01 mars 2017

Se souvenir des belles choses

      Du temps où  je faisais encore semblant de Blogger, j'avais fait ma bêcheuse des internets et pratiqué un odieux teaser quant à la préparation d'un joyeux événement sur la banquise délocalisée. sauf qu'après, je me suis fait enlever par des extra-terrestres et comme on ne pouvait pas payer la rançon, j'ai du travailler dans leurs mines de sel pour racheter ma liberté. Je me suis cassé un ongle et la convalescence a duré longtemps parce que ça cicatrisait mal. Les extra- terrestres étaient énervés alors ils m'ont vendue à des marchands intergalactiques. Du coup c'était compliqué pour retrouver ma trace , et le papa des Pingouins a  du lever une armée pour me récupérer . 
       Comme tout cela m'a donné beaucoup d'émotions, à la fin, je n'avais plus la force de raconter . 
Mais tout est rentré dans l'ordre à présent, et le temps gris d'aujourd'hui - oui parfois il fait très très  moche en Béarn - la douceur des vacances à la maison aussi m'ont incitée à me plonger dans les photos de cet été et à revenir un peu par ici. - Oui, bon, en vrai j'ai aussi plein de travail à faire ( non madame,  je ne procrastine pas, je prends des forces pour mieux m'y mettre demain) - 
Bref, je me dis qu'il ne faut pas oublier ces trois  jours d'août et qu'il est plus que temps de poser ici les mots qui nous aideront à goûter de nouveau, autant de fois que nous lirons ces lignes, au bonheur simple et vrai qu'il nous a été offert de vivre à ce moment là. 

                           Mais voilà, comment mettre en mots ces trois journées hors du temps ?

   C'est impossible , comme souvent ... Chacun avait, dès le mois de janvier, programmé dans ses vacances d'été un passage dans les Pyrénées . Déjà, à ce stade on était tout chose . On sait bien  qu'ils  sont un peu fous tous  - faut être un peu fou pour nous supporter- on sait bien qu'ils nous aiment, mais voilà qu'ils décidaient de traverser  la France pour les vacances ou  de bousculer leurs programmes juste pour être avec nous, parce qu'ils croient en nous et que fêter notre amour cela avait du sens pour eux. Nous on était tout chose parce qu'on sait bien ce qu'on doit à chacun : le jour de notre mariage on s'était dit que toutes ces montagnes déplacées, ces kilomètres parcourus, ce temps donné ça nous faisait un sacré balluchon pour tenir la route. Tout le monde y croyait à notre aventure.
Et voilà qu'au bout de 20 ans on serait  encore plus nombreux !!!
Ce week-end d'anniversaire promettait de recharger nos batteries pour les 20 années suivantes ! - mais si, on fera 25, puis 30 , puis 35 entre deux - et même 22,5 . Toutes les occasions sont bonnes pour faire des fêtes sur la banquise . À Pau ou ailleurs. - mais c'est une autre histoire. 

              Difficile de dire avec des mots les milliers de kilomètres parcourus, la chaleur des retrouvailles , la simplicité des échanges, la ferveur du temps d'action de grâce, la joie d'être ensemble.  Il y avait ceux qu'on avait quitté hier pour de vrai, ceux qu'on avait laissés là-haut l'été d'avant, notre cœur en miettes et qu'on n'avait pas revu depuis un an, ceux qui ont marché avec nous dans les déserts que nous avons traversés, ceux qui ont emprunté la route de chaque jour, ceux qui nous avaient écrit, ceux qu'on avait appelés,  ceux qu'on n'avait pas revu depuis si longtemps et qu'on n'avait pas oubliés et ceux qui ne pouvaient pas être là mais qu'on avait dans notre cœur ... Personne n'avait changé.  Tout au plus,  quelques rides au coin des yeux témoignaient  des sourires échangés toutes ces années, quelques fils argentés dans cheveux disaient les obstacles surmontés. 
            Difficile de dire avec des mots ll'énergie qui nous a tenus sur la piste de danse jusqu'à l'aube, les " tu n'as pas changé" ; " mais qu'on est bien ici"; " quelle joie que vous ayez pu venir!" ; " comment vont les un tel? " ; "on apporte dans nos bagages les pensées et les prières de tout là haut ".
Impossible de raconter la musique , les sketches, les discours , les chansons sans en oublier .
Comment traduire sans trahir l'amitié, l' amour, la joie, la confiance échangées ce jour là?


Je regarde les photos , et je vois tout cela inscrit dans les sourires , le ciel pur et la lumiere. 

Ca a commencé bien avant que tout le monde arrive. Les préparatifs, c'est presque le meilleur moment , celui où on goûte le mieux ce qui est encore à venir. 

Et puis tout le monde est arrivé, on a piqué niqué, joué, parlé. On s'est amusés à regarder les photos pour retrouver  qui est qui. On a mangé encre un peu, puis parlé , puis joué, puis admiré les spectacles, puis parlé encore un peu. Et dansé jusqu'au bout de la nuit. 


 

Et on était tellement bien tous ensemble que le lendemain, on est allés parler encore un peu, finir les restes de bière et de poulet au plateau du Benou, marcher et glander aussi un peu.  

Voilà , on a profité de ce week-end jusqu'à la dernière miette. 
Et à chaque fois qu'on y pense, on sent notre cœur qui se gonfle de joie, on sourit probablement un peu bêtement, et on se dit :" mais qu'est ce que c'était bien! " 

Merci nos parents, nos sœurs, nos beaufs, nos neveux, nos nièces, nos oncles, nos tantes, nos cousins, nos amis . 


2 commentaires:

Alphonsine a dit…

J'espérais un billet de retour de fête, j'ai bien fait d'y croire ! Merci de partager ta joie, votre joie.

So a dit…

@Alphonsine, les efforts sont toujours récompensés. Je ne t'avais pas oubliée tu sais.