13 mars 2017

L'anniversaire à la plage


 
Elle n'a jamais aimé l'idée de grandir et de devenir raisonnable, 
Elle déteste vieillir ,
Elle est terrifiée à l'idée qu'on la considère comme une personne âgée 
Et pour elle, désormais,  célébrer le temps qui passe  devient juste douloureux. 
Alors nous désirions vraiment passer avec elle ce cap qu'elle aurait voulu reculer de dix ans encore, sans pour autant lui imposer des festivités trop solennelles . 
On s'est donc  réunis, petits enfants,  enfants et leurs valeurs ajoutées, autour d'elle . 
Il ne faisait pas très beau, mais on n'avait pas besoin de soleil pour goûter à la joie d'être ensemble un moment. 
On a joué, dévoré, chanté, marché, papoté et rigolé. 
Et ça l'a aidée , un peu, à changer de dizaine. 
Fêter ses 80 ans sur la plage, finalement,  c'était une drôle de bonne idée . 
Merci Bibi. 

08 mars 2017

les lasagnes qui n'en n'étaient pas

Pendant les vacances, il y a eu cet article d'Au Petit Bonheur .
Elle, c'est une fille hyper organisée qui ne perd pas une minute , elle a plein d'enfants, elle travaille et pourtant elle arrive à bloguer régulièrement. J'ai envie de dire qu'elle est un modèle, mais de ce que je sais d'elle, elle détesterait cette image. Disons plutôt qu'elle m'aide à mieux réfléchir .
Son article m'a  d'abord complétement découragée parce qu'en vrai, et malgré les apparences, JE NE SUIS PAS ORGANISEE .
Définitivement.
Et  Si l'idée d'être capable de tout  anticiper, programmer, ordonner me séduit follement , en vrai elle me glace aussi tant ça ne me ressemble pas.
Certes, j'ai réussi, un temps à faire mille choses et le reste, quand les enfants étaient tout petits et que je n'avais pas vraiment besoin de mon cerveau pour les éduquer.
Je veux dire par là que les biberons, les jeux, les couches, la pâtisserie , les devoirs de CE2 et les cartes pokémons ça ne m'a pas demandé trop de concentration ni d'attention , seulement Cinq paires de bras certains jours et beaucoup d'énergie... En revanche,  les questions d'orientation, de bac, de portable, de réseaux sociaux,  d'influences et j'en passe qui se posent désormais  requièrent moins de bras et plus d'attention et de réflexion - mais à l'époque  je ne m'en rendais pas compte, je me prenais pour une héroïne. Que j'étais. Je ne reviendrai en arrière pour rien au monde , et je suis follement admirative des mamans de grande famille d'enfants en bas âge. -
Bref, il me semble que plus les enfants grandissent et plus j'ai de mal à m'organiser  tout maîtriser et j'ai toujours l'impression de courir après je ne sais quoi ma toute puissance. Ce dont j'ai besoin aujourd'hui, plus que de temps ou de bras supplémentaires c'est du cerveau disponible et en état de marche.  Croyez-moi, les ados ça consomme de la cervelle de parents.
Cet article donc, me donnait à la fois des clés  et des sueurs froides .
J' ai naturellement commencé par chounier sur mon sort, l'âge, le manque de temps , les gènes que je n'ai pas. Mais ça ne m' a menée à rien d' autre qu'au regret.  Je me suis, finalement, botté le derrière et les neurones et j'ai décidé de centrer mes efforts de carême sur cette question d'organisation, de zéro minutes perdues  et de temps de cerveau retrouvé pour débroussailler le chemin de ce blog qui compte tant pour moi et qui me manque tant.

Le résultat c'est que dans les cinq minutes du jour, j'ai décidé de poster cette recette de lasagnes qui n'en sont pas - sauf que là, il ne me reste déjà plus que quatre minutes - je suis laaaaarge !

Or donc, dans ma nouvelle , je devrais dire re-nouvelle organisation, j'ai re-décidé de re-faire mes menus et mes courses à l'avance.
Hier nous devions donc manger des lasagnes, sauf que je n'avais ni la viande, ni la sauce tomate, ni les oignons , ni le gruyère ( puisque je vous dis que je ne suis pas génétiquement programmée pour une organisation en béton ) .
Mais j'avais les pâtes .
Et aussi du lait de coco, et de la julienne de légumes, des noix de cajou et  un oeuf.
J'ai donc bricolé une béchamel avec le lait de coco et l'oeuf ,  pendant que mes deux kilos de julienne de légume décongelaient dans une poêle avec de l'huile d'olive de l'ail et du gingembre.
J'ai réparti le tout dans mon plat : une couche de pâtes, une couche de légumes, une poignée de noix de cajou, de la béchamel , une couche de pâtes, une couche de légumes ... je continue ou bien vous avez compris?
J'ai enfourné le tout le temps de réviser un contrôle d'histoire, et tout le monde s'est régalé non sans s'être au préalable étonné : " Ben , elles sont drôles tes lasagnes maman !"


Voilà une recette improvisée et rapide  de fonds de placard que je vous partage et que je  referai.



