22 janvier 2009

En avant la musique !

J'aurais pu raconter par quel étrange enchaînement de circonstances les trois plus grands de mes pingouins se sont retrouvés, dimanche , au jardin à 7h30, dans le noir - hé oui , je suis une mère indigne - à courir en rond en comptant jusqu'à au moins mille - mère indigne -. Mais j'aurais eu l'air de copier sur Marie .

J'aurais aussi pu vous raconter comment Côme a appris à boire à la paille rien que pour embêter les grands et siffler chaque matin la fin de leur bols . Je serai sans doute passée pour la mère indigne qui lui fait de microscopiques bib's de 300ml de laitbouilliebiscuit , mais au moins ça m'aurait permis de publier cette charmante photo.






Je pourrais aussi vous dire comment j'ai ruiné la famille en allant jeudi dernier à l'usine avec Marie et comment j'ai recommencé aujourd'hui, parce que la moitié des magasins de l'usine en fait ce n'est pas assez pour 7 pingouins . Je pourrais compter devant vous les jupes, les pantalons, les bottes, les chemises et pas les pyjamas que j'ai achetés, mais je doute que ce soit d'un grand interêt. ... Quoique, elle est pas belle ma pingouinette avec ses bottes?









Non, soyons au dessus de ces considérations matérielles, élevons nous un peu, et parlons musique. On sait que depuis toujours nos pingouins se piquent de chanter - la marseillaise en particulier, tôt le matin de préférence " allons zenfants de la parti-illeuh [...] aux armes Pitoyens ." Monsieur Mini aussi manifeste un certain attrait pour la chose . Ils réclamaient à cors et à cris d'apprendre le solfège et de jouer de la batterie du tambour du triangle, du cor de chasse, de la guitare électrique, en vrai, de la clarinette, de la flûte et du piano , avec une étonnante constance. Mais moi - mère indigne- je reculais devant la montagne de contraintes que cela représente : les conduire, faire réviser le solfège - et l'apprendre à la même occasion - me battre pour que musique soit fait au moins deux fois par semaine, me taper deux ans de couacs avant qu'ils ne décident d'arrêter la musique et devoir du même coup renoncer au rêve de les voir gagner la starac , rêve qui m'aurait fait tenir le coup dans l'adversité. J' étais épuisée d'avance rien que d'y penser.
Et puis leur insistance conjointe à celle de leur papa - le saint homme -, qui était prêt à prendre en charge les devoirs de musique (étant donné que moi je n'y connais rien) et qui m' a assuré que la musique ça calme les moeurs et que ce sera génial un orchestre à la maison - dans une autre vie , il était avocat le pingouin en chef - m'a émue . J'ai cédé. Séduite par l'idyllique tentation de voir mes enfants égayer la maison de mélodieuses trilles, et la non moins séduisante perspective que les conflits fraternaux ne soient de ce fait soumis quelques minutes par jour à la loi de la trève musicale. Et je les ai inscrits à l'école de musique . Où l'on m'a promis que s'ils travaillaient bien, ils auraient un instrument entre les mains après Noel . Et où l'on m'a convoquée en novembre, afin que je m'oganise pour qui'ls commencent l'instrument en question . Ce que je n'ai pas fait bien sûr , par pure flemme d'ajouter cette Nieme conduite à toutes les autres (mère indigne ) . Et où on m'a relancée jusqu'à ce que je me prenne par la main et qu'enfin j'aille chercher ces f*chus instruments et que je prenne contact ave le professeur de musique. Ce que j'ai fini par faire ( pas si indigne que ça ).
Et, c'est ainsi le 8 janvier Monsieur Grand et mademoiselle Pincesse ont commencé qui la clarinette et qui la flûte traversière . Et que, 10 jours et quelques canards plus tard, monsieur grand souffle "au clair de la lune" , et "fère Jacques" presque sans faute dans sa clarinette, tandis que , mademoiselle Princesse tire de sa flûte des enchaînements de sol et de do de plus en plus harmonieux. Quant à Monsieur Moyen, il doit attendre encore un peu pour commencer vraiment le solfège , puis le piano , mais il sait déjà lire toutes les notes sur une portée et dessine inlassablement des clés de sol pour s'entraîner . Trop content qu'il est d'avoir enfin des devoirs à faire !

Point de cris, point de larmes . Ils sont volontaires pour le solfège autant que pour la pratique instrumentale. En revanche, pour ce qui est de la trève musicale, disons que pendant qu'ils soufflent ils ne peuvent pas vraiment se disputer. Pas vraiment.
Peu importe, moi qui ne sais distinguer un la d'un si , je suis fière comme un pou (mère indigne) de mes prodigieux pingouins .

Je vous laisse je file les inscrire à la star ac 12 !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Oh mon Dieu, de la clarinette et de la flûte traversière, quelle chance! Noé qui vient de découvrir Pierre et le loup va être épaté, tu peux leur demander d'apprendre ça pour demain?

Anonyme a dit…

salut Solange!
d'abord happy new year...oui je sais c'est un peu tard mais je suis toujours dans les délais et pour me faire pardonner si Albane n'oublie pas tua auras demain un petit souvenir de notre dernier we à Strasbourg...je suis sure tu en feras bon usage!!!!! Bisous à plus

so a dit…

@ marie : et voila qui est chose faite !

@vanessa : coucou et bienvenue par ici ! bonne année toi ausi . Albane m'a bien transmis. mille merci de penser aux vieilles copines .