Lorsque nous sommes arrivés dans le Nord, nous avons découvert une tradition propre à Valenciennes et ses environs : le pèlerinage du Saint-Cordon.
En 1008, la peste sévissait à Valenciennes, les habitants se sont confiés à la vierge Marie. La légende dit qu'elle envoya ses anges déployer autour de la ville un cordon salutaire qui épargna les Valenciennois. Elle ordonna ensuite au moine Betholin d'organiser une procession tout autour de la ville en souvenir de ce miracle. Depuis plus de mille ans, donc, chaque deuxième dimanche de septembre, les Valenciennois se mettent en route. On commence la journée par la messe au musée, puis on marche à la suite de la Vierge en suivant le chemin tracé par le fameux Cordon. Chacun son Tour. Les enfants s'arrêtent au jardin de la Rhonelle, les jeunes suivent la Vierge un peu plus longtemps, puis vivent leur propre Tour, avec des rencontres de témoins, des temps de silence, une proposition de réconciliation, des enseignements. Et les adultes font le Grand Tour. Un des moments les plus émouvants, je trouve est celui où l'on s'arrête à la maternité .
C'est toujours le deuxième week-end de septembre, et c'est l'occasion d'un temps fort pour tout le Valenciennois : les scouts y associent leur rentrée, une veillée fête et prière est proposée aux jeunes le samedi soir, des temps d'enseignement et de rencontre sont organisés, et toute la semaine qui suit, c'est la "neuvaine".
Il nous a fallu quelques années pour nous faire à cette tradition que nous avons d'abord regardée d'un oeil amusé comme une sorte de folklore local avant de comprendre ce que ce pèlerinage avait d'important pour tous les valenciennois, qu'ils soient chrétiens ou non, puis de nous l'approprier aussi.
J'aime cette journée de septembre, coincée au milieu de la course de la rentrée où le temps s'arrête un peu. J'aime ce qu'elle signifie : plus de mille ans après, continuer à se retrouver pour dire merci et prier pour les pestes d'aujourd'hui, par conviction, par habitude, par superstition, peu importe.
J'aime aussi papoter avec ma copine (hein AnneFleur) et sourire à certaines incongruités.
Non je ne juge pas, cette dame a forcé notre admiration.
Elle a marché tout le long sans se déchausser.

4 commentaires:
J'avoue que je connais mais nous ne l avons jamais fait...
Il n'est jamais trop tard !
Ah des caravelles...c'est génial ces moments de partage , de priéres
Françoise
Rendez vous de la rentrée avec Notre Dame. Rencontres, confidences, partage...
Sourire et même carrément rire avec toi ! Bisous
@marie Anne : non il n'est jamais trop tard .. et avec des amis, c'est sympa ... en plus, un petit tour ne fait pas peur aux grands pèlerins que vous êtes ;-)
@ : Les Cara ! la vraie famille de notre princesse.
@Anne fleur : C'etait bien hein !
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