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20 décembre 2014

Coquilles d'abondance

Nos je n'ai pas décidé de vous offrir pour Noël un florilège des plus belles sottises de mes élèves, tout le monde peut se tromper non? Et puis, personnellement, je détesterais savoir que le monde entier SAIT que parfois je dis des âneries, et lesquelles, le tout à l'insu de mon plein gré. 
Alors ne fais pas aux autres, tout ça ... Mais ce n'est pas de ces  coquilles-là que je veux parler. 
 Quand nous sommes arrivés dans le Nord, nous avons découvert avec surprise un grand nombre de traditions et de fêtes religieuses qui n'existent pas chez nous ou que nous avions oubliées. Ainsi le Tour du Saint-Cordon en septembre, Sainte-Cécile en novembre ou Saint-Nicolas le 6 décembre. 
Je pensais, à la veille des vacances de Noël , avoir fait le tour des traditions hivernales ... quelle ne fut donc pas ma surprise de trouver un jeudi  ce petit mot dans mon casier: " Madame Pingouin, demain, vendredi , vous conduirez votre
Classe de cinquième au réfectoire, afin que les élèves y reçoivent leur coquille de
Noël. Nous vous remercions pour votre
Collaboration ." 
Bon, là, je romance un peu. En vrai, on a du avoir un tableau titré " distribution des coquilles  de Noel vendredi 21 décembre, au réfectoire.   Merci aux collègues concernés de bien vouloir accompagner leurs classes aux heures indiquées. " 
Je ne savais pas ce qu'était " une coquille" , mais je connaissais le réfectoire et j'avais bien les cinquième à
l'heure dite. Je m'y suis donc rendue. 
J'ai  reçu ma première coquille
De Noel , et appris à cette occasion que, les enfants ayant été gâtés à Saint Nicolas ( on leur avait offert des chocolats),à Noël, ils recevaient la fameuse et traditionnelle coquille,  une brioche en forme de Jésus emmailloté accompagnee d'une orange ou deux.
Je n'étais plus tout à fait une enfant , mais je travaillais avec eux et la mairie du village ou se trouvait le collège  était  assez riche  pour offrir la Coquille aux enseignants . 
C'est ainsi que nous avons dégusté notre
première coquille. 
Depuis nous avons eu quelques enfants , qui sont allés à l'école, puis à la musique. 
Nous avons appris à penser à emporter "un sachet"  le dernier jour, pour ramener " la coquille"  et nous n'avons jamais manqué de brioche le premier matin des vacances. 
Une fois même elle nous a sauvés  de la mort certaine  par inanition alors que nous étions  coincés   dans les bouchons parisiens le premier soir des vacances ( depuis, nous ne partons plus Le vendredi soir ) . 
Maintenant, j'ai changé de collège, et  nous n'avons plus que deux enfants à l'école du village, et quatre à l'école de musique, nous sommes donc un peu moins gâtés, mais tout de même, il n'était pas nécessaire que je fasse un pain hier soir ! 

09 septembre 2009

Purée Béné c'est moi !

Il y a quelques temps la bonobelle qui prend soin de mes neurones m'a prêté ce petit bouquin . "Bon, qu'elle m'a dit moi ça m'a parlé bien sûr l'histoire de cette parisienne contrainte de s'exiler en province . Toi ça te dira peut-être moins , mais tente le coup, c'est bien écrit, facile et sympa à lire"
C'est clair, ce livre ne m'a pas fait mal à la tête et je me suis bien marrée - jaune parfois - en le lisant. Et purée la Béné avec ses six gosses, sa cathomob et ses principes cathos, l'espèce de Bree locale en sorte, ... comment dire ? Elle m'interpelle quelque part.
A toutes les mères - trop- parfaites je conseille ce petit bouquin .
Attention sens de l'humour et de l'autocritique requis pour appécier l'ouvrage !

