Je suggère de modifier légèrement l'entrée au Robert du mot Vacances. Ainsi on lirait vacances, substantif dérivé du verbe "vaquer" , se livrer à un multitude d'activités sans but et sans ordre précis, mais toutes indispensables telles que le rangement, l'épilation des sourcils, le lessivage des placards de cuisine, le polissage des zongles de pieds, la lessive, les jeux de société, les courses, le tri des vêtements, les devoirs de vacances - maman , on VEUT des cahiers de vacances - la préparation des repas, le dépoilusage des jambes de yéti , le rangement, les balades, la préparation des sacs de camp ...
Ce rapport sémantique me semble bien plus proche de la réalité que désigne le terme "vacances" . Non ?
Du moins, ceci expliquerait-il que malgré la prétendue vacuité des deux mois en cours je n'aie pas le temps de faire ce que je m'étais promis - en mon moi très profond - à savoir écrire chaque jour un souvenir de vacances. Histoire qu'il nous reste un petit quelque chose de ce grand vide de deux mois. Huhu.
Tu parles Charles. Dix fois par jour je me dis "Allez, la So fais marcher tes méninges, ça, faut qu'on s'en souvienne. "
Et quand je me décide à m'asseoir ici pour consigner ce merveilleux moment dans un billet drôle, fin et bien écrit, qui fasse sourire tout en invitant à la réflexion, n'est-ce pas,mon cerveau se met à afficher un tracé proche du courgetoencéphalogramme plat ...
Certes, je pourrais être un tant soit peu prévoyante et noter dans un carnet qui ne me quitterait pas les idées au fur et à mesure qu'elles me viennent. Certes.
Mais cela supposerait que je sois capable
1. De me souvenir de l' existence dudit carnet au moment opportun.
2. De le garder dans ma poche une journée entière sans le perdre.
3. De me souvenir de l'endroit où je l'ai posé la dernière fois que je m'en suis servie.
Mission Impossible.
On se contentera donc de bribes de souvenirs, un peu comme ces blagues que je ne peux pas raconter parce que j'ai oublié la fin.
C'est qui Quiche ?
Ou de rien du tout parce que j'ai tout oublié et que je n'ai pas le temps.
La question du jour est donc, mais qu'est-ce qu'il a dit de si drôle? Et qui c'était au fait ???
En l'occurrence ce soir - ou hier, on va pas chipoter - c'était le Mini , à l'heure de se coucher.
Mini, la tête sur l'oreiller , le nez dans mon cou, la voix déjà un peu ensommeillée ( en vrai il ne dormait pas du tout, il ne dort jamais, mais "la voix ensommeillée", ça fait plus poétique ) " Mhmmm, tu sens bon Maman, j'ai trozenvie de dormir avec toi ".
Maman , pas du tout, du tout du tout attendrie : Oui mon chéri, d'ailleurs Maman est tellement fatiguée qu'elle va se coucher la maintenant tout de suite à coté de toi, d'un ton néanmoins parfaitement convaincu et sans réplique - ah la duplicité des mères - Mais mon chat, ce n'est pas possible, moi je dors avec Papa.
Mini, jamais à court de solutions : Ben alors c'est pas grave, quand Papa sera parti, je pourrai dormir avec toi .
Luc/Oedipe? Un rapport étymologique ou sémantique qui m'aurait échappé ?

