22 juillet 2016

fermer boutique

Parfois, quand je vois les délais entre deux posts s'étendre de façon démesurée - trois mois sans venir par ici, oui, on peut dire que c'est démesuré - et ce alors même que je ne travaille pas et qu 'jaurais envie de venir plus souvent ... l'idée me traverse de femer boutique.
A quoi bon un blog si je n'y n'écris pas?
A quoi bon tenter de me souvenir, si je n'arrive même pas à habiter assez le présent pour le transformer en  un un gai et joli souvenir?
A quoi bon vouloir à toute force fermer le poing pour garder trace de ce temps qui me coule entre les doigts comme du sable ou de l'eau ?
Fermer boutique...
Je ne m'y résous pourtant  pas; il me semble que ce serait comme si je renonçais à l'arrivée de l'été. Je me dis toujours qu'un jour peut-être, je reviendrai à la couture, au blog, au " fait maiSOn " ... Le jour oú le désir et le goût m'en feront trouver le temps . Le jour où j'aurais trouvé comment ralentir le temps, et m'ancrer  assez dans le présent pour le savourer deux fois . Ce jour où je saurai m'autoriser à savourer deux fois le présent.
Un jour peut être.
En attendant il me semble que  l'idée même du blog, maintient en vie l'espérance que contient ce "un jour' aussi lointain soit-il. Cette idée  est le dernier rempart contre la vague de la vie qui va, et qui emporte tout sur son passage dans un présent si troubillonant qu'il m'empêche  de prendre racine , qu'il glisse sur ma plume et entre mes doigts comme du sable.
Que restera-t-il de ces derniers mois? Rien me semble-t-il si je n'écris pas. Rien  si je ne garde pas quelques images et quelques mots à mettre sur les semaines que viennent de s'écouler.
Non je ne fermerai pas boutique alors.
Ne serait-ce que parce que j'aurais voulu consigner ici un week-end à la campagne, comparer les jeudis d'avant et ceux  d'aujourd'hui,  garder une trace de ce premier printemps béarnais dont on nous avait prevenus  qu'il serait froid  et humide , me souvenir de cette nouvelle étape de notre vie de parents d'un pingouin qui quitte le nid, raconter pour en rire nos mésaventures plombieresques - encore - et notre immense joie d'avoir enfin du chauffage pour finir sereinement l'été ... Tant de choses encore dont je voudrais qu'elles n'aient pas eu lieu en vain, tant de choses dont je voudrais qu'elles laissent dans notre vie la petite trace qui donne envie d'aller vers demain.
Non' je ne fermerai pas boutique.
J'attendrai patiemment encore d'habiter assez mon présent pour avoir envie de le goûter deux fois.

6 commentaires:

Bibiche a dit…

joli post ! et puis en attendant de revenir ici je trouve qu'instagram fait bien le job aussi, on consigne et vite et c'est agréable de rester en contact en même temps !

Au petit bonheur a dit…

Oh oui ! Viens goûter une deuxième fois ton présent par ici dès que le coeur t'en dit ! Je te souhaite de bonnes vacances !

Alphonsine a dit…

Il est bien vrai que dès qu'on est à la maison on n'a plus le temps pour rien. On s'organise autrement.
Je suis vraiment ravie que tu ne fermes pas boutique, mais ce qui serait bien c'est que tu retrouves ton présent, pour notre plus grand bonheur !
Bonnes vacances en attendant !

So a dit…

@ bibiche, tu as raison, insta fait bielle job aussi, mais je trouve qu'il me rend paresseuse : c'est plus d'effort d'écrire ici, il faut relire et faire plus attention au texte. ce qui est un bon exercice ... je vais tacher de lutter contre la mort des blogs ...
@au petit bonheur : merci , les vacances sont chouettes quand on habite en vacances ;-)
@Alphonsine : Tu as raison, à la maison on s'orgnaise autrement, dans mon cas, je crois qu'on peut même dire "on se désorganise ! "

Ed a dit…

Je ne blogue plus souvent non plus. Et je ne suis même plus suivie par beaucoup de monde. Mais je persiste. Facebook et twitter ont fait du mal aux blogs. Le rythme de la vie nous a beaucoup volé de temps aussi. Mais restons ! J'aime passer ici me ressourcer à l'ambiance de ta famille et de tes récits. Merci.

Pastelle a dit…

Superbement bien dit et exprimé...