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13 mars 2017

L'anniversaire à la plage


 
Elle n'a jamais aimé l'idée de grandir et de devenir raisonnable, 
Elle déteste vieillir ,
Elle est terrifiée à l'idée qu'on la considère comme une personne âgée 
Et pour elle, désormais,  célébrer le temps qui passe  devient juste douloureux. 
Alors nous désirions vraiment passer avec elle ce cap qu'elle aurait voulu reculer de dix ans encore, sans pour autant lui imposer des festivités trop solennelles . 
On s'est donc  réunis, petits enfants,  enfants et leurs valeurs ajoutées, autour d'elle . 
Il ne faisait pas très beau, mais on n'avait pas besoin de soleil pour goûter à la joie d'être ensemble un moment. 
On a joué, dévoré, chanté, marché, papoté et rigolé. 
Et ça l'a aidée , un peu, à changer de dizaine. 
Fêter ses 80 ans sur la plage, finalement,  c'était une drôle de bonne idée . 
Merci Bibi. 

01 mars 2017

Se souvenir des belles choses

      Du temps où  je faisais encore semblant de Blogger, j'avais fait ma bêcheuse des internets et pratiqué un odieux teaser quant à la préparation d'un joyeux événement sur la banquise délocalisée. sauf qu'après, je me suis fait enlever par des extra-terrestres et comme on ne pouvait pas payer la rançon, j'ai du travailler dans leurs mines de sel pour racheter ma liberté. Je me suis cassé un ongle et la convalescence a duré longtemps parce que ça cicatrisait mal. Les extra- terrestres étaient énervés alors ils m'ont vendue à des marchands intergalactiques. Du coup c'était compliqué pour retrouver ma trace , et le papa des Pingouins a  du lever une armée pour me récupérer . 
       Comme tout cela m'a donné beaucoup d'émotions, à la fin, je n'avais plus la force de raconter . 
Mais tout est rentré dans l'ordre à présent, et le temps gris d'aujourd'hui - oui parfois il fait très très  moche en Béarn - la douceur des vacances à la maison aussi m'ont incitée à me plonger dans les photos de cet été et à revenir un peu par ici. - Oui, bon, en vrai j'ai aussi plein de travail à faire ( non madame,  je ne procrastine pas, je prends des forces pour mieux m'y mettre demain) - 
Bref, je me dis qu'il ne faut pas oublier ces trois  jours d'août et qu'il est plus que temps de poser ici les mots qui nous aideront à goûter de nouveau, autant de fois que nous lirons ces lignes, au bonheur simple et vrai qu'il nous a été offert de vivre à ce moment là. 

                           Mais voilà, comment mettre en mots ces trois journées hors du temps ?

   C'est impossible , comme souvent ... Chacun avait, dès le mois de janvier, programmé dans ses vacances d'été un passage dans les Pyrénées . Déjà, à ce stade on était tout chose . On sait bien  qu'ils  sont un peu fous tous  - faut être un peu fou pour nous supporter- on sait bien qu'ils nous aiment, mais voilà qu'ils décidaient de traverser  la France pour les vacances ou  de bousculer leurs programmes juste pour être avec nous, parce qu'ils croient en nous et que fêter notre amour cela avait du sens pour eux. Nous on était tout chose parce qu'on sait bien ce qu'on doit à chacun : le jour de notre mariage on s'était dit que toutes ces montagnes déplacées, ces kilomètres parcourus, ce temps donné ça nous faisait un sacré balluchon pour tenir la route. Tout le monde y croyait à notre aventure.
Et voilà qu'au bout de 20 ans on serait  encore plus nombreux !!!
Ce week-end d'anniversaire promettait de recharger nos batteries pour les 20 années suivantes ! - mais si, on fera 25, puis 30 , puis 35 entre deux - et même 22,5 . Toutes les occasions sont bonnes pour faire des fêtes sur la banquise . À Pau ou ailleurs. - mais c'est une autre histoire. 

