel , une couche de pâtes, une couche de légumes ... je continue ou bien vous avez compris?
J'ai enfourné le tout le temps de réviser un contrôle d'histoire, et tout le monde s'est régalé non sans s'être au préalable étonné : " Ben , elles sont drôles tes lasagnes maman !"
Voilà une recette improvisée et rapide de fonds de placard que je vous partage et que je referai.
Oui, bon, je n'ai jamais dit que c'était appétissant .
Édit: Et à l'heure qu'il est je corrige cet article assise sur la marché de la maison en attendant que mes fils rentrent car je suis sortie faire les courses de la semaine sans mes clés .
Tout est sous contrôle .