J'avoue, j'ai beaucoup profité, abusé, de ce que donner le sein me laissait au moins une main libre, pour ne surtout pas perdre une minute, et continuer tout en allaitant de répondre au téléphone, faire manger les plus grands, préparer notre dîner,manger, regarder la télé, aller chercher un truc ici, en ranger un autre là ... m'étonnant ensuite de ce que mes bébés fussent de la catégorie des carcheurs et que mon cou fragile me jouât des tours.
La vraie bonne mère qui sommeille , profondément, en moi - ou une soudaine, flemme, sagesse - m'a fait entrevoir à la naissance de Mini, tous les bienfaits que je pourrais tirer de tétées plus tranquilles, en tête à tête avec ma petite plume. Ainsi, je décidai que les dix-huit repas quotidiens seraient pris assis dans le canapé, lui tout contre moi et moi juste avec lui.
Autant le dire tout de suite, ça m'a valu quelques heures de glande que je ne regrette pas aujourd'hui, sauf si on considère que la mesure était censée aider le mini à bien manger et donc à bien grandir. Mouarffff !!!
Mais je m'égare .
La vérité c'est que j'ai repensé à cette mesure tout à l'heure en entendant depuis la cave où j'étais descendue chercher un énième truc , à moins que ce ne fût un bazar, mon troupeau de pingouin glousser. Je les ai retrouvés hilares, les uns debout sur le banc armés de petites cuillères, les autres sous le banc en embuscade.
Ils avaient commencé une bataille rangée de boulettes de brioche, à moins que ce ne fût de pâtes.
Ce n'est pas tant le fait de les voir jouer comme ça avec la nourriture qui m'a énervée, que celui de ne pas pouvoir détourner d'eux mon attention cinq minutes sans qu'ils ne mettent la cuisine à sac. Parfois je vous jure, ils me fatiguent.
Peut-être me suis-je dis, que quand ma tribu est à table, je devrais proscrire tout autre activité parasite et, assise sur ma chaise, me consacrer entièrement à eux , écoutant d'une oreille attentive le récit de leur journée, répartissant la parole, veillant à ce que chacun ait sa place, aidant avec patience les plus petits à manger proprement, encourageant à ne pas mettre les mains dans l'assiette, ni les coudes sur la table ... Peut-être qu'ainsi nous n'aurions plus la désagréable impression de partager nos repas avec une curieuse espèce de chimpanzés , proche parente du vers coupé de basse cour. Celui la même que picorent les poules en piaillant ...
Peut-être .
Ou peut-être pas.
5 commentaires:
moi je dis 'peut-être pas" !!
Ah ? et tu connais l'expression "manger comme un pingouin "? s'emploie fréquemment a table dans certaines familles de notre connaissance " ne mange pas comme un pingouin !"
Moi qui ai glorieusement allaité pdt 3 jours 1/2 pour la totalité de mes 4 cocos, j'arrive (bientôt) au même résultat que toi...(bientôt.. car je n'ai pas encore eu la bataille de boulettes de brioche...) alors crane pas !!
Nous avons une autre version de 'ne mange pas comme ...'.....
mieux vaut des pennes que du riz ...à ramasser sous la table !...foi de grand-maman qui n'est pas près de mettre un tapis dans la salle à manger !
les pingouins ont l'air d'avoir beaucoup de plaisir. Ce qui n'est pas mal de voir après une journée sombre et pessimiste sur les bourses...
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