Oui, bon, je n'ai jamais dit que c'était appétissant . 

Édit: Et à l'heure qu'il est je corrige cet article assise sur la marché de la maison en attendant que mes fils rentrent car je suis sortie faire les courses de la semaine sans mes clés . 
Tout est sous contrôle . 



04 mars 2017

La recette d'un beau week-end d'Aout

Alphonsine m'avait demandé de faire ici un petit billet pour expliquer l'organisation de la fête ... Alors j'ai envie de dire en préambule que le coeur de la recette, est dans le dernier billet : L'ingrédient majeur pour que la sauce prenne, c'est une brassée de gens bienveillants, fidèles, gentils, drôles, dévoués et aimants pour vous entourer.


Bon d'accord, une graaaande brassée. 

Et puis, il y avait LUI, L'Ami, celui que dans notre incrédulité nous croyons inviter le premier alors qu'il est Celui qui devance chacune de nos invitations et nous précède sur le chemin.  

On a chanté, prié , célébré. 
Et pour prolonger la communion, ceux qui le désiraient  nous ont confié une intention que nous prions en famille le soir. Concrètement, cela veut dire que toutes les intentions reçues sont dans notre boîte de prières, à chaque temps de prière familiale, nous en piochons une et nous la confions ainsi que la famille qui nous en a fait part. Quand la boîte est vide, nous recommençons.


Le cadre,  ça compte aussi. Dans notre cas, nous avions la chance immense d'avoir une sœur et un beau frère qui habitent encore plus en vacances que nous et qui ne sont pas avares de leur cadre . Ils ont mis à notre disposition leur champ, leur grange, leur maison, leurs bras ceux des enfants et aussi leur cœur grand comme ça! Merci à eux.














Le troisième ingrédient de la réussite, c'est une flopée de scouts, neveux, sœurs et beaux frères.  C'est qu'il faut bien changer le champ en terrain de camping :   Un lot de palettes, une lunette de wc ou deux, un trou, une bâche, des perches , une auge, un tuyau d'arrosage, une scie , quelques  clous, de la ficelle et surtout de l'imagination, de la jugeote, des biscotos et des jolies pancartes et le tour était joué. Bon, comme on n'a plus tout à fait 20 ans , on avait prévenu un peu avant, comme ça,  ceux qui préféraient dormir en dur ont pu s'organiser pour réserver un gîte ou un hôtel. 




Naturellement, je n'ai eu le temps de photographier cette merveilleuse salle de bains de plein air. Cette tâche ayant été confiée aux ados ( la salle de bains, pas la photo) faut il préciser qu'elle a été prêté à temps . Juste à temps. T' inquiète, ils gèrent...


Et quand tout ceci s'est trouvé réuni et mis en place, comment on a occupé le temps?

D'abord, il fallait faire connaissance : nous avions donné à chacun  la photo d'une personne  pas encore rencontrée . La mission était de trouver cette personne, lui demander son nom, bref engager la conversation pour  en apprendre assez pour aller placer la photo au bon endroit sur le mur . 


 Ensuite, il fallait manger .
Pour nourrir tout ce monde, j'ai envie de dire que cinq pains et deux poissons ont fait l'affaire . Mais bon, on avait préféré prévoir un peu tout de même , au cas où . Du coup, chacun avait amené son pique nique le samedi midi, et le soir on avait cuisiné des gâteaux, beaucoup de gâteaux , vraiment beaucoup! Et monsieur Mapoule est venu avec son camion nous servir les poulets rôtis. Le lendemain, il restait trois poulets que nous avons emmenés en pique nique . C'était pas des poissons, n'empêche, on a eu du mal à les finir. On était encore une cinquantaine . Si.

Pour le reste, quelques ballons de foot, de rugby, de volley, un filet de badminton ont occupé les jeunes - et les anciens jeunes - une bonne partie de l'après midi. On a joué de la musique, et puis certains avaient préparé des surprises. Enfin, une bonne playlist élaborée à plusieurs voixon avait mis dans le coup nos ados et nos plus jeunes soeurs de sorte à ce que chaque génération y trouve son compte- nous a tenus une bonne partie de la nuit. Ah, il y avait un feu de camp aussi, et des chamallows , je crois. 




 Et le lendemain, tout le monde était encore assez en forme pour un pique-nique au Benou. 


Voila, je crois que c'était simple et sans chichis. 
Et c'était chouette. 
Merci les amis, 
et surtout, merci à Celui qui nous a réunis.   