16 mai 2008

Ai fini Gavalda *



La consolante d'Anna Gavalda . C'est le dernier bouquin que j'ai lu . Si, si parfois j'ai le temps de lire. Même que c'est le pingouin en chef qui m'offre des livres. Comme ça . Il rentre et " tiens j'ai acheté ça pour toi ". Des livres que souvent il ne lira pas d'ailleurs, parce qu'on n' a pas du tout les mêmes gôuts . Lui c'est un intellectuel, un vrai, il lit des vrais livres difficiles et de la science fiction que moi j'y comprends rien du tout. Mes livres à moi finissent toujours par lui tomber des mains. Trop fille comme lecture, ou trop facile ... Mais ca ne l'empêche pas de trouver des trucs qui me plaisent à cahque fois . Si c'est pas un chéri ça !

Avant je n'en parlais pas , parce que j'avais des complexes sans doute, je suis pas critique littéraire à la base , mais là tout de suite maintenant, j'ai décidé qu'à partir d'aujourd'hui, le monde avait besoin de mon auguste avis . Et aussi accessoirement qu'il faut que je me muscle un peu le cerveau si je ne veux pas me transformer à plus ou moins long terme en couche ou en casserole géante - non pitié pas en fer à repasser. Dèja que je suis un peu planche sur les bords .

J'ai donc décidé de me plier à ce fastidieux exercice de fiche de lecture par pure discipline intellectuelle, pour sauver le peu de neurones qu'il me reste . Si comme moi vous détestez qu'on parle littérature, passez votre chemin !


Donc, j'ai lu récemment La consolante. J'ai adoré. C'était pas difficile, j'adore Anna Gavlada , enfin je raffole, parce que n'est-ce pas, on n'adore ... bon je sors.

J'aime ses personnages un peu bancroches, abîmés par la vie qui cahin-caha finissent par s'en sortir et trouver un moyen de vivre heureux. J'aime parce que c'est pas facile de raconter le bonheur dans un roman , ca fait toujours un peu mièvre ou conte de fée. Or le bonheur chez Anna Gavalda, ressemble au nôtre. C'est comme un conte de fées dans la vraie vie . Ses personnages ont une deuxième chance et ils la saisissent toujours .
J'ai particulièrement aimé le personnage de Charles, le héros architecte, dépressif, amoureux transi d'une suicidée de 20 ans de plus que lui ... que du bonheur quoi ! Qui rebondit, décide de prendre sa vie en main, et s'embarque dans une aventure tout à fait loufoque qui exige de lui qu'il abandonne tout ce qui faisait sa vie d'avant justement. Pour ou grâce à ces femmes qui bien que cabossées par la vie maîtrisent l'art de fabriquer du bonheur pour les autres.
C'est un long roman, qui démarre tout doucement, au début j'ai été déçue, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, mais avec Anna Gavalda, le bonheur se mérite. La deuxième partie du roman passe trop vite et quand on a fini, on se sent orphelin .
Ai fini Gavalda .
Suis triste.
* copyright Bibi

29 mai 2007

Ah la culture !

A défaut de me cultiver tout court, je cultive mon jardin ... Ben on peut pas tout faire hein! Et la culture du persil et des roses convient bien mieux à mon état neuronnal actuel que la culture tout court.