              Difficile de dire avec des mots les milliers de kilomètres parcourus, la chaleur des retrouvailles , la simplicité des échanges, la ferveur du temps d'action de grâce, la joie d'être ensemble.  Il y avait ceux qu'on avait quitté hier pour de vrai, ceux qu'on avait laissés là-haut l'été d'avant, notre cœur en miettes et qu'on n'avait pas revu depuis un an, ceux qui ont marché avec nous dans les déserts que nous avons traversés, ceux qui ont emprunté la route de chaque jour, ceux qui nous avaient écrit, ceux qu'on avait appelés,  ceux qu'on n'avait pas revu depuis si longtemps et qu'on n'avait pas oubliés et ceux qui ne pouvaient pas être là mais qu'on avait dans notre cœur ... Personne n'avait changé.  Tout au plus,  quelques rides au coin des yeux témoignaient  des sourires échangés toutes ces années, quelques fils argentés dans cheveux disaient les obstacles surmontés. 
            Difficile de dire avec des mots ll'énergie qui nous a tenus sur la piste de danse jusqu'à l'aube, les " tu n'as pas changé" ; " mais qu'on est bien ici"; " quelle joie que vous ayez pu venir!" ; " comment vont les un tel? " ; "on apporte dans nos bagages les pensées et les prières de tout là haut ".
Impossible de raconter la musique , les sketches, les discours , les chansons sans en oublier .
Comment traduire sans trahir l'amitié, l' amour, la joie, la confiance échangées ce jour là?


Je regarde les photos , et je vois tout cela inscrit dans les sourires , le ciel pur et la lumiere. 

Ca a commencé bien avant que tout le monde arrive. Les préparatifs, c'est presque le meilleur moment , celui où on goûte le mieux ce qui est encore à venir. 

Et puis tout le monde est arrivé, on a piqué niqué, joué, parlé. On s'est amusés à regarder les photos pour retrouver  qui est qui. On a mangé encre un peu, puis parlé , puis joué, puis admiré les spectacles, puis parlé encore un peu. Et dansé jusqu'au bout de la nuit. 


 

Et on était tellement bien tous ensemble que le lendemain, on est allés parler encore un peu, finir les restes de bière et de poulet au plateau du Benou, marcher et glander aussi un peu.  

Voilà , on a profité de ce week-end jusqu'à la dernière miette. 
Et à chaque fois qu'on y pense, on sent notre cœur qui se gonfle de joie, on sourit probablement un peu bêtement, et on se dit :" mais qu'est ce que c'était bien! " 

Merci nos parents, nos sœurs, nos beaufs, nos neveux, nos nièces, nos oncles, nos tantes, nos cousins, nos amis . 


31 juillet 2016

Préparatifs ...

Il semblerait bien que quelque chose se trame sur la banquise délocalisée.  
Chacun est partie prenante et met beaucoup de coeur à l'ouvrage. 
Jojo teste le matériel de Jeu : il ne s'agirait pas que les candidats ne déclarent forfaits pour cause de munitions périmées. 
Pia est  formelle, le jeu d'Esparpille est vraiment très amusant ! 
Quant au PapaPingouin, il se consacre aux choses vraiment importantes. 

24 juillet 2016

Simple comme un coup de fil ...

Il y a ceux avec qui tout est simple, toujours. 
On s'appelle . 
Une ballade demain, ça vous dit ? 
Ils viennent de poser leurs valises avec tous les cousins , mais oui, une ballade demain ça leur dit. 
Alors voilà, on bricole des sandwiches avec les moyens du bord, un paquet de chips, des compotes et une poignées d'amandes agrémentée de quelques barres de céréales, et en route. 
On se retrouve et on reprend la conversation là où on l'avait laissée la dernière fois, et les kilomètres passent sans qu'on s'en aperçoive. 
Laruns, Eaux Bonnes, Eaux Chaudes - Tiens la patte de l'ours est toujours là -  Gabas, - mais, ils ont fait des travaux dans le grand gîte -  le paysage s'émaille des souvenirs des ballades communes. 
De celles que dans notre autre vie nous programmions longtemps à l'avance, car il nous fallait d'abord descendre de tout là haut. 
Ce matin le Pourtalet nous attend, nous ne sommes pas tout seuls, et pourtant, c'est un peu comme si on était seuls au monde, on se retrouve, on papote, on marche, on s'arrête, on papote encore un peu. On se rappelle de cette balade avortée pour cause de pluie , ou de brouillard. On ne sait plus si c'était en 2007 ou en 2013, peu importe après tout. Ce qui compte ce sont les liens tissés au fil du temps , ici et ailleurs, l'amitié simple et forte qui nous lie à eux et qui fait  que "oui, une ballade demain ça nous dit ". 
Merci les amis pour cette belle journée de vacances dans les vacances !  


03 février 2016

Ben ma vieille ...


 " 2017, CM1;  2018,  CM2 ;  2019   6ème .... C'est dans longtemps ça  ... et tu crois maman que la CHAM ça n'existera plus ? "
On parle de l'entrée en Sixième de son grand frère, et Monsieur Dernier fait ses comptes. Bon sur le coup de la CHAM, j'avoue, je ne suis pas Hyper hyper optimiste vu ce qu'on nous réserve là tout de suite pour 2016. Mais ce n'est pas la question du billet du jour.
2019 sixième.
2019,  2020 ...
DEUXMILLEVINGT !

Là tout de suite je suis dans la cour de l'école primaire; avec mes copines on calcule qu'en DEUXMILLEVIN on sera vachement  vieilles . Au moins vieilles comme nos parents . Et peut-être même comme la maîtresse ( elle avait 30 ans ) ( je suis une maman hyper jeune ) ( on était nulles en calcul mental) 
Les garçons doivent sentir mon trouble  : " 2020 maman, ça te paraît loin c'est ça?
- Disons que quand j'avais votre âge ça me semblait très très loin , oui.
- Loin comment ?
- Ben je ne sais pas moi. - C'est à ce moment précis que j'ai senti que je m'embarquais sur un terrain glissant - mais il était 8h15, trop tôt pour que je rattrape mes neurones,  et, tant qu'à faire, autant boire la coupe jusqu'à la lie. Je continue donc d'un ton moins assuré cependant. -  Loin comme 2050 pour vous j'imagine.
Ca ne manque pas .
-  2050 , nous on aura dans les 40 et vous dans les 90 non ? (Merci de la précision mon chéri, je préfère  ne même pas vérifier  )
 -  Ben là en 2050, c'est sûr, maman,  tu seras presque morte. 90 ans c'est hyper vieux quand même. ( lui aussi ça lui paraît loin 2050, je crois) .

Qui a dit que la vérité ...
Ils sont nuls en calcul mental mes enfants.
J'ai décidé d'en rire . En vrai je m'en fous d'être vieille.
Enfin jusqu'à CE coup de fil.


"Alloooo.  Bonjourheu. Vous êtes bien Madameheu Pinnngouinnn? Che me préssente. Che  m'appelle Bidulette.  Che souissétoudiante en biolochie et Che voussappelle en toute bienveillance et pas pour vous embêter. "
Je sais ;  j'aurais du raccrocher aussi sec. On va dire que j'ai eu une absence  ma gentillesse m'a égarée . Elle poursuit.

"Voilà, che fais une étude sur les douleurssarticulaires, et musculaires , les problèmes de mobilité " tu la vois venir là l'étudiante en biologie ? C'était quoi le critère de sélection pour tes victimes? Le prénom? Je suis d'humeur joueuse vacharde ,  le coup de tu seras presque morte, ça m'est resté en travers de la gorge, faut que je me venge sur quelqu'un. Je décide de  la laisser s'enfoncer un peu plus.
 "Donc Che faissune enquête auprès des perrsonnes de plusse de Soixante-dissans ... "
Je la gratifie de mon plus beau Silence qui tue .
" Heu , vousssavez plus de soixante dix ans , n'est-ce pas . Madame Pinnngouinnn?
-  Mais non madame , pas du tout, vous savez, on peut s'appeler Madame Pingouin et avoir moins de cinquante ans. ( d'accord, c'est petit, c'est mesquin, mais ça fait toujours son effet.  J'adore*)
"Ah, pardon de voussssavoir dérangée. visiblement elle est vraiment super gênée. D'ailleurs, c'est moi qui raccroche la première) .


* rien que pour ça maman finalement, le procès attendra un peu encore ... Et puis pour ça aussi :
" les madame Pingouin sont des femmes dynamiques qui possèdent beaucoup d'entrain . Elles peuvent apparaître dans un premier temps réservées, méfiantes, voire inhibées.( hahahahah !!! )  Leur véritable nature est autoritaire et volontaire, (vraiment? ) ayant des réactions vives, elles peuvent se montrer, du fait de cette inégalité d'humeur, instables ou versatiles. ( hé? ) . Fières, elles sont partagées entre leur désir de paraître, d'arriver, de diriger leur propre vie et une tendance à rechercher la facilité, surtout si elles sont nées en mars, ou un 3, 12, 21 ou 31 (Je ne suis pas née en mars, c'est pour ça  ... ) . Elles détestent être reléguées au second plan et explosent en colères violentes lorsqu'elles estiment avoir été lésées. ( PETARD MAIS QUI A BOULOTTE LA DERNIERE CREPE !!! ) 

Ce prénom c'est vraiment moi !



16 décembre 2015

3ème dimanche

C'est pas tout ça, mais ce Week-end, on n'a pas fait que s'occuper des procurations - qui sont arrivées à la mairie de la banquise lundi matin, ça nous fait une belle nageoire tiens ! - 
Comme il fait plutôt beau - euphémisme, je pense qu'au mois de Juillet, dans le Nord, on n'a pas eu aussi beau - on n'avait jusqu'alors pas trop la tête à Noël, et il faut bien avouer que depuis la crèche bricolée à la va vite il y a quinze jours on n'avait pas beaucoup avancé en matière de déco. 
Samedi matin, Monsieur Dernier était plutôt bien luné, et très motivé, il m' a prêté main forte, et ensemble nous sommes allés chercher le carton " Noël" Nous nous sommes émerveillés de  retrouver comme chaque année, bien rangées, les décorations de l'année passée, et de celle d'avant et d'encore avant, et nous avons fait mine de croire que chacune était nouvelle. Sauf que dans cette nouvelle maison, tout a l'air vraiment nouveau. Nous avons   arrangé la crèche, fignolé le Ficus de Noël ( on est en pleine décroissance, on n'achète pas de Sapin ) , bricolé quelques décos ici et là et dimanche soir, tout était prêt à temps pour recevoir dignement la lumière de Bethléem.
Alors on a ouvert la troisième enveloppe , il était écrit : 


PARTAGE et PAIX
Lc 3, 10-18
« Celui qui a deux vêtements,
qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;
et celui qui a de quoi manger,
qu’il fasse de même ! »

Nous avions prévu de porter la lumière de Bethléem à nos voisins, avec peut être quelques sablés que nous aurions faits tous ensemble ... mais nous sommes déjà mercredi , le temps a passé trop vite. Il faudra nous dépêcher si nous voulons honorer notre promesse et tenir notre calendrier de l'Avent. 
Nous aurions pu également trier les jouets et donner ceux dont on ne se sert plus beaucoup, mais les enfants m'ont fait remarquer qu'en Juillet nous  avions  déjà donné de nombreux jeux et qu'ils aimeraient bien en garder quelques uns si ça ne me dérangeait pas trop, puisqu'ils ne prévoient pas d'en recevoir de nouveaux à Noel. 
Nous avons imprimé les cartes de Voeux, et avons commencé à les envoyer, mais Eloi se demande si c'est vraiment du partage d'écrire à ceux qu'on aime. On partage quoi avec eux, a-t-il demandé. 

15 décembre 2015

Dire merci #1



Constater qu'en 2015, il y a eu, en gros,  les attentats, le déménagement, puis, les attentats. 
Ne pas en rester là,  ne garder que le meilleur et rendre grâce. 
En février, ce passage place de la République avec les enfants, - mais qu'avons-nous fait de Charlie ?-
Au mois  d'Avril ou de mai, cette messe en plein air serrés sous nos parapluies - que c'était bon cette chaleur et cette amitié autour de nous. - 
En Mai, Foie gras et Jurançon, le début de la migration, et les montagnes russes, entre "c'est super", et "Oh Mon Dieu , va-t-on y arriver" ? On y est arrivés.  
En Août, le jour où nous nous sommes retrouvés tous les 7 devant notre nouveau chez nous pour attendre le camion qui apportait nos affaires. 
 Et puis quelques jours après ce drôle d'anniversaire, dans le noir à cause de l'orage. 
Et en septembre, le bouquet final de la salsa du carton. 

Voilà, on a vaincu le déménagement, on a réussi la migration et on a perdu seulement le carton avec les  affaires de camping. 
Faut croire qu'on a décidé de s'installer durablement ! 


13 décembre 2015

Du droit de vote ( ou l'abstention en vrai tout le monde s'en fout )


En septembre, on était comme qui dirait un peu débordés, et j'ai laissé passer la date butoir pour les inscriptions sur les listes de notre nouvelle ville.
Qui a déjà déménagé nous pardonnera. Ou pas.
Jusque là ce n'était pas trop grave, on avait le temps de faire les procurations ... Surtout que vu ce qui se profilait dans notre ancienne région, utiliser notre doit de vote était capital.
Sauf que voilà, le grand accélérateur de temps a frappé. Et vendredi dernier on s'est retrouvé à la veille des élections sans avoir fait le nécessaire. Honte sur nous.
Au vu des résultats, autant vous dire que dès lundi matin, nous cherchions des solutions - et des personnes de confiance - pour ne pas nous abstenir une seconde fois.
Ce fut chose faite, et mercredi à 9h20 - soit quatre levées postales AVANT le vote -  ma procuration était enregistrée.
Je ne vous précise  pas comment on a fait pour celle du papa des Pingouins, ce serait trop long.  Chose à savoir toutefois, si vous ne connaissez personne à qui donner votre procuration, appelez la permanence du parti pour lequel vous souhaitez voter -  ou une super copine qui connait les ficelles du truc - merci Valé -  ils trouvent toujours une solution. Donc , à  16h32,  mercredi, sa procuration était enregistrée.
Le commissaire avait été formel, ça partait au courrier du jour.
Soulagés nous étions, et confiants. Et naïfs.

12h30 aujourd'hui, téléphone, c'est notre voisine et amie " Allo? Madame Pingouin?  Je sors du bureau de vote, et il n'y a aucune trace de votre procuration . A la mairie non plus, je les ai appelés. Il fautait appeler le commissariat de Votreville" .
12h45 : Allo, commissariat de Maville; j'appelle pour les procurations, il y a un souci. Vous êtes au courant. Bien. Et la  personne qui s'en occupe ne revient qu'à 14H30. très bien,  je vais attendre.
12h48 : Allo mairie de Labanquise? Oui, j'ai fait des procurations. oui, mercredi. Si.  Elles sont parties au courrier de mercredi. Bon d'accord, je rappelle le commissariat de Maville pour vérifier et je vous rappelle. Mais pas avant 14h30. La dame qui gère cela n'est pas encore de retour.
13h20 : Allo, madame Lavoisine; oui, c'est encours. il faut attendre que la personne du commissariat revienne; à 14h30. Je vous tiens au courant.  Oui, on garde chacune notre téléphone à portée d'oreille et de main.
14H31 : Bonjour, c'est de nouveau madame Pingouin, oui, c'est pour les procuatations. Un numéro de fax? D'accord.
14h35; Bonjour mairie de Labanquise, c'est encore Madame Pingouin, le commissariat  me demande un numéro de fax pour vous envoyer les procurations.
14h37 : Bonjour commissariat de Maville, C'est Madame Pingouin, je rappelle, pour vous donner le numéro de fax pour les procurations.
14h40 : Allez, on croise les doigts, ça va marcher. Il n'y  a aucune de raison que ça ne marche pas : j'ai fait les démarches en temps et en heure,elles ont été postées dans la foulée,  la mairie en a reçu la preuve. Tout est ok.
14h50 : Bon il faut bien dix minutes pour envoyer un fax. ça ne veut rien dire. Aussi bien elle ne me rappelle pas parce que c'est ok.
15H03 : Quand même ... Espérons que ça marche.
15h12 : Allo, Madame Pingouin. Nous avons bien reçu le fax du commissariat de Votreville, mais ce ne sont pas les procurations. Ce n'est qu'une preuve que vous avez fait les démarches. Pour que vos mandataires votent , il nous faut les procurations. Vous pouvez nous les apporter d'ici la fermeture des bureaux de vote ?


Comment dire?
On n'a pas voté.
C'est pas faute d'avoir essayé pourtant.
 Et le pire, c'est que je crois bien que nous ne sommes pas les seuls dans notre cas.
les procurations n'ont pas été acheminées en temps et en heure ...


09 novembre 2015

Couleurs d'automne

L'automne était beau dans le Nord aussi ce jour là, et plus douce encore que le temps était la compagnie en laquelle nous étions. 


Pendant les vacances nous sommes "remontés" pour célébrer la première communion de Luc et Camille,  fêter les 40 ans + 1 de marraine Hélène, serrer dans nos bras ceux qui nous manquent tant depuis qu'on est partis et vérifier que la distance ne change rien à l'attachement que nous avons les uns pour les autres. 
En partant, nous redoutions un peu les assauts de la nostalgie alors  nous avions ferré nos coeurs   en prévision du déchirement des nouveaux adieux, et nous avions rechargé nos appareils photos pour capturer et emporter avec nous  chacun  des instants des retrouvailles.  
Nous étions parés. 
On a bien eu un petit pincement au coeur en découvrant comme on les avait laissés le clocher tout neuf de notre chère église qui pointait tout fier entre les arbres à la sortie d'Haveluy, et plus loin sur la droite le chevalement de la mine d'Arenberg. Alors nous avons fait le détour par Denain pour voir notre ancienne maison, et les garçons se sont écriés tout émus : " mais là, maman, c'est la route du conservatoire" ... Nous étions contents de retrouver ces lieux; en quelque sorte on rentrait chez nous, et pourtant nous étions en vacances, et c'était drôle d'aller en vacances là où nous avions l'habitude d'habiter. Comme dirait Jeanne, au bout du compte, on ne savait plus où on habitait. 

Il était si doux de retrouver les visages aimés, de reprendre les conversations là où nous les avions laissées, de reprendre place dans l'orchestre, de retrouver intacte la chaleur de notre Eglise et sous sa voûte étoilée  le sourire des amis, de refaire le monde en rigolant jusqu'à teteheure* avec ceux qui au fil du temps sont devenus des frères et des soeurs, comme si rien n'avait changé. Alors nous avons programmé les prochaines retrouvailles et nous sommes rentrés chez nous,  retrouver le soleil, les palmiers, les montagnes le coeur léger d'avoir la certitude que les kilomètres ne peuvent rien contre les liens tissés au long de ces années , et d'avoir fait le bon choix. 


* On le dit mais l'écrit-on? Hélène, qu'en penses-tu?  

13 octobre 2015

Faire le point

Quand on  part ,  on se dit qu'on va garder le fil, se donner des nouvelles, s'appeler, se raconter tout  par le menu, comme pour ne rien changer à nos habitudes, comme une promesse qu'on ne sera pas si loin, que rien ne va changer, que ce n'est pas si grave, qu'on s'aimera toujours.
Je me suis dit tout ça .
Et puis, on est partis pour de vrai ...
Et notre  nouvelle vie a démarré.
Tout de suite. Vite. Fort.
Alors je me suis  fait une raison et j'ai plongé, la tête la première dans cette vie qui est la nôtre désormais.  Qu'il faut faire nôtre. j'ai suivi  le mouvement, et je me suis amusée à recenser tout ce qui avait changé. En bien. Pour ne pas laisser la place à la mélancolie.
Et puis, ce soir, je me retourne, et je constate que le temps a filé, bien plus vite que je ne m'y attendais.

Nous sommes  installés désormais, les habitudes sont prises, et je me dis qu'il est grand temps de donner de nouvelles à ceux que nous n'avons pas cessé d'aimer  pour autant.

Alors voilà.
Depuis tout ce temps, il y a eu la première fois que nous sommes entrés chez nous. Tous ensemble.


Certains font un beau voyage pour leur anniversaire de mariage... nous on s'est offert un déménagement et une maison ! 


Il y a eu tous ces cartons que nous avions faits et qui à présent étaient défaits.
les enfants se sont  un peu vengés d'eux.  


Il y avait ceux qui nous attendaient depuis si longtemps, et qui sont vite venus emplir la maison de rires, de musique et de fête pour que nous ne nous sentions pas trop seuls. 



Il y a eu la découverte de la ville, les jolies Allées qu'on a plaisir à prendre en vélo , le boulevard qui nous rappelle que la montagne nous tend les bras, la végétation. Partout. 
Il y a eu tous ces tours et ces détours, parce que décidément je n'ai aucun sens de l'orientation. Je crois d'ailleurs  que dans dix ans, je commencerai toujours par prendre les Allées dans la mauvaise direction ...



Il y a eu les habitudes qui sont revenues très vite. C'est drôle comme quel que soit le lieu, le bazar trouve toujours une place !!! 


Il y a eu cette drôle de soirée du 31 Aout, où nous avons  fêté Côme à la lueur des bougies, parce que l'orage avait soufflé la lampe. Et puis la visite inattendue et adorable de nos nouveaux voisins qui sont venus lui porter des cadeaux après nous avoir entendus chanter !!! 

Et puis  l'école a repris, et avec elle le cortège des activités,  des devoirs et des réunions.  Le rythme qui s'installe peu à peu. La vie qui continue . 


Il y a eu la rentrée attendue et redoutée des scouts. " Et si les scouts d'ici étaient nuls? Méchants? pas comme ceux d'avant? Mais l'Esprit Scout,  c'est universel, hein maman ? Un peu comme les équipes Notre-Dame? 


Il y a eu aussi ces "à demain" qui ont pris la forme de ballades en montagnes ou de rendez-vous à la mer, ces lieux qui ont longtemps été le théâtre exclusif de nos vacances et qui deviennent notre quotidien, les cousinades qui ne sont plus réservées à l'été, la joie des repas en famille le dimanche qui nous donnent le sentiment d'habiter en vacances




Y sont beaux hein nos terrils? Par ici , on les appelle les Pyrénées.  


C'est notre nouvelle vie et je m'y fais peu à peu. Je suis toujours un peu déroutée de me sentir à la fois de retour à la maison et en même temps parfaitement étrangère. Je m'agace de me perdre et je souris de retrouver les chocolatines de mon enfance. Je savoure le soleil et m'étonne que la pluie béarnaise soit plus mouillée que la drache du Nord. Je trouve les gens vraiment charmants, mais j'avais oublié combien il est difficile de se déplacer sereinement en auto de ce côté ci-de la Garonne. 
J'apprivoise un nouveau rythme aussi: Je ne cours plus,  sauf quand j'accompagne Marie sur les Allées - Ca me fait tout drôle, mais je pense que les enfants apprécient que je sois plus disponible. 
Chacun trouve son rythme  et je pense que tous sont heureux de notre nouvelle vie . 
Le Pingouin en chef a beaucoup de travail , mais nous profitons de la proximité de la fac pour nous retrouver chaque jour à midi  -  si ça se trouve on va devenir pros en DSA - 

Habiter en vacances, cette expression inventée par Maman il y a longtemps pour qualifier notre vie Charentaise résume bien notre vie ici. 

22 septembre 2015

Habiter en vacances #6

Ca ne veut pas forcément dire qu'on ne travaille pas. 


Séance de musique à 20h30, parce qu'avant il y a eu les devoirs, et encore avant le conservatoire - mais maman, on n'a JAMAIS le temps de jouer ! - pas de doute, on habite en vacances, mais l'année a bel et bien démarré. 

19 septembre 2015

Habiter en vacances #5

C'est recevoir un texto de ta soeurette  " Je sais que t'habites en vacances quand je peux inviter tes grands à déjeuner avec nous dès que t'as le dos tourné!"

18 septembre 2015

Habiter en vacances #4


C'est prendre le vélo pour aller chercher les enfants à l'école, et se demander si on habite vraiment en ville . Ou bien? 





13 septembre 2015

Habiter en vacances#3

C'est improviser une répète du chabalo au débotté un dimanche après-midi!

12 septembre 2015

Habiter en vacances #2

C'est quand tu vois les Pyrenées depuis la salle de classe de ton fils. Fatalement, ça te déconcentre un peu, et à la fin tu ne sais plus trop de quoi ont parlé les profs. Pas grave, tu gardes juste une très bonne impression -à cause des Pyrénées sans doute - Je n'ai pas osé faire une photo; comme je bavais un peu en regardant la fenêtre,au lieu d'écouter,  je n'ai pas voulu achever la réputation du pingouin collégien en sortant mon téléphone!

11 septembre 2015

Habiter en vacances#1

Faire ses devoirs dès le Vendredi soir parce que Dimanche s'il fait beau, c'est
rando. 

Elle est pas belle la vie? 

15 juillet 2015

On refait la déco

On a bien compris que pour vendre la maison il fallait revoir notre déco . 
Hum ...
Pas sûrs qu'on ait été assez assidus aux émissions de home staging 
- en même temps, en principe,  la maison est déjà vendue-
- en principe- 


Livres : ok 
jouets : ok
Jeux : ok
linge de lit : ok
atelier : ok 
partitions : ok 
cadres et déco : ok
J -28 
On est bons je crois . 
Je crois ... 

12 février 2015

Sherlucômes , ou le syndrome postraumatique.

Cela se passe samedi*  matin entre 7h et 11h ...
Au début , il est 7 heures, il a neigé, les minis qui terminent leur petit déjeuner - quand je pense que les jours d'école, Luc ne sait pas sortir de son lit avant 8heures - regardent par la fenêtre et admirent la nouvelle voiture.
Puis ils se précipitent vers la baie vitrée et s'absorbent dans la contemplation du jardin enneigé. Tout à  ce que je prends pour leurs projets de l'après-midi, ils ne m'entendent pas partir pour le Collège, avec leur frère, et ils sont toujours à la fenêtre quand je reviens trois quarts d'heure plus tard.
La conversation me semble animée, mais je ne m'attarde pas à l'écouter.
C'est que j'ai du travail moi madame !  ( en vrai j'ai prévu d'appeler Emilie en faisant mon repassage ) 
Vers neuf heures, des pas dans l'escalier, et aussi des cris me détournent de ma tâche interrompent brutalement la conversation " Maman, Maman, y  a des grosses traces de pas dans le jardin. Elles sont ENORMES, mais alors là , VACHEMENT ENORMES ! On ne sait pas qui c'est. En plus elles vont vers le garage, et vers la cabane ! Mais t'inquiète, on est entrain de  faire une enquête pour savoir qui c'est".