01 mars 2017

Se souvenir des belles choses

      Du temps où  je faisais encore semblant de Blogger, j'avais fait ma bêcheuse des internets et pratiqué un odieux teaser quant à la préparation d'un joyeux événement sur la banquise délocalisée. sauf qu'après, je me suis fait enlever par des extra-terrestres et comme on ne pouvait pas payer la rançon, j'ai du travailler dans leurs mines de sel pour racheter ma liberté. Je me suis cassé un ongle et la convalescence a duré longtemps parce que ça cicatrisait mal. Les extra- terrestres étaient énervés alors ils m'ont vendue à des marchands intergalactiques. Du coup c'était compliqué pour retrouver ma trace , et le papa des Pingouins a  du lever une armée pour me récupérer . 
       Comme tout cela m'a donné beaucoup d'émotions, à la fin, je n'avais plus la force de raconter . 
Mais tout est rentré dans l'ordre à présent, et le temps gris d'aujourd'hui - oui parfois il fait très très  moche en Béarn - la douceur des vacances à la maison aussi m'ont incitée à me plonger dans les photos de cet été et à revenir un peu par ici. - Oui, bon, en vrai j'ai aussi plein de travail à faire ( non madame,  je ne procrastine pas, je prends des forces pour mieux m'y mettre demain) - 
Bref, je me dis qu'il ne faut pas oublier ces trois  jours d'août et qu'il est plus que temps de poser ici les mots qui nous aideront à goûter de nouveau, autant de fois que nous lirons ces lignes, au bonheur simple et vrai qu'il nous a été offert de vivre à ce moment là. 

                           Mais voilà, comment mettre en mots ces trois journées hors du temps ?

   C'est impossible , comme souvent ... Chacun avait, dès le mois de janvier, programmé dans ses vacances d'été un passage dans les Pyrénées . Déjà, à ce stade on était tout chose . On sait bien  qu'ils  sont un peu fous tous  - faut être un peu fou pour nous supporter- on sait bien qu'ils nous aiment, mais voilà qu'ils décidaient de traverser  la France pour les vacances ou  de bousculer leurs programmes juste pour être avec nous, parce qu'ils croient en nous et que fêter notre amour cela avait du sens pour eux. Nous on était tout chose parce qu'on sait bien ce qu'on doit à chacun : le jour de notre mariage on s'était dit que toutes ces montagnes déplacées, ces kilomètres parcourus, ce temps donné ça nous faisait un sacré balluchon pour tenir la route. Tout le monde y croyait à notre aventure.
Et voilà qu'au bout de 20 ans on serait  encore plus nombreux !!!
Ce week-end d'anniversaire promettait de recharger nos batteries pour les 20 années suivantes ! - mais si, on fera 25, puis 30 , puis 35 entre deux - et même 22,5 . Toutes les occasions sont bonnes pour faire des fêtes sur la banquise . À Pau ou ailleurs. - mais c'est une autre histoire. 

              Difficile de dire avec des mots les milliers de kilomètres parcourus, la chaleur des retrouvailles , la simplicité des échanges, la ferveur du temps d'action de grâce, la joie d'être ensemble.  Il y avait ceux qu'on avait quitté hier pour de vrai, ceux qu'on avait laissés là-haut l'été d'avant, notre cœur en miettes et qu'on n'avait pas revu depuis un an, ceux qui ont marché avec nous dans les déserts que nous avons traversés, ceux qui ont emprunté la route de chaque jour, ceux qui nous avaient écrit, ceux qu'on avait appelés,  ceux qu'on n'avait pas revu depuis si longtemps et qu'on n'avait pas oubliés et ceux qui ne pouvaient pas être là mais qu'on avait dans notre cœur ... Personne n'avait changé.  Tout au plus,  quelques rides au coin des yeux témoignaient  des sourires échangés toutes ces années, quelques fils argentés dans cheveux disaient les obstacles surmontés. 
            Difficile de dire avec des mots ll'énergie qui nous a tenus sur la piste de danse jusqu'à l'aube, les " tu n'as pas changé" ; " mais qu'on est bien ici"; " quelle joie que vous ayez pu venir!" ; " comment vont les un tel? " ; "on apporte dans nos bagages les pensées et les prières de tout là haut ".
Impossible de raconter la musique , les sketches, les discours , les chansons sans en oublier .
Comment traduire sans trahir l'amitié, l' amour, la joie, la confiance échangées ce jour là?


Je regarde les photos , et je vois tout cela inscrit dans les sourires , le ciel pur et la lumiere. 

Ca a commencé bien avant que tout le monde arrive. Les préparatifs, c'est presque le meilleur moment , celui où on goûte le mieux ce qui est encore à venir. 

Et puis tout le monde est arrivé, on a piqué niqué, joué, parlé. On s'est amusés à regarder les photos pour retrouver  qui est qui. On a mangé encre un peu, puis parlé , puis joué, puis admiré les spectacles, puis parlé encore un peu. Et dansé jusqu'au bout de la nuit. 


 

Et on était tellement bien tous ensemble que le lendemain, on est allés parler encore un peu, finir les restes de bière et de poulet au plateau du Benou, marcher et glander aussi un peu.  

Voilà , on a profité de ce week-end jusqu'à la dernière miette. 
Et à chaque fois qu'on y pense, on sent notre cœur qui se gonfle de joie, on sourit probablement un peu bêtement, et on se dit :" mais qu'est ce que c'était bien! " 

Merci nos parents, nos sœurs, nos beaufs, nos neveux, nos nièces, nos oncles, nos tantes, nos cousins, nos amis .