J'ai d'ailleurs oublié le sens de ce mot si j'en crois mes récentes activités culturelles. Mes exploits ne se limitent pas au visionnage de "toute la musique qu'on aime" sur la 1ère chaîne ( J'ai entre temps ouvert mon téléjournalpréféré pour savoir quand même ce que j'ai regardé avec tant d'attention la semaine dernière) , ni au re-re etc visionnage de sur la Route de Madison ou même de Titanic que nous avons gravé parce que c'est un monument cinématographique que les enfants DOIVENT connaître un jour, et pour être sûrs de pouvoir le regarder encore et encore ! Je suis devenue accro à la série Dr House - bon c'est pas trop nul quand même hein, y a deux TT dans mon téléjournalpréféré - Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c'est l'histoire d'un mec qui est docteur et qui s'appelle House . Bon d'accord, il est super compétent, enfin c'est l'impression que ça donne à la téléspectatrice néophite, inculte en médecine et courgette que je suis . Ils traite chaque cas à la manière d'une énquête policière, ce qui fait qu'à la fin on ne sait plus très bien si on regarde Urgences ou Fbi ( prononcer fbi s'il vous plaît). Tout ceci n'est pas terrible en soi, surtout si l'on ajoute que le héros n'est même pas aussi beau que Dgeorges . Alors pourquoi n'est-il pas question de rater un épisode de cette série culte - sur la banquise- ? Mais parce que le héros qui n'est pas beau est méchant ! Un vrai méchant qui fait aux autres toutes les réflexions odieuses qu'on préfère taire et garder par devers soi dans sa Ford intérieure parce que "quand même". Au début j'osais même pas rire ... et puis finalement, c'est comme la machine à baffes de Michaux, une fois qu'on a accepté l'énormité de l'idée, on lâche les principes et on se défoule - ça me grandit pas je sais, mais de toutes façons je ferai jamais plus d'un mètre cinquante - Du coup, j'ai un grave problème : Dr House c'est demain soir , mercredi - c'est ça hein? -mais tard et je sais plus sur quelle chaîne. Et, je ne sais pas me servir du magnétoscope et encore moins du graveur de dvd. Et le pingouin en chef est reparti visiter le fief de la Fance d'en bas ... c'est la misère, il va falloir que je retrouve mon téléjournal préféré, que je le lise - Ah? Chercher un programme, c'est pas lire le téléjournal - et surtout que je potasse les notices des appareils susceptibles de m'aider à résoudre mon problème. Le piiiire c''est que je ne suis même pas sûre que nous ayons une soirée de libre avant mercredi prochain pour regarder les épisodes que j'aurai - probablement pas - réussi à enregistrer . Pff, je sens que demain , je vais cultiver mon jardin plutôt que ma culture tout court . Surtout que cette semaine je me suis déjà documentée sur Grey's Anatomy - me demandez pas de quoi ça parle, j'ai pas tout compris ;-) - et que le pingouineau en chef, au désespoir de me voir sombrer ainsi dans le néant culturel m'a offert le dernier Harry Bosch ... Si on ajoute à ça que pour m'endormir plus vite j'ai entrepris la lecture du rapport sur le rôle des parents à l'école, je m'auto accorde l'autorisation de faire une impasse .

Et demain, j'irai en toute sérénité et sans arrière pensée aucune ajouter ma contribution au développement durable en arrachant à la main les soucis qui envahissent mes plates bandes, et en exterminant - chimiquement- nul n'est parfait - les limaces et autres pucerons qui aiment autant que moi le persil et les roses .


Et je sais que j'aurai l'aide inestimable DU héros beau ET gentil Et rigolo ... de notre saga familiale !



















21 mai 2007

Ascension ... culturelle

Aucun évènement notoire ce week-end .... ou plutôt si, une série de non-événements .

Jeudi nous avons évité le crit de vélo de D* et ses désastreuses -mais drôles - conséquences sur les pingouineaux !

Samedi, nous n'avons pas pu éviter la brocante sur notre trottoir. Dans un élan de solidarité, on s'était même dit qu'on irait voir ce que les gens avaient à vendre, histoire de remplir notre grenier et nos caves de trucs inutiles et pas chers, mais le pingouineau en chef - qui avait du faire un bout de chemin à pied pour rentrer à la maison - nous en a dissuadés . A la place Les deux plus petits miniping's et moi on a fait la sieste.

Samedi soir, tandis que la moitié de la France expériementait la culture nocturne - j'entends la visite de musée bien sûr - nous avons expérimenté la non-culture télévisuelle. Soucieux de ne pas nous couper totalement du monde par des préjugés à l'emporte pièce sur la culture actuelle, nous nous contraignons régulièrement à regarder des émissions grand public aux heures de grande écoute ... Samedi, fatigués par notre intense activité du week-end, nous nous sommes afflés dans notre canapé sous l'oeil affligé de la télé , fut une de ces soirées sacrifiées à l'ouverture au monde. Il s'agissait de nous présenter une sorte de florilège musical du siècle ou des années 80 , j'ai pas trop bien compris. Après tout pourquoi pas ... j'avais une tonne de repassage en retard, ça aurait presque pu m'encourager. Seulement voilà , il se trouve que pour présenter des chansons, il n'est pas nécessaire de connaître leur titre ni même leur interpète. Non, il suffit d'oser porter une robe rouge, ni longue ni courte qui menace à tout instant de dévoiler une partie de votre anatomie réservée en principe à votre chéri ou le cas échéant votre nourisson , d'avoir la frange dans les yeux, ce qui vous fait secouer la tête un peu à la manière d'un chien fou, d'être tellement à l'aise dans cet accoutrement que vous restez perchée sur vos aiguilles d'au moins 12 centimètres, une main plaquée contre la poitrine -pour les raisons citées plus haut, et l'autre cramponnée à votre micro. Très classe ! Pour le texte, c'est pas trop difficile , il faut savoir faire des catégories : les titres les plus dancefloor, les titres les plus seventies, les plus eighties, les plus grands artistes des dix dernières années, les plus populaires, les meilleurs duos, les titres les plus summer, les plus holidays, les meilleures comédies musicales, les meilleures artistes du 20ème siècle, les meilleures reprises, le meilleur de la starac et j'en passe. On se doute bien que pour le prix et la durée, aucun morceau ne passe en entier ... Le but n'était donc pas d'écouter de la musique . Pour le bain nostalgique, on repassera également : Où sont passés Brel et Brassens ? Où est tombée la chemise ? Quid de Jeanne Chéral, Thomas Fersen et autre M ? En revanche pour la soirée "sortir en restant chez soi", c'était très réussi : à 22h30, j'avais l'impression de rentrer de carouf avec mon caddie plein ! sauf que je n'y étais pas allée et que mon repassage n'était pas fait non plus. La loose totale quoi . Enfin pas tout à fait, nous avons redécouvert àquel point il est imortant de pouvoir se prévaloir d'appartenir à une catégorie pour exister .

Nous savons donc maintenant qu'avec 5 enfants, cathomobile et médailles de baptême, nous ne pouvons pas appeler notre petit dernier Kévin ou Dylan sans devenir atypiques ... pas grave il nous reste Nicolas, c'est classique ça et ça rattrappera peut-être notre dernier faux pas ;-)


Dimanche, il fallait terminer de rattaper notre retard culturel . Par chance, la baraque à frites et la salle des fêtes ambulante n'avaient pas encore migré, et nous avons eu la chance d'assister au loto de l'ascension animé par je ne sais quel artiste local qui promettait son CD en prime à celui qui aurait le courage de chanter ses titres au micro. Les miniping's seraient bien allés jouer au loto et manger des frites ... mais comme décidément les préjugés ont la vie dure , on a préféré les garder au jardin. Ils se sont donc contentés d'une partie de foot avec leur papa - j'ai alors pu réaliser combien les grands minipings commencent à avoir non seulement, le coup de pied mais aussi le vocbulaire et le volume sonore footbalistique - tandis que miniminiping - quel fayot celui là - faisait mine de ne pas savoir marcher avec ses bottes en plastique .


Pour ma part, vers cinq heures, j'ai craqué. Il a fallu que je cire les chaussures de tout mon petit monde, que je nettoie tous ces petits museaux, que je vérifie les cartables, la propreté des coupe-vent, le repassage des bermudas, que je prépare un dîner équilibré et que tout le monde soit couché à l'heure - pour que je puisse m'affaler tranquile devant ma télé ... heureusement que c'est bientôt strac6 -J'ai quand même une bobonne académie à gagner moi, et j'ai bien peur que nos frasques du week-end ne m'aient fait perdre encore quelques points !


Sinon j'ai quand même fait quelquechose de bien ce week-end ... inutile mais beau - enfin je trouve pas mal ( heu je me vante un peu là non?). C'est la récompense pour toutes les heures passées à quatre pattes dans mes plates bandes.