Vers Neuf heures dix , re-pas dans l'escalier, et re-cris : " Maman, Maman, on a essayé TOUTES les chaussures de la maison, mais ce n'est aucune qui a fait ces traces ! Elles sont vachement trop ENORMES. En plus les bottes de Papa, elles ont pas les mêmes dessins , et aussi ni celles de Martin ! Non, mais c'est hyper bizarre tu trouves pas? "

Vers Neuf heures et demie : " Maman, Maman , regarde, on a photographié les empreintes, elles sont VRAIMENT VACHEMENT ENORMES! Regarde ! Non mais ! Regarde je te dis !  - Cette dernière injonction me ravit et tombe à pic,  j'ai le combiné du téléphone, coincé entre l'épaule et l'oreille droite, le fer dans la main gauche et dans la droite la pièce que je repasse. La conversation va bon train avec Emilie et ma pile de repassage est au moins aussi énorme que les traces de pas  fond à vue d'oeil, tourner la tête pour analyser les épreuves photographiques inhérentes à cette enquête, c'est pile ce qui manquait à mes activités du matin - Ah oui, vachement énormes ! Je réponds pleine d'enthousiasme pour qu'ils me laissent tranquille. Et là , je risque la rupture diplomatique, certes ma soeur est enceinte, mais tout de même,  elle n'est pas exactement  VACHEMENT ENORME  !!!

Ca ne décourage pas mes Sherlok du jour. Ils remontent quelques minutes plus tard avec les photos ET TOUTES les chaussures présumées coupables. Ils entendent bien obtenir de moi que je tranche définitivement cette question d'empreintes. Misère !
Mon manque d'enthousiasme les renvoie au jardin, d'où ils remontent un mégot de cigarette : sa photo ET sa dépouille. " Maman, maman, là on a presque trouvé qui c'est !!! Regarde ce mégot, tu vois, c'est la PREUVE que c'est quelqu'un qui fume, alors c'est sûr que c'est Papa ou Martin ou alors un voleur qui a fumé dans notre jardin. Mais au fait, tiens,  qu'est-ce qu'il nous a volé le voleur? Tu crois qu'il voulait nous prendre la nouvelle voiture ????

Ben rien. Il n'a rien volé .
D'ailleurs, c'était pas un voleur, c'était le papa des Pingouins. Il aurait suffit pour s'en convaincre que mes deux perspicaces examinent les souliers quelqu'un avait mis à sécher, depuis la veille, sur le radiateur !!!!!
Mais alors, la matinée eût été beaucoup moins amusante.






* note du soir : la fille qui met quinze jours à rédiger son article ...

21 décembre 2014

2kitassistance

Vous connaissez ? 
Alors je vous présente: 
Tu accouches, ton mari ne sait pas se dépatouiller tout seul avec les casseroles, la cuisine et l'eau des pâtes.  2kitassistance prend en charge tes repas. 
Tu as un week-end END, ou juste besoin de souffler un peu? 2kitassitance vient garder tes enfants chez toi. 
Un coup dur pendant les vacances? Ils traversent la France pour être là . 
Je parle pas des déménagements, jardins en friche, travaux et autres aléas tracas du quotidien . 
Avec 2kitassitance tu demandes rien, ils sont là. Toujours le bon geste et la
bonne parole  au bon moment. Attentifs et patients. De vrais amis. Plus que ça même, un frère et une sœur! 

Impensable pour eux de nous laisser traverser la France avec la minicathomobile. Alors, pour notre migration hivernale, ils nous ont prété leur maxi tout confort .
Chanceux que nous sommes ! 
Merci les amis . 

22 octobre 2014

Tout va très bien Madame La Marquise

A taaaaaable ! 
Mais. Heueueu. Il me semble avoir déjà dit qu'on ne vient pas à table armé .  

Voilà.  Les armes dans le fauteuil, ça me semble mieux. 
 Ou sous ton oreiller si tu préfères. Ca m'est égal.  Mais pas à table. 


Les menottes,  c'est pour tenir les mains des voleurs? 
Mmhmm, je vois. Très astucieux. 

Hey Côme! J'ai dit A TABLE .
Pose ce carnet immédiatement et viens manger. 


Hé bé,  tu finiras de rédiger ton procès après le repas.
Ca peut bien attendre cinq minutes .  
Ah non ? 
Parce que les voleurs,  ils courent trop vite avec nos voitures? 
Je vois. 

Sinon, nos enfants vont vraiment très bien.