04 juillet 2013

Pingouinelle détective et le mystère presque résolu de la chaussette orpheline*


Comme toute une chacune - quoique, par égard pour mon Papa, et le masculin l'emportant , même s'il est singulier,  je devrais dire comme tout un chacun - exerçant la difficile et ingrate tâche de chef d'entreprise domestique à ses heures perdues, je suis confrontée à un profond mystère : la chaussette orpheline.
Mystère universel semble-t-il.
Tout le Monde a des problèmes de chaussette orpheline. Que la famille comporte 2 ou 18 pieds, c'est pareil, vient toujours un jour où on abandonne la lutte et où on finit par se débarasser de ces satanées chaussettes qui ne vont plus que par une.
Et c'est alors bien sûr que ressurgit la comparse rebelle  qui s'était tranquillement cachée sous un matelas / Au fond d'un sac, derrière un radiateur en attendant son heure. Je soupçonne même certaines de se déguiser pour aller voir du pays. j'en ai vu des rouges se faire passer pour roses, des noires devenues violettes, ou grises, des blanches, virées au noir ...
Je veux bien croire que passer sa vie en compagnie si odorante que celle de la chaussette droite peut sembler peu engageant, mais sachez, chères chaussettes, que le mariage est indissoluble !
Non mais.

J'ai tout essayé: la morale, les admonestations, les menaces " tu vas finir à la poubelle, comme une chaussette trouée", la douceur, la flatterie la plus basse, le démontage du tambour de lave-linge, le vidage du filtre ... En vain. Rien n'y fait. D'une semaine à l'autre, nous fabriquions une doyzaine de chaussettes orphelines.

Jusqu'au jour où ...
J'ai rencontré ça :

Mais kesako ??
La Pinçacho7
Le concept m'avait été présenté par une amie à la tête d'une entreprise familiale de Quatre Petits. Vu par elle, ce tuc révolutionnaire allait changer ma vie chaussettière !
Je tenais LA solution .  Et allais pouvoir me reposer de 17 ans de traque à la chaussettecélibataire.
Sans plus tarder, jai googlisé " pinçacho7" .
Et le surlendemain : ma factrice préférée est venue me sauver!


Après bientôt cinq mois d'utilisation, voici ce que je peux en dire " convertissez vous mes soeurs** à la pince à chaussette ! "
Bon, bon, je dois bien avouer que si le mystère est résolu, le problème persiste. Il se situe désormais AVANT l'étape lavage.
J'explique.
le concept de la pince à chaussettes, chez moi c'est " tu mets au sale avec la pince ou je lave pas". Cela me permet de ne plus avoir à  fouiller les paniers odorants à la recherche de la chaussette perdue  - qui sera reperdue à la sortie de toutes façons. Là, si tout se passe conformément au protocole de la chaussette, je lave avec la pince et j'étends avec la pince. Ensuite je dépince, je plie et basta chacun ses chaussettes dans son panier. Chacun ses pinces à côté du linge sale ...
On est bien d'accord, c'est le protocole.
En vrai, j'ai toujours une montagne de chaussettes célibataires ( ou pas) non pincées. La différence c'est qu'elle a migré de la lingerie à la salle de bains. Autre conséquence, j'ai aussi augmenté le taux de réclamations d'achat de chaussettes. Mais là je tiens bon, j'avais pris soin avant le protocole de m'assurer que chacun des membres de la famille était suffisamment équipé pour tenir un camp 10 jours en cas de flemme maternelle panne de lave-linge. Au bout d'un certain temps donc, faute de chaussettes et dans l'urgence  ( oui le 2 juillet, j'écris "faute de chaussettes" et "dans l'urgence" dnas la même phrase, et ce n'est pas un Oxymore ) les pingouins s'attellent au triage, pinçage et lavage des chaussettes célibataires.
L'expérience m'a donc confirmé que la chaussette ne devient pas célibataire au lave-linge. Le problème  survient  plus tôt,  sur le trajet du pied au bac à linge sale - empiriquement, j'avais bien remarqué que la chaussette parentale était moins fugueuse que sa consoeur la chaussette enfantine. Pour résoudre le problème,donc je m'en suis débarassée. (pas glorieux)
Mystère résolu donc,et problème pas vraiment réglé.
 (je ne touche plus les chaussettes sales et je ne ramasse plus de chaussettes uniques... )

Allez, toutes à vos pinces à chaussettes. Vous me direz quoi.

* Très largement plagié chez elle
** de une j'ai pas de frère, c'est la vérité, et de deux à part mon papa, vous connaissez beaucoup d'hommes que le cas de la chaussettecélibataire tracasse au point de mener enquête?

3 commentaires:

Alphonsine a dit…

Et tu as investi dans combien de pinces par personne ?
Les miens râlent au sujet des chaussettes, Albert a oublié les siennes en Belgique, et non, je ne lui paierai pas un bille d'avion pour les rechercher.
Anatole râle parce qu'Albert lui prend les siennes, aux dires d'Ambroise, Augustin se sert chez lui, bref, il va falloir que je résolve ce problème épique avant la semaine prochaine, date de départ au camp. Et au retour, je trierai le linge, découvrirai les orphelines des autres familles, tenterai de trouver les adresses, et ferai mon paquet pour consoler la mère de famille éplorée devant son tas de chaussettes pour unijambistes.
Bon, il va falloir que je mette ça sur ma liste !

Marraine Hélène a dit…

Sur de bons conseils, j'ai investi également il y a une bonne année dans des pinces à CHO7. Le bonheur !!!.... sauf qu'il en faut pas mal... le 2è lot étant (déjà!) sale alors que le 1er n'est pas encore sec.... (chez nous, il y a des jours avec lessiveS et des jours sans) ou alors pour ne pas entendre " bon, ben, je mets au sale comme ça (NDLR: sans pince) parce que y'en n'a plus dans la boîte!" et laisser ainsi les chéris penser qu'on peut s'en passer... Ah, non ! On n'arrête pas le progrès !!

Unknown a dit…

J'adore tes billets et tes sujets ma Solange ! Bonnes vacances. A bientôt.
Gros